S ALCALOÏDES DE HESSE
loïdes que je vous ai énum^rés. Ces eaux mères snnt épuisées ptr l'éther; les alcaloïdes contenus dans cette solution se divisent en deux catégories : les uns sont aolubles, les autres insolubles dans nn excès d'alcali.
. Alcaloïdes soldbles daks uh excès d'alcau. — La solution rée est agitée avec de l'acide acétique qui lui enlève tous les alcaes qu'elle peut contenir, on chautTe doucement cette solution e pour en chasser la petite quantité d'éther qu'elle retient en jlution, puis on la verse lentement dans une solution alcaline itenue en excès et agitée continuellement pour que la résine qui épare ne puisse pas s'agglomérer. Si l'opération a été faite avec , la mêconidine et d'autres bases que nous allons déterminer à l'heure restent en dissolution. On laisse déposer pendant vingtre heures; puis, la liqueur séparée du précipité est sursaturée l'acide cblorhydrique et immédiatement additionnée d'ammoue qui précipite la mêconidine. On agite ensuite la solution alcasans la filtrer, avec du chloroforme qu'on traite, comme précément, par de l'acide acétique ; le chloroforme resté en dissolution ■ la liqueur acétique est chassé par évaporatioa, puis la solution exactement neutralisée par l'ammoniaque; il se forme on précide couleur rougeâtre et d'aspect résineux, devenant ensuite allin, et qui renferme la lanthopine. On laisse reposer durant t-quatre heures, puis, après avoir filtré la liqueur, on la verse . une petite quantité de solution de potasse, et l'on agite ensuite de l'étber afin d'enlever un peu de codéine qui la rendait l)le.
tns ces conditions, la mêconidine, ta laudanine et deux isomères e dernier alcaloïde, la codamine et la laudamdine, restent en soludans la liqueur potassique. En saturant cette solution potassique du chlorhydrate d'ammoniaque, l'épuisement subséquent à l'aide Jther lui enlèvera ces alcaloïdes. Par évaporation lente de la soluéthéréc, la laudanine cristallise d'abord, et les autres alcaloïdes Dnncnt qu'un résidu amorphe après évaporation complète. Pour lir leur séparation à l'état cristallin, il ne faut pas pousser l'évalion jusqu'à siccité; on décante les eaux mères après cristallisa' de la laudanine, et on les traite par une solution aqueuse de bonate de soude; l'éther décanté et soumis de nouveau à l'ivation fournit bientôt des cristaux de codamine. On sépare encore
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une fois les eaux mères éthérées, on les agite avec de Tacide acétique étendu, puis on ajoute du chlorure de sodium; il se dépose alors du chlorhydrate de méconidine^ et la laudanidine reste en disso-^ IntioD. On purifie la méconidine en répétant plusieurs fois cette opération, en dissolvant son chlorhydrate dans un peu d'eau, épuisant par Téther la solution aqueuse préalablement additionnée de bicarbonate de soude; finalement, l'évaporation de la solution éthérée abandonne la laudanidine.
B. Alcaloïdes insolubles dans un excès d'alcali. — Ce précipité est, en grande partie, formé de thébaïne, de papavérine, de narcotine et d'alcaloïdes nouveaux. Pour efTectuer leur séparation, on dissout le précipité dans de Tacide acétique, on ajoute de Talcool et on neutralise exactement la liqueur par un alcali; la papavérine et la narcotine se déposent à l'état cristallin. Dans la solution acétique neutre, on sépare la thébaïne, à l'état de tartrate acide, par addition d'un excès d'acide tartrique pulvérisé» Les eaux mères additionnées d acide chlorhydrique concentré laissent déposer du chlorhydrate de mjptopine peu soluble.
D'après leurs colorations en présence de l'acide sulfurique concentré et à chaud, Hesse a réparti les alcaloïdes de l'opium en quatre groupes.
colorations avec S0*H*
I. Groupe de la morphine, morphine, codéine, pseudomorphine; coloration vert foncé sale.