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ACTION SUR LA CIRCULATION

parlais tout à Theure, e'est-à-dire de pratiquer chez les aaimaux des injections intra-veineuses d'alcool, de façon que la quantité d'alcool en circulation dans le sang ne produise pas la coagulation, et que cette quantité soit cependant capable, à elle seule, de déterminer des accidents graves.

. Un autre phénomène, d'ailleurs commun à tous les liquides de l'organisme, c'est une véritable déshydratation du sang qui s'opère sous l'influence de l'alcool; et, en vertu de cette déshydratation qui se traduit par la diurèse et l'élimination d'eau par les différentes excrétions en quantité plus considérable qu'à l'état normal, le nombre des hématies augmente dans le sang, ainsi que la proportion de l'hémoglobine, par le fait seul de la concentration du sérum.

L'action de l'alcool sur la circulation pourrait être tout aussi bien traitée à propos de l'action de l'alcool sur le système nerveux; car, en réalité, c'est par l'intermédiaire du système nerveux que cette action de l'alcool sur la circulation se manifeste. Mais, puisque j'ai parlé de l'action exercée directement sur le sang, pour en finir avec cette question, nous allons traiter de l'action de l'alcool sur la circulation. Elle s'exerce par l'intermédiaire du bulbe, et l'on peut observer, au début, l'augmentation de la fréquence des contractions cardiaques, augmentation qui peut atteindre un très haut degré, puisqu'on l'a vu s'élçver jusqu'à 216 contractions par minute chez le chien; puis, au bout d'un certain temps, à cette augmentation primitive, succèdent rapidement une irrégularité et un ralentissement plus ou moins intenses, suivant que la dose d'alcool qui a impressionné le

système nerveux est elle-même plus ou moins considérable.

L'expérimentation a pu permettre de constater très nettement un ralentissement notable du courant sanguin : ainsi dans une expérience due à Hering, et réalisée par l'introduction de prussiate jaune de potasse par la veine jugulaire du cheval, on observa qu'une solution de ce sel, introduite par le bout supérieur de la veine jugulaire, traverse tout le trajet circulatoire dans l'espace de vingt-cinq à trente secondes chez le cheval à l'état normal; mais, si l'on vient à pratiquer au préalable une injection intra- veineuse d'alcool, ou même, — car dans ce premier cas, l'expérience pourrait être considérée comme quelque peu fautivç, en raison du contact direct de l'alcool avec le sang, — si l'on vient à introduire de l'alcool chez le cheval par la voie stomacale, on constate que cette même solution de prussiate.

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