‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 302 sur 486 · STRUCTURE DE LA PAPAVÉRINE · texte numérisé non relu

STRUCTURE DE LA PAPAVÉRINE

composés dont il me restera, tout à Theure, à vous dire quelques mots. Celte formule que je propose ici peut être simplifiée dans son écriture et rapprochée de celle de la furazine; elle devient alors :

C«H'(OH)'

HSG«

^ " XOCH»

Az.C»H^

Morphine.

Az.C'H^

Codéine.

La codéine, que les recherches de Grimaux ont montré n'être que Féther méthylique de la morphine, possède une formule de constitution se rapprochant très étroitement de celle de la morphine. Quant à la thébaïne, Freund la considère comme un dérivé tri-substitué du phénanthrène et contenant deux fois le groupement méthoxyle, ce qui me paraît, en effet, en rapport avec ses propriétés nettement plus convulsivantes que celles des alcaloïdes précédents.

Nous avons vu que la papavérine, le chef de file des alcaloïdes à noyau isoquinoléique, fournissait, sous Tinfluence des réactions oxydantes, réductrices ou hydratantes, des produits de décomposition différents de ceux donnés par la morphine : acide vératrique et dimé- Ihylisoquinoléine avec la potasse fondante ; formation de papavéroline et enlèvement de quatre molécules méthyliques avec Tacide iodhydrique; formation successive d'acide papavéraldique, acide papavérique, acide pyridinolricarbonique, enfin acide metahémipinique ou diméthylprotocatéchique, par oxydation.

D après l'ensemble de ces dédoublements et de ces dérivés, Goldschmidt fait de la papavérine une létramélhoxyl'benzyl'isoquinoléine. qu'il représente par le schéma suivant :

CH'O — G

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