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ABAISSEMENT DE LA TENSION SANGUINE

qui mettait dans le premier cas vingt-cinq è trente secondes à parcourir le trajet circulatoire, en met de 40 à 45 : le temps est, par conséquent, presque doublé.

On peut observer également ce fait en examinant, sous lé microscope, la façon dont la circulation se modifie dans la patte d*une grenouille; et Ton peut voir que si, au début, il se produit un afûux sanguin plus considérable, si la vitesse de la circulation du sang est plus accentuée, au bout de fort peu de temps, le cours du sang est très manifestement ralenti, ce qui est très facile à voir, en suivant la vitesse avec laquelle les hématies circulent dans les capillaires.

En même temps, Talcool détermine un abaissement de la tension sanguine ; et cet abaissement peut même, dans certaines circonstances atteindre une proportion notable, puisqu'on Ta vu arriver jusqu'au cinquième de la valeur normale. Cet abaissement de tension coïncide d'ailleurs avec la période de diminution du nombre des contractions, cardiaques ; et ces phénomènes se montrent très nettement par Tingestion, en une seule fois, de quantités assez considérables d'alcool, par exemple de 60 à 100 grammes. C'est seulement au début de son introduction dans l'organisme que l'alcool détermine une augmentation dans l'énergie et dans la fréquence des contractions cardiaques : et cela encore à une condition, c'est que les doses soient faibles.

Si l'on pratique chez les animaux sur lesquels on a fait cette expérience, la section des pneumogastriques, on voit que la pression est ramenée à l'état normal; mais, cependant, l'injection d'une certaine quantité d'alcool dilué par la veine jugulaire détermine encore, momentanément et immédiatement, l'abaissement de la tension sanguine. Il en résulte, par conséquent, que le mécanisme de cet abaissement de tension doit être attribué à une excitation de l'origine centrale du pneumogastrique; mais, en même temps, il faut tenir compte aussi de l'action exercée par l'alcool sur les ganglions intrinsèques et même sur le myocarde, comme nous allons le voir dans un instant, à propos de l'action de l'alcool sur le tissu musculaire .

Action sur la respiration. — La respiration est affectée très sensiblement de la même façon que le cœur et la circulation : c'est ce que nous sommes habitués à voir; nous savons qu'en général les phénomènes que l'on observe du côté de la respiration sont entièrement parallèles aux phénomènes que l'on observe du côté de la circu-

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