‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 51 sur 486 · QUALITÉS HYPNOTIQUES · texte numérisé non relu

QUALITÉS HYPNOTIQUES

d'amyle ainsi obtenu. M. Berthelot l'a préparé en faisant tomber goutte à goutte de l'amylène dans de l'acide sulfurique étendu de la moitié de son volume d'eau et contenu dans un vase à parois minces plongé dans un mélange réfrigérant : on étend d'eau k plus rapideossible, en évitant l'échaufieraent, on sépare le produit huileux blé à la surface du liquide, on sature l'acide, on distille, on rate l'alcool tertiaire à l'aide du carbonate de potasse fondu et stille. On peut l'obtenir encore eo faisant réagir lezinc-méthyle hlorure de propionyle. Enfin, le bromure d'amyle, obtenu à le l'alcool amylique de fermentation, chautTé à la tempéra- I 230-240* se transforme en bromure d'amyle tertiaire que ut traiter par l'acétate d'argent pour saponifier ensuite, par ili, l'acétate d'amyle résultant de cette réaction, une substance qui, comme vous le voyez, se présente sous d'un liquide très mobile, absolument incolore, d'une odeur ique spéciale rappelant à la fois Celle de l'acide acétique et ; l'éther, possédant une saveur fraîche et piquante, rappelant ne certaine mesure celle de la menthe. Il est relativement uble dans l'eau : il faut 8 parties d'eau pour en dissoudre rtie, et encore cette solution se fait-elle avec une certaine té; il est, au contraire, très soluble dans l'alcool et l'éther. site est 0,83. Il se solidifie à — 12°; et bout à 102" 3. oint de vue de ses qualités comme substance hypnotique, on envisager comme intermédiaire entre le chloral et la paraldé- 'Jous avons vu que si l'on voulait établir une sorte de classifides hypnotiques, il faudrait envisager la paraldéhyde comme bstance intermédiaire entre le chloral et l'opium; eh bien, le d'amylène ferait un échelon intermédiaire encore entre le et la paraldéhyde; de sorte qu'on aurait en déQnitive cette e substances médicamenteuses : chloral, hydrate d'amylène, :hyde, et opium.

que l'hydrate d'amylène est employé à doses thérapeutiques — Ions définir ces doses tout à l'heure, — il se montre comme jslance à peu près inactive sur les centres cardiaques et respii. De même que nous l'observerons pour l'alcool, l'hydrate ïne paralyse successivement toutes les portions du système X central, après avoir préalablement excité quelques-unes de ions : si l'on veut, par exemple, suivre l'ordre d'après lequel les

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différentes régions, tant du système nerveux que des grands appareils sous sa dépendance sont envahis par l'action successive de Thydrate damylène, c'est tout d'abord le cerveau qui éprouve le premier l'influence de cette substance médicamenteuse; ensuite la moelle; pois le bulbe, les nerfs et les muscles.

Les résultats qu'on obtient par l'expérimentation sur les animaux sont assez différents suivant le genre des animaux auquel on s adresse. Chez les herbivores, par exemple, on obtient toujours un sommeil tranquille, durable, non suivi de phénomènes fâcheux, avec l'emploi de doses même relativement élevées d'hydrate d'amylène. Si i on observe sur le chien et le chat, on voit qu'une période d'excitation initiale assez intense se produit chez ces animaux et, quelquefois même, sous l'influence de doses qui n'ont rien en apparence dexagéré, on assiste à des phénomènes graves d'intoxication. Les doses qui peuvent donner naissance à ces phénomènes sont de

1 gramme par kilo pour le chat, de 1 gramme 50 pour le lapin, de

2 grammes pour le chien.

Les résultats qu'on obtient au moyen de l'expérimentation physiologique sont très remarquables en ce qui concerne l'action exercée par Thydrate d'amylène sur la température : chez les petits animaux à sang chaud, chez le cobaye et le lapin, par exemple, on observe très facilement un abaissement de température de 4 à S degrés, succédant à l'administration de doses non toxiques : j'insiste sur cette particularité de l'hydrate d'amylène. Si l'on administre cette substance à dose relativement forte, dépassant celle nécessaire pour amener le sommeil, on peut voir un abaissement de température de 10 à 12 degrés ; et alors la mort de l'animal est consécutive à cet abaisseseraent extrême de la température : il suffit pour l'éviter, pour faire supporter aux animaux ces doses en apparence toxiques, de les réchauffer artificiellement. Chez le chien, l'abaissement de température atteint de 5 à 6 degrés, pour l'administration de doses simplement hypnotiques. Mais un fait extrêmement intéressant, c'est celui qui résulte de l'abaissement considérable de température qu'on peut observer lorsqu'on associe l'hydrate d'amylène à certaines substances convulsivantes, notamment à la santonine : l'action antithemiique est alors portée à son maximum ; j'y reviendrai tout à l'heure, lorsque Je signalerai l'action de l'hydrate d'amylène sur l'excitabilité réfletce.

Sous l'influence de l'injection d'une dose simplement hypnotique

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