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SOLUBILITÉ DES DÉRIVÉS DE LA. UORPHINE

L'éthyl morphine, c'est-â-dïre ce produit qui est analogue à la déine, et qui ea diffère seulement parce qn'il résulte de la substition du radical éthyl au radical mélhyl dans la morphine, ne se isout que dans la proportion de 1 pour 286. Enfin, la morphine en nature et l'héroïne, c'est-à-dire la diacélyl- Qrphine, sont à peu près complètement insolubles dans l'eau. Vous aurez, par ce tableau, l'indication de la mesure dans laquelle vous sera possible de préparer une dissolution aqueuse des diiïéntes substances médicamenteuses dont nous venons de parler. Cela us évitera de revenir sur les propriétés physico-chimiques de ces bstances lorsque nous nous occuperons de leurs propriétés physio- >iques.

Solabilité dans l'eau.

Phosphate de codéine 1 p. 4

Dionine ( p, 7

Chlorhydrate de codéine 1 p. 20

Chlorhydrate de morphine < p. 2(1

Codéine (methylmorphiDe) J p. TS

Péronine 1 p. 133

ËthyliDorphine (codétbyline dcGrimaux) I p. 2SS

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XXIir LEÇON

POSOLOGIE DES ALCALOÏDES DE L'OPIUM. — MORPHINE. APOMORPH I NE. — CODÉINE. — N ARGOT IN E. STYPTICINE. - NARCÉINE. ANTISPASMINE. — PAPAVÉRINE. - CHÉ- LIDONINE. — DÉRIVÉS ARTIFICIELS DE LA MORPHINE. DIONINE. PÉRONINE. HÉROÏNE.

Le rôle considérable que jouent en thérapeutique les alcaloïdes de l'opium justifiera, bien certainement, les détails dans lesquels je vais entrer aujourd'hui, relativement à leur utilisation. Aussi bien est-ce là d'ailleurs une partie absolument pratique de l'enseignement qui m'incombe, et je croîs devoir vous donner, d'une façon assez détaillée, la posologie de ces différents alcaloïdes, parce que, d'une part elle est, en général, assez mal représentée dans les différents formulaires, et que d'autre part, en ces dernières années, l'introduction dans la thérapeutique des médicaments que nous avons appris à connaître dans notre dernière réunion sous les noms de diopine, de péronine et d'héroïne, a donné lieu à une sorte de formulaire particulier de ces substances et qu'il est assez difficile de trouver actuellement les sources auxquelles se reporter pour formuler dans ces différentes conditions.

Morphine. — Nous allons donc suivre l'ordre le plus naturel en commençant par la posologie de la morphine, c'est-à-dire du plus important des alcaloïdes de l'opium. Tout d'abord, en vous parlant des sels de morphine, je vous ai déjà indiqué que le plus employé était le chlorhydrate, en raison de sa facile solubilité et de la stabilité relative de sa molécule, c'est-à-dire de son assez difficile décomposition. A côté de ce sel, il conviendrait peut-être de ranger le bromhydrate, auquel certains thérapeutes attribuent des qualités que ne posséderait pas le chlorhydrate, entre autres celle de ne provoquer

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