ALBUMINOÏDES TOXIQUES
tant que ces albumÏDoldes peuvent jouer, ne serait-ce ant l'absorption de principes qui ne pourraient, sans ition, réussir à pénétrer dans l'économie. . Iquea années, en étudiant tes matières albuminoïdes des i vénéneux, notamment de la fausse-oronge, j'ai été erver ce fait, qu'il était possible d'isoler du suc obtenu par tssion de celte plante une matière albuminoïde extrëmei, voisine de ces toxines que l'on connaît actuellement,
exister dans certains bouillons de culture de bactéries et je pus observer expérimentalement l'action de cette i animaux. Le suc obtenu par expression de la fausseortel chei le cobaye à la dose minime de 3 à 8 centimètres ie d'injection intra-péritonéale. Une dose de i cent, cube ipable de déterminer des accidents plus ou moins graves, lortels. Les accidents que l'injection de suc détermine dents mixtes, si l'on peut ainsi dire, car ils relèvent à la JD de ces matières albuminoïdes, et, pour une très lai^e dérante très certainement, de l'action de la muscarine, ji existe dans la fausse-oronge.
i, par un artifice de préparation, on sépare les matières s du suc du champignon, et que l'on cherche quelle est u suc ainsi dépouillé de ses matières albumiDoïdes, on lie est beaucoup moindre que primitivement. La contre- :périence est facile à réaliser et je l'ai efTectuée de la ite : en injectant à un animal, d'une part, la matière
préalablement séparée puis redissoute dans un sérum t, d'autre part, en injectant le suc privé de sa matière . On peut vérifier alors qu'une quantité de matière albu-
esl incapable, à elle seule, de déterminer la mort de id mortelle une quantité de sac privé de matière albumiment incapable, à elle seule, de déterminer la mort de expérience. Si l'on injecte les deux substances réunies, i très rapidement la mort du cobaye.
ic en droit de dire que, dans ces circonstances, la matière
a aidé, dans une notable mesure, l'action toxique de la i mis l'organisme de l'animal en état de subir plus effîction d'une dose de muscarine incapable, & elle seule, de a mort. De plus, l'étude des phénomènes déterminés par
MÉTAMORPHOSES DES ÂLBUMIXOÏDES 19
cette matière albuminoïde lorsqu'on Tiotroduit isolément par voie d'injection dans réconoroie, montre qu'elle entraîne une effiraction de la moqueuse intestinale, ce qui permet une absorption beaucoup plus active et rapide des principes toxiques renfermés dans le tube digestif : c est ainsi, bien certainement, qu'un grand nombre de substances qui traversent l'économie sans déterminer d'accidents, lorsque la muqueuse gastro-intestinale est intacte, peuvent, au contraire, produire des accidents plus ou moins graves lorsque cette muqueuse a subi une effraction, la pénétration de cette substance dans la circulation pouvant ainsi se faire.
Pour vous rappeler certains phénomènes que vous connaissez tous, le curare est susceptible d'être introduit à dose assez considérable dans le tube gastro-intestinal d'un animal sans déterminer d'accidents, à la condition absolue que la muqueuse soit parfaitement normale et saine; mais si, pour une raison quelconque, son intégrité vient à être altérée, l'absorption par la voie sanguine se fait, et on voit se développer tous les accidents caractéristiques du curare.
Eh bien. Messieurs, ce n'est pas seulement à propos du suc de la fausse-oronge que ces faits se vérifient, j'ai pu les constater au laboratoire, à plusieurs reprises, avec les matières albuminoïdes destinées à l'alimentation : j'ai pu voir que, dans certaines circonstances encore mal déterminées, des conserves de viande ne présentant absolument aucune trace de putréfaction, en apparence en très bon état, mais ayant subi, sous l'influence du temps et de pratiques que je m'efforce de déterminer dans ce moment, des modifications encore incertaines quant à leur effet, sont arrivées à renfermer des produits de transformation de ces albuminoïdes alimentaires, produits de transformation qui se montrent toxiques. En réalité, cela n'a rien d'extraordinaire ; il y a longtemps que les recherches de Schûtzenberger ont montré que les matières albuminoïdes, en s'hydratant, étaient susceptibles de donner lieu à un certain nombre de produits de transformation, parmi lesquels se trouvaient des substances très énergiquement toxiques pour l'organisme animal. Il est parfaitement possible que cela se produise sous l'influence de certaines pratiques mauvaises de stérilisation de ces conserves alimentaires; et je parle ainsi parce que fai pu vérifier ce fait, en chauffant des matières alimentaires, des viandes de conserve et des viandes fraîches à l'autoclave pendant un I temps assez considérable pour provoquer l'hydrolyse des matières
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albumÏDOïdes : on détermiDe ainsi une hydratation analogue à celle
"■"■ - Hé réalisée par Schutzenbei^er dans ses expériences, et l'on
ie en même temps la formation de composés toxiques. Vous
uelle importance peut revêtir le rôle de celte matière albumi-
c'est là une étude à refaire absolument de toutes pièces.
action des albuminoîdes doit donc être envisagée à deux ie vue. D'une part, ces matières peuvent exercer une action ive et nécrosante sur la muqueuse gastro-intestinale : c'est le la plupart d'entre elles; et c'est en vertu de cette propriété produit l'erTraction de la muqueuse permettant la mise en de substances qui, sans cette effraction, auraient traversé isme sans causer de dommages. D'autre part, les matières loïdes doivent être envisagées au point de vue de leur action propre, laquelle est parfois extrêmement intense; je n'en lur preuve que celle des toxines du tétanos que je citais tout à
litre fait bien important qui vient à l'appui de la tbèse que je s est la variabilité des méthodes d'extraction des principes )t l'origine de la substance végétale servant à leur extraction, allons bientôt voir que l'opium possède une composition i et que les propriétés physiologiques de quelques-uns des es qu'il renferme dilTèrent suivant la nature des procédés ^tion mis en œuvre pour les obtenir.
:mple que fournit l'opium n'est pas le seul de ce genre. Pre- 8 plantes du genre Atropa; on a retiré de ces plantes un très lombre, un trop grand nombre d'alcaloïdes, auxquels on a les noms rappelant leur origine végétale : daturine, hyosciauborsine. Or, les recherches de mon prédécesseur, R^nauld, mis de constater qu'il n'existait en réalité, en tant qu'espèce le, que l'atropine et son isomère physique, l'atropidine. reusement ces recherches ont été systématiquement ignorées magne : c'est qu'en efTet, de ce côté, on a tenu à introduire thérapeutique, entre autres alcaloïdes de ce groupe, l'hyoscine olamine. On l'a préconisée comme le plus puissant mydrialonu : c'était un alcaloïde cinq fois plus actif que l'atropine, onnant jamais d'eflets secondaires nuisibles, pas de troubles t, ni de troubles nerveux, n'augmentant pas la pression ulaire el évitant ainsi les glaucomes; enfin se conduisant
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comme un calmant remarquable chez les aliénés, déterminant un ralentissement du cœur et amenant une dépression cérébrale. Ces propriétés de la scopolamine étaient bien celles des échantillons fournis au début de son introduction en thérapeutique; malheureusement, dans la suite, les propriétés de la substance mise dans le commerce sous le nom de scopolamine s'étant modifiées, des accidents d'intoxication survinrent qui permirent de constater que sa stabilité devait être très imparfaite et que, à Tinstar de la duboisine, de la daturine, elle n'était qu'un mélange d'atropine et d'un corps inconnu, ou tout au moins fort peu connu, faisant varier son action physiologique suivant la proportion qui en entrait dans le mélange. Le D' Valude a appelé l'attention sur un accident survenu après l'emploi de la scopolamine en oculistique. La malade usait d'atropine; puis, sur la foi des observations allemandes qui montraient la scopolamine comme étant de 5 à 7 fois moins toxique que l'atropine, on la substitua, dans son traitement, à l'atropine. Donnée à des doses bien inférieures à celles regardées comme doses maxima, elle détermina des accidents graves.
Bien d'autres substances peuvent prêter à des conclusions du même genre.
Les digitalines ne sont pas toutes semblables, bien s'en faut. D'autre part, les prépau'ations officinales de digitale sont de 9 à 12 fois plus toxiques que la proportion de digitaline contenue dans la quantité de feuilles qui a été utilisée à leur confection. D'après François-Franck, 50 centigrammes de feuilles de digitale correspondent, au point de vue toxique, à 3 ou 4 milligrammes de digitaline cristallisée alors qu'elles ne renferment qu'un demi-milligramme de ce principe actif. La digitoxine de Merck est en-viron trois fois plus toxique que la digitaline amorphe chloroformique ; elle supprime les phases de ralentissement initial par lesquelles on passe dans l'intoxication par la digitaline amorphe.
On peut dire qu'il y a autant de digitalines qu'il y a de préparateurs de digitaline. Eh bien, ces différentes variétés se réduisent, en somme, à trois substances nettement déterminées : d'une part, la digitaline vraie, d'autre part la digitaléine, que je considère comme une modification allotropique de la digitaline, et d'autre part, la digitonine, qui est une saponine et qui a été étudiée dans ces dernières années. Suivant le soin avec lequel la digitaline est préparée, vous