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ACTION DE L'OPIUM SUR LE SYSTÈME MUSCULAIRE

les neurones psychiques, par suite d'un état moins parfait de la conli^ïté de leurs prolongements protoplasmatiques et cylindraxUes.

De plus, on peut très bien observer une atténuation de la douleur, sous l'influence de Topium, sans qu'on arrive pour cela jusqu'à l'action hypnotique, tandis que pour beaucoup d'observateurs cette action analgésiante de Topium était, en «quelque sorte, une conséquence de son action narcotique : or il n'est pas nécessaire du tout que l'opium manifeste son action hypnotique pour qu'on observe en même temps une action analgésiante. D'autre part, la persistance des réflexes pendant l'hypnose, même très accentuée, sous l'influence de l'opium, rend peu probable que l'action puisse s'exercer dans ce cas par les extrémités terminales nerveuses périphériques.

Système musculaire. — L'action de l'opium sur les muscles lisses et striés se traduit, au début, par un orgasme musculaire plus ou moins intense, mais ne laisse jamais de se manifester lorsque l'opium est administré à des doses sufOsamment faibles : c'est un véritable excito-moteur , lorsqu'il est employé à dose modérée. Il détermine alors cette sensation à'alacrité musculaire que Fonssagrives, qui a imaginé cette expression, regardait avec raison comme l'une des caractéristiques des impressions sensuelles causées par ce médicament, et que recherchent précisément les morphinomanes et les consommateurs d'opium. Au contraire, sous l'influence de doses toxiques, on voit se produire très rapidement l'abolition des propriétés de la moelle en tant que foyer d'innervation motrice; et ces manifestations se traduisent par une impotence fonctionnelle plus ou moins considérable, en même temps que par l'augmentation de l'acide carbonique dans le sang; et, en définitive, par des phénomènes d'asphyxie qui sont, comme nous le verrons, ceux qui terminent la scène, lorsque l'opium est administré en quantité suffisante pour déterminer la mort.

Cette action sur les muscles, soit lisses, soit striés, est assez importante à considérer dans certaines circonstances; vous savez qu'on a proposé l'opium comme un médicament anti-abortif, en se fondant précisément sur l'action qu'il exercerait dans ce cas sur les muscles lisses. Je ne crois pas que ce soit là la véritable interprétation, car les muscles lisses sont certainement beaucoup moins influencés que les muscles striés, et cela me semble explicable par ce fait qu'ils ne sont influencés par l'opium que secondairement, c'est-à-dire par

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