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ACTION DE L'OPIUM ENTIER

parler, mais aussi entre les divers alcaloïdes : ce fait résultera d'ailleurs bien plus nettement encore de l'étude que nous ferons plus tard de ces différents alcaloïdes. Je ne veux, pour aujourd'hui, que vous signaler cette différence et faire ressortir ce fait qu'avec l'opium, plus encore qu'avec d'autres médicaments, l'action thérapeutique de la le en nature est essentieliemenl différente de celle des alcas.

ictioQ de l'opium entier est la résultante de toutes les actions yi'diques et manifeste une action plutôt atténuée de la morphine, léjà appelé votre attention sur ce fait que l'extrait thébaïque itpas seulement deux fois plus riche en morphine que l'opium; t tenir compte, en outre, de la différence dans la proportion des !S alcaloïdes, ainsi que de l'absence de certains principes, en rence inertes. On peut mettre franchement en évidence cette n différente entre l'opium et le principal de ses alcaloïdes, la )hine, en étudiant par exemple l'inHuence de chacun d'eux sur ippareils digestif et sudoripare; tes détails dans lesquels nous is entrer au sujet de leurs actions physiologiques, vous convaiot de ce fait. Il y a longtemps que la clinique a démontré que iréparations médicamenteuses à base d'opium brut ou d'extrait lïque étaient beaucoup moins nauséeuses que la morphine, plus ices, par suite, que cet alcaloïde, dans les cas de dyspepsie intesli- , de diarrhée; elles provoquent mieux et plus facilement la diaèse, elles déterminent une stimulation cardiaco-vasculaire, Iherénétique et intellectuelle plus marquée. Par contre, la morphine in meilleur hypnagogue, et, surtout, un analgésique plus effi-

est bien difficile, pour ne pas dire impossible, de donner actuel- ^nt une interprétation physiologique suffisante de ces divei^nces. ude, au point de vue de son action physiologique, de l'opium er présente, comme nous allons bientôt le voir, des difficultés .que insurmontables; et, d'autre part, l'étude des alcaloïdes de ium est bien loin de nous permettre d'avoir, en dehors de la mo^ le, des opinions suflisamment précises sur le point de savoir iment ces composés impressionnent l' organisme humain : c'est a le si l'on possède pour quelque-uns des données encore ince^ es; et vous allez voir, par ce que l'expérience nous a appris relsment à la morphine, avec quelle prudence il faut accepter les

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