‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 112 sur 130 · CH · texte numérisé non relu

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400 XXVI. DESINFECTANTS, DESODORISANTS.

son iode. En eflfet , s'il est vraiment inoflfensif , il faut qu'il lâche bien peu d'iode et, par contre, s'il cède de l'iode avec la même facilité et dans les mêmes proportions que l'iodoforme, on ne peut pas admettre sa non-toxicité. Il est vrai que l'europhène renferme beaucoup moins d'iode que l'iodoforme (seulement 28.1®/,). Il est donc, toutes autres conditions étant égales, par là même moins toxique, mais aussi moins actif que l'iodoforme. Toutefois j'hésite encore à admettre pour tout de bon cette décomposition facile de l'europhène. L'urine , il est vrai , paraît renfermer de l'iode 80U8 forme d'iodure alcalin après injection sous-cutanée de sa solution huileuse ou après son administration interne. Mais comment se fait-il alors que si l'on injecte l'europhène hypodermiquement , après l'avoir lavé et suspendu dans une solution 0,6®/o de NaCl, l'urine ne paraît renfermer de l'iode qu'après incinération (Siebel)? Ne doit-on pas conclure de là que l'europhène dans ces conditions n'a pas cédé de l'iode? Siebel en conclut à la résorption de l'iode dans le tissu cellulaire sous-cutané sous forme d'iodo-albumine. Mais cette conclusion est tout à fait gratuite; elle a un peu l'air d'une ,oratio pro domo", car Siebel oublie de prouver que la combinaison iodée organique, retrouvée par lui dans l'urine, n'est pas de l'europhène inaltéré.

Vous le voyez, je ne puis encore me raUier aux louanges flatteurs décernés à l'europhène et je regarde la sentence d'après laquelle il est appelé à remplacer complètement l'iodoforme „volIstandig zu ersetzen" (Siebel), pour le moins comme peu judicieuse et prématurée. Mais „variis modis bene fit" et je ne veux nullement contester que dans plusieurs cas d'tiicérations, de briUurt s, en rYAnothérapie, en syphUilhérapie ^ en dermatothérapie , dans le pansement de plaies pures, etc. . . l'on ne puisse employer ce remède avec succès; en effet, on peut l'appeler certes un bon ^^ro/fc/i/, grâce à sa forme pulvérulente, sa légèreté et son odeur agréable. Prenez garde de ne pas appliquer l'europhène en même temps ou immédiatement après l'application du sublimé, parceque dans ces circonstances il semble pouvoir se former de l'iodure de mercure (Eichhoff), et ne confondez jamais l'europhène (de tu et (^/cpco , c.-à-d. facile à avaler, à prendre) avec Veuphorine (de tv et ifé^Ko, se trouver bien, synonyme de phényluréthane) , un médicament anti thermique, analgésique.

L'iodure de carvacrol (le carvacrol est le parapropylorthométhylbenzol et un isomère du thymol) ne s'emploie en pratique pas davantage que Vacide iodothymolsulfonique ou thymoiodol (iodothymolsulfonate de potasse) qui est indécomposable dans l'organisme animal (Cohn). On n'a mis ces produits sur le tapis que depuis la recommandation chaleureuse du dérivé iodé du thymol comme succédané de l'iodoforme. Cette recommandation exagérée s'annonce déjà par le nom seul d'ARiSTOL (le meilleur). L'aristol est le dithymol diiodé =

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