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ACCIDENTS

hypnotiques; et en effet, cette dose, fortement exagérée, de cinq grammes, qui est même une dose toxique, véritablement capable d'amener des accidents, représente à peine, pour un adulte du poids moyen de 65 kilos, 8 centigrammes par kilo : vous avez vu que chez les animaux on pouvait couramment introduire des doses de 15 à 30 et jusqu'à 50 centigrammes par kilo sans déterminer d'accidents graves. •

C'est chez les aliénés que les acccidents déterminés par le sulfonal ont put être étudiés, parce que c'est surtout chez ces malades que l'on a employé le sulfonal au début de ses applications comme médicament hypnotique et calmant, mais c'est également dans ces cas qu'il était nécessaire de l'employer à des doses élevées, considérables relativement à celles qui sont nécessaires pour déterminer l'effet hypnotique; et c'est avec ces doses de 3, 4, et 5 grammes, qu'on a vu se développer les phénomènes que j'indiquais tout à l'heure.

Chez ces sujets, on a pu constater, au cours d'accidents plus ou moins graves, l'intégrité des sensibilités tactile et douloureuse, ainsi que des réflexes. Les malades étaient en proie à une sensation, parfois extrêmement pénible, de froid intense et à 9es frissons. La parésie musculaire était toujours plus ou moins accentuée. Un état débriété accompagné de vertiges avec perte d'équilibre, de la stupeur, des bourdonnements d'oreille avec tendance à la syncope, complétaient l'ensemble des manifestations provoquées par ces doses exagérées de sulfonal. Plus fréquemment, les accidents se bornaient à un état de faiblesse paralytique avec ataxie, plus particulièrement marquée aux extrémités, se prolongeant quelquefois durant plusieurs jours et même plusieurs semaines, et accompagnée de diminution, ou même de suppression complète, du réflexe pupillaire.

Vous avez pu voir que chez les animaux ce sont les phénomènes d'excitation, les tremblements, l'hypéresthésie cutanée qui dominent; chez l'homme, ce sont surtout des manifestations cérébrales, manifestations telles qu'on a pu en déduire que le sulfonal exerçait son action, d'une façon élective, sur la substance grise corticale, en raison des troubles moteurs qu'on a pu observer; mais, en même temps, l'observation a montré que ces accidents chez l'homme étaient, dans une très étroite mesure, comparables à cette affection qu'on a qualifiée de l'appellation de titubation cérébelleuse; ce qui rend très probable l'intervention d'une action élective du sulfonal sur le cervelet.

ACTION SUR LE CŒUR ET LA CIRCULATION "vn snr le cœnr et la circulation. — On a dit, surtout au le l'emploi du sulfoaal, à cette période où les médicaments as sont si parfaits que rien ne leur résiste et qu'ils ne présene des avantages sans aucun inconvénient, on a dit que son sur le cœur et sur la circulation était absolument nulle et a n'observait aucune perturbation de rythme, de fréquence lergie, que la pression artérielle n'éprouvait aucun change- D'esl là une assertion sur laquelle il a bientôt fallu reve-

comme toujours, après cette période d'engoûment, de per-

par laquelle passent tous les médicaments nouveaux, s'est e la période de retour en arrière, de repentir, qui a permis itrer que ce médicament, comme tous les autres, avait ses [es et ses inconvénients; et que ce que l'on avait dit relait à son action sur le cœur et la circulation était vraiment âgé ré.

st vrai qu'il faille faire intervenir, dans les accidents qui peu-

montrer, une question de dose et surtout de susceptibilité jelle, il n'en est pas moins exact qu'une observation attentive

que, chez l'bomme, l'administration du sulfonal, même à édicamenteuse, détermine, pour les faibles doses, une augion de la pression sanguine, augmentation qui peut être interpar suite d'une excitation des centres vaso-moteurs et de ession des pneumogastriques; tandis que les bautes doses nt cette pression par suite de l'action dépressive, de la parésie

exercent sur le myocarde et sur l'appareil ganglionnaire rdiaque. Les pulsations se trouvent alors accélérées, en partie e de l'excitation des accélérateurs, mais surtout en raison de ;ie des pneumogastriques.

e sang, l'action exercée par le sulfonal consiste en cette sorte tion des hématies dont j'ai déjà parlé; le sang veineux est t, rappelant ce que l'on remarque dans l'intoxication oxycarphénomène qu'on observe très bien chez les animaux intoxî- 'ec le sulfonal. Il en résulte que cette substance, lorsqu'elle oduite dans l'organisme à dose sufiîsante pour déterminer ces lènes, apporte une entrave aux échanges et à l'exhalation

pulmonaire : nous allons voir, en effet, dans ce que je vais er tout à Theure relativement à l'intoxication chronique par )nal, cette entrave se manifester par des phénomènes très

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