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ACTION PROPULSIVE

nique, absolument incapable de déterminer par elle-même des accidents.

Action snr le BBUg et la circulation. — Autrefois, Orfila et Benjamin Brodie niaient absolument la pénétration de lalcool dans le sang, et croyaient simplement à une action propulsive. Carpenter et William Marcet accordent encore à cette action propulsive une influence accessoire, et Marcet essaya même de démontrer cette action par des expériences qui sont très intéressantes, mais nont pas la portée que leur auteur leur avait attribuée.

Marcet, expérimentant sur les animaux à sang froid ou à sang chaud, feisait ses expériences : l^' d'abord sur les animaux intacts; 2* en second lieu sur des animaux chez lesquels il avait pratiqué la section des nerfs animant les parties en contact avec Talcool ; 3*" enfin, sur des animaux préparés à la façon de la grenouille de Claude Bernard, c'est-à-dire en pratiquant la séparation complète du tronc, sauf les connexions nerveuses reliant la partie antérieure, encéphalique, à la partie postérieure.

Les conclusions furent les suivantes — elles sont intéressantes, je le répète, mais ne semblent pas du tout établies sans contestation possible par ces expériences — : d'abord l'action physiologique de l'alcool se produit surtout par l'intermédiaire de la circulation ; en second lieu, il se manifeste une action légère, mais non douteuse, exercée sur les centres nerveux par l'intermédiaire des nerfs; enfin TinQuence transmise par les nerfs est de deux sortes, ou bien il se produit un schok se traduisant par la suspension temporaire de la sensibilité et du mouvement, la respiration étant conservée, ou bien on voit survenir la mort plus ou moins rapide de l'animaL

Eh bien, Messieurs, dans ces expériences, dont les principale^ portaient sur une grenouille dont les membres plongeaient dans une solution plus ou moins concentrée d'alcool, l'action propulsive est certainement évidente, mais elle ne paraît pas exclusivement attribuable à l'alcool, et voici pourquoi : l'alcool, nous l'avons vu, quelque soit son degré de dilution, détermine certainement des modifications physiques des éléments anatomiques au contact desquels on le place; il détermine, notamment, des phénomènes de déshydratation des tissus, et ces phénomènes paraissent parfaitement suffisants pour expliquer les effets propulsifs qui ont été observés. D'ailleurs ces phénomènes de déshydratation des tissus, quelle que soit la sub-

m PRÉSENCE DE L'ALGOOL DANS LE SANG

'"""" "ui la détermine, peuvent provoquer ce schok nerveux et des

trophiques graves : voici la principale objection que l'on

re aux expériences de Carpenter et William Marcel; el il

que si cette action propulsive existe, elle doit être réduite

inimum.

Magendie qui, le premier, démontra l'absorption de l'alcool ioie veineuse. A celte époque la recherche de l'alcool en lans le sang et les produits de sécrétion et d'excrétion donna illement des résultats négatifs ; nous venons de voir pourest parce que l'alcool est immédiatement transformé dans lie. Ces observations ont servi de point de départ à la théorie ïstruclion de l'alcool dans l'organisme, et, par ricochet, si t ainsi dire, à la théorie de l'alcool aliment d'épargne. Cette mation nécessitant la mise en œuvre d'une assez grande quanyg'ène, détermine une véritable asphyxie globulaire, disaient rimentateurs; et c'était en effet l'interprétation que Perrin, nd el Duroy donnaient de leurs expériences, lorsqu'ils ent que l'introduction de l'alcool dans l'organisme détermicumulation de l'acide carbonique, lorsque la quantité corresà ce que l'on appelait des quantités hygiéniques, et ilétermiontraire une diminution notable dans la production de l'acide |ue, lorsque cette quantité d'alcool était supérieure à la quannnue hygiénique.

asphyxie globulaire était occasionnée par la transformation ve de l'alcool, d'abord en aldéhyde, puis en acétate et finale- 1 carbonate alcalin. Mais Perrin, Lallemand et Duroy, qui taient pas la combustion de l'alcool dans l'organisme, cherà démontrer la présence de l'alcool en nature dans le sang où nporterait, d'après eux, comme un véritable agent dynamogé- ;erçant une action directe et primitive sur les centres nerveux fonctions seraient modifiées, perverties ou abolies, suivant s. Ces expérimentateurs poussent même leurs conclusions ce point de dire que le prétendu rOle alimentaire de l'alcool Lre base scientifique qu'une erreur expérimentale. C'est éviit là une exagération et une inexactitude; et, ce qui est préci- [l'une extrême difficulté dans l'étude de l'action physiologique >ol, c'est de faire la part incombant à la proportion qui subit n^anisme des métamorphoses plus ou moins profondes et

MODIFICATIONS HISTOLOGIQUES bl] SANG 169

celle qui revient à Falcool en nature et agissant par sa seule présence.

Les modifications que le sang est susceptible de subir sous Tinfluence de Talcool ont été très diversement appréciées par les différents observateurs. Tandis que les uns, en effet, prétendent que les hématies n'éprouvent absolument aucune modification appréciable dans leur forme sous l'influence de l'alcool, d'autres, parmi lesquels Nolhnagel et Rossbach, prétendent que les hématies présentent un certain grossissement, par suite de l'augmentation de leur richesse en oxygène, même chez les fébricitants, chez lesquels Manasseïn a montré que les globules rouges sont toujours plus petits. Un fait qui est absolument certain, celui-là, c'est que, sous l'influence de l'alcool, in-vùro, car on n'a pas encore pu constater incontestablement ce fait dans l'oi^nisme vivant, il se produit une fixation plus intime de l'hémoglobine sur les hématies, ce que démontre le retard dans la réduction de l'oxyhémoglobine parles substances réductrices, comme Ta démontré Schmiedeberg. C'est, en même temps que cette fixation plus intense de l'hémoglobine sur l'hématie, l'entrave apportée à la puissance osmotique du sang, qui permet d'interpréter comme l'a fait, le premier, M. Baudot, la qualité de l'alcool à titre d'aliment d'épai^e. On ne voit de changement de coloration du sang que lorsque l'alcool est en quantité telle qu'il produit secondairement des phénomènes d'asphyxie, et ces phénomènes d'asphyxie suffisent parfaitement à eux seuls pour expliquer ce changement de coloration du sang.

VHP LEÇON

ACTION DE L'ALCOOL SUR LE SANG ET LA CIRCULATION, LA RESPIRATION, LES SÉCRÉTIONS, LE TISSU MUS- CULAIRE, LA NUTRITION, LA TEMPÉRATURE, LES ÉCHANGES ORQANiaUES.

Je vous ai donné déjà quelques-uns des résultais qui avaient été obtenus par diCFérents expérimentateurs, dans l'étude de l'action exercée par Talcool sur le sang en particulier, et je vous ai fait remarquer les discordances qui régnaient entre ces différents résultats, une principalement, relative aux modiflcations que pouvait présenter le diamètre des hématies.

Mais voyons ce qui arrive, lorsque le sang est mis au contact de Talcool, d'abord en présence d'une dose toxique d'emblée, et ensuite lorsque du sang est soumis d'une façon continue à l'action de petites quantités d'alcool. Sous l'influence d'une dose toxique d'emblée, on peut remarquer la présence dans le sang de gouttelettes graisseuses en nombre assez considérable. On peut constater une altération des hématies qui se caractérise par la fonte partielle du stroma, une véritable dissociation entre le stroma et l'hémoglobine qui l'imprègne et que l'on trouve précipitée sous forme de gouttelettes réfringentes et colorées.

Il se passe, évidemment, dans la constitution physico-chimique de l'hématie, des réactions extrêmement importantes : l'alcool, en raison de la facilité avec laquelle il peut dissoudre les graisses et les substances analogues, notamment la lécithine, doit rompre d'une façon très appréciable l'état statique de l'hématie, et détermine la séparation de la matière colorante, qui, comme vous le savez, joue un rôle considérable, et que nous avons appris à apprécier, par rapport à l'oxydation que l'alcool peut subir sous son influence.

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