II
H-C C— OJ OJ— C C— H
Il s'agit de nouveau d'un produit de la fabrication de Bayer. Langgaard et Quinquaud en firent l'étude physiologique; Eich- HOFP, Nëisser, Huqhes, Beucq et d'autres en étudièrent la valeur thérapeutique. L'ariatol contient 4ti''/o d'iode ; il couatitue une poudre jaune orange, inodore, inaoluble dans l'eau comme l'iodoforme, faiblement soluble duna l'alcool, mais facilement aoluble dana les huiles , l'éther, le chloroforme. D'après la première communication de Lanogaard, il cède facilement de l'iode. Toutefois cette décomposition facile n'apparaît pas. comme vous voyez, dans cet aristol , dissous dana de l'huile, que j'ai exposédurant plusieurs jours à la lumière du jour ; le papier amidonné suspendu au-dessus est en effet à peine coloré en bleu. Nbisser et d'autres ne retrouvèrent non plus cette décomposition facile. Aussi Lanqgaard a-t-il été obligé de faire retour sur sa première communication et d'attribuer les résultats obtenus dans ses premières expériences à l'impureté du produit employé. On ne saurait en vérité assez insister dans ces cas sur la néceaaité d'expérimenter avec des préparationa bien purea et l'on ne peut pas manquer de se récrier , quand on voit instituer déjà des expériences sur l'animal et l'homme, avant que l'on se soit assuré que la combinaison chimique, produite par synthèse, que l'on veut étudier, se trouve dans un état suffisant de pureté chimique. Mais ceci n'est rien d'extraordinaire dans nos jours de précipitation scientifique.
Il semble incontestable que l'aristol perd de Viode au sein de l'organisme animal. Q^inquaud retrouva do l'iode dans l'urine sous forme d'iodure alcalin, tant après usage interne qu'externe. L'ariatol est regardé comme non toxique (ou du moins comme faiblement toxique). Ce sera bien là à peu près la vérité , car il renferme moins d'iode que l'ioiloforme et encore cède-t-il cette faible quantité beaucoup plus lentement. On l'a niilisé on dermatothérapin, en otialrie, dana la thérapeutique des maladies de la gorge et du nez, en gynécologie , dans le traitement de la tuberculose, des
Kérations, des brûlures, etc. On lui a trouvé des propriétés très
402 XXVI. DESINFECTANTS, DESODORISANTS,
faiblement irritantes. A mon a\ris, il ne peut remplacer Tiodoforme comme désinfectant, parce qu'il est moins actif.
Permettez-moi encore de faire la remarque qu'on a quelquefois appelé l'aristol annidaline (dithymol) et que l'on a parfois décrit sous le nom cTiodure de diiodothymol une préparation qui , pour autant que je sache, n'est à proprement parler pas autre chose que Taristol.
n paraîtrait étrange qu'en cherchant à réaliser des combinaisons iodées au dépens du groupe des antiseptiques organiques, on n'aurait pas songé au dibenzol ou naphtaline. Aussi Braille a-t-il préparé un iodo^naphtol , dont je ne puis vous citer que le nom.
C. Dans le groupe des acides organiques carboxyliques antiseptiques, l'acide salicylique remplit le rôle principal. L'acide diiodosalicylique ou l'iodure diacide iodosàlicyUque (C, H, Ij. OH. COOH) de nouveau un produit fabriqué par Bayer, mais antérieurement déjà décrit par Calab et Assaky, et vanté comme un excellent agent thérapeutique, un „ désinfectant parfait" n'est rien moins qu'une substance innocente. On l'emploie sous forme de sel de potassium ou de sodium. Il constitue une poudre rouge , facilement soluble dans l'eau. Mais la question capitale, qui nous intéresse ici, c.-à-d. la question s'il perd son iode au sein de l'organisme, n'a pas reçu encore de réponse. Il est naturel qu'on puisse former au dépens de l'acide diiodosalicylique , en substituant le phénol au radical OH, du diiodosalol, et je n'étonnerai personne, en ce temps avide de nouveautés, en disant qu'on a utilisé ce diiodosalol insoluble dans la pratique dermatothérapeutique.
Le NOSOPHÈNB , la phénophtaléine tétraiodée ou la tétraiodophénolphtaléine, appartient, de par sa nature comme phtaléine, au groupe des acides organiques carboxyliques. Sa constitution chimique est représentée par la formule suivante:
/C0\ Le nosophène, préparé par Classbn
C's H/ )0 et Lob, a été recommandé très récem-
n n j OH "^®^*' P^^ Seipert, comme un très bon
* ' ' succédané de Piodoforme, mais il ne
r* H T OTT
^6 ^j ^s ^^- peut compter à ce titre , quoiqu'il contienne 60'/o d'iode. En effet, l'iode s'y trouve à un état tellement tixe que ce corps ne perd pas la moindre quantité d'iode au sein de l'organisme, et qu'il passe , sans subir la moindre altération , dans le sang et les urines (Binz et ZuntzV Je ne veux pourtant pas dire du mal de cette poudre jaune, insoluble, inodore et indiflférente , et il se peut très bien que dans le traitement des plaies et dans la rhinothérapie le nosophène et son sel potassique, que l'on a nommé antinosiney aussi bien que son sel bismuthique, qui porte le nom d'eudoxine^ puissent rendre de bons services. Cela se peut très
IaC. DUODOSALlCYLiqUE ; NOSOPHKNK; BIIODIÎRK DK THIOPHÈNK. 403
bien , noua le répétons , mais même si tel est le cas , à quoi bon l'iatroduction de toutes ces nouvelles poudres protectricesiuoffensivoa aseptiques, lorsqu'il y eu a tant dont l'action physiologique et thérapeutique noua sont encore imparfaitement connues?
J'en puis dire autant de /'ofVo/, l'oxyiodure de gallate de bismuth. Le gallate de biamuth ou dermatol est un médicament protectif antiseptique , plus ou moins en vogue. En y introduisant de l'iode, on espérait obtenir un médicament qui pourrait supplanter l'iodofonne. S'il est vrai, que l'airol se change très aiaément, en perdant de l'iode, en une combinaison basique, certes il pourrait remplacer l'iodoforme (Haegt.kr), Mais est-ce que le diiodoforme, l'aristol, l'iodol ne suffisent déjà pas à remplir ce but?
D. Le thiopkèiie, que vous connaissez par vos études chimiques comme étant un sulfohydrocarburo appartenant au groupe du benzol et qui est renfermé dans le goudron de houille ,
Ki — C C— H, a été l'objet d'expériences physiologiques, avant " -- d'avoir fait son entrée dans le monde des raédî-
camenta antiseptiques. L'on sait que l'usage interne du thiophène ne fait pas augmenter les sulfates conjugués de l'urine et semble faire diminuer quelque peu l'échange azoté; on sait encore que l'ncidf thiophé.uique , de même que l'acide benzoïque,ae combine au glyeocolle (Thérapeutique générale p. 121). Kheqler et HocH ont fixé l'attention des médecins aur les thiophènes, en vantant , entre autres , le diwdure de thiophène ou thiophène diiodé C^H.I.S, comme succédané de l'iodoforme. Cette substance cristalline , volatile , soluble dans l'eau , ne sent pas mal. Elle renferme 75.5"/, d'iode et 9.5''/j de soufre et on la dit — vous connaissez déjà ce refrain — absolument inodore et inoffensive. Quoique recommandé et appliqué dans le traitement des plaies chirurgicales (Zuckerkandl) et en opthalmologie (Topolanski), le diiodure de thiophène nous est très mal connu. La question principale à son égard, notamment celle de savoir s'il cède ou non de l'iode au sein de l'organisme animal, n'a pas été examinée jusqu'ici. A la place de renseignements à ce sujet on trouve toute espèce de conr âdérations théoriques et d'observations sur la stérilisation de cultores de staphylocoques, etc. . . , aoua l'influence du thiophôue diiodé. ^pendant aussi longtemps que la question susdite n'est pas tranchée , I peut recommander cette aubstance comme un succédané de jfiodoforme.
E. Le tétraiodopffrrot ou iodol est la première dee combinaitons iodées organiques reiifermaut de l'azote , dont je veux traiter
404 XXYI. Dfel9FSCTA5TS , DB90DO&ISA5TS.
devant vouâ« CTest le plus ancien de tons les succédanés de Fiodo-
fonne. Sa formule est la suivante: I — u C— L Ciamician et
NH
SiLBER l'ont préparé les premiers; Mazzoni l'a le premier introduit en thérapeutique; Marcus et Pahl en ont fait la première étude physiologique. Vous reconnaîtrez à ce papier amidonné bleui, qui a séjourné durant quelques jours au-dessus d'une émulsion d'huile d'olives et d'iodol, exposée à la lumière, que ce corps cède aussi facilement son iode que Tiodoforme. Mais lA comparaison avec un papier amidonné, qui a séjourné durant le même laps de temps au-dessus d'une émulsion d'iodoforme, vous apprend immédiatement que riodol cède son iode beaucoup plus lentement que l'iodoforme. La décomposition de l'iodol va parfaitement le même train lorsqu'il est en contact avec l'organisme animal. Après l'application externe ou interne (Tiodol^ l'urine ne renferme de Viode sous forme d'iodure alcalin qu'après un temps relativement plus long ^ que celui qui suit l'application d'to(]{o/(>rm«; et dans le premier cas la quantité d'iode est moindre que dans le second. Si l'on recouvre des ulcères au moyen d'iodol, on ne peut démontrer la présence de l'iode dans l'eau de lavage qu'après 4 à 5 jours et même l'urine ne renferme pas encore d'iode au bout de 5 jours d'application externe (Quaedvlieg). Il n'en est pas moins indiscutable qu'administré à fortes doses il peut lâcher beaucoup d'iode et déterminer des symptômes d'intoxication aiguë, dont la ressemblance avec ceux produits par l'iodoforme (Pallin) est une preuve de plus en faveur de la théorie qui attribue la cause principale de l'empoisonnement à l'iode et non à des dérivés organiques inconnus. Lors de l'administration interne d'iodol la poudre de calomel appliquée sur la conjonctive peut donner lieu à de la conjonctivite (Cohn).
L'iodol , qui renferme 88.9 d'iode , doit donc être considéré comme de l'iodoforme mitigé. S'il a été largement appliqué , il y a quelque temps , partout où l'iodoforme se trouvait indiqué , tant dans l'antisepsie externe, que dans l'antisepsie intestinale, il n'a cependant pas pu supplanter ce dernier, et aujourd'hui l'iodol commence déjà tout doucement à tomber dans l'oubli, parce qu'au moyen d'une faible quantité d'iodoforme on peut obtenir des efifets thérapeutiques identiques.
La LORKTiNKou acidc métaiodorthoxyquinoline-sulfonique, préparée et recommandée par Claus, comme succédané de l'iodoforme, est très peu soluble; mais beaucoup plus soluble dans l'eau que dans l'éther ou le chloroforme. Par son caractère d'acide elle rappelle
iodol; lorbtine; iouophenime; iodopyrine, etc.
l'flcide 807,oiodolique et le noaophène, de sorte que vous comprenez à l'instant ce que l'on entend par hréiine sadique, ealcique, bismuthiqttp , etc. Grâce aux communications de Schinzinoer, de Fkssling, de Blau et Marwald, elle jouit pour le moment d'une réputation assez bonne. Tant dans le traitement externe des plaies syphilitiques, des ulcères de la jambe, que dans l'antisepsie intestinale . la lorétine s'est montrée un bon antiseptique. Mais nous nous demandons en vain pourquoi on la vante comme un succédané de l'iodoforme, alors qu'elle constitue une combinaison parfaitement stable, qui ne cède pas d'iode, et dont le pouvoir désinfectant par oxydation est nul?
Cette remarque ne s'applique pas à l'iodophénine. Ce dérivé iodé de !a phénacétine, dont la composition chimique n'est pas bien connue. Cette poudre brun chocolat (ou à l'état impur d'un grisbleu), soluble dans l'eau, sent l'iode (Schôlviks), dont elle renferme 51°/,, et elle le cède avec une telle facilité, qu'elle est beaucoup plus irritante, plus oxydante que l'iodoforme, et ressemble plus à une préparation d'iode libre qu'à de l'iodoforme (Siebel), Elle ne peut jamais être appliquée dans le pansement des plaies fraiches (Schullek). Quant à Vioàojtynne ou iodoantipjTÎne , c.-à-d. l'antipyrine où un atome d'hydrogène est remplacé par de l'iode, elle constitue une poudre insipide et inodore, difficilement soluble dans l'eau, et cède aussi de l'iode, mais spécialement sous l'influence de HCI. Administrée â l'intérieur elle se décompose donc facilement, mais on ne connaît rien de certain quant à sa décomposition en cas d'application externe (Munzer). Parmi les substances organiques iodées, dérivées de substances azotées, il nous faut encore nous arrêter un moment â l'iodoxulfate de cinchonine, déjà produit en 1826 par Joroknsen, introduit dans la pratique par Yvon, sous le nom d'antiseptol , dans le but de remplacer l'iodoforme. Mais on ignore encore en ce jour si cette poudre cristalline, brune, ÏDSoluble, est décomposée ou non au sein de l'organisme animal. Signalons enfin, pour avoir le coeur net des succédanés azotés, la caféine triiodée qui , d'après Scholvien, rappelle surtout l'iodophénine (et ne doit pas être confondue avec l'iodocaféine, recommandée par RuMMO comme excitant du cweur), V iodol-caféine . Voxyiodomélhtflanilide, à laquelle on a donné le nom clinquant d'iatrol, Viodoméihylaitf de pyrazol , et en tout dernier lieu Piodafonnine , le dérivé iodé de la méthylène-diamine-méthane , qui mérite d'être étudiée très sérieusement, parce qu'elle se dédouble si facilement en iode et en formol (Bardet). Un soupir de soulagement nous échappe à vous et à moi , en finissant l'oeuvre ingrate de parcourir cette longue série de substances complexes, dont la chimie moderne r vient de doter l'arsenal thérapeutique.
406 XXVI. DESINFECTANTS, DÉSODORISANTS.
Et la BQiorale de la fable? Elle est tout simple. Lies nouveaux médicaments ne valent pas les vieux. Parmi les succédanés de riodoforme il y en a quelques-uns qui ont de Tutilité comme moyens protectifs et agents antiseptiques. Grâce à ces propriétés ou par le fait qu'ils dégagent très lentement et en très minime quantité de Tiode (europhène, aristol, iodol) ils peuvent devenir, entre les mains du chirurgien , du gynécologiste , du laryngologiste , des remèdes utiles, mais celui qui sait hanter bien Piodoforme et le diiodoforme, peut se passer complètement de tous les succédanés, sans faire du tort à ses malades.
III. Brome. A côté du chlore et de Tiode figure le bromey comme un désinfectant tout à fait identique, mais qui à cause de son état liquide et à cause de son affinité énergique pour Talbumine est encore relativement plus caustique que Tiode. Ce corps est tombé presque totalement en désuétude. Et cependant, aussitôt après sa découverte, des coryphées de la médecine, comme Andral et Maqendie , se basant sur les propriétés thérapeutiques de Tiode, qui venait justement d'être découvert, prédirent au brome un avenir brillant. De nos jours quand on parle du brome , personne no pense presque plus à la substance comme telle , mais seulement aux bromures alcalins ou aux combinaisons bromées, qui, comme nous le verrons, sont des sédatifs de premier ordre. Cependant l'on s'est servi du brome comme tel entre autres dans la désinfection des champs de bataille lors de la guerre américaine de sécession et aussi, si j'ai bon souvenir, lors de la guerre francoallemande. Mais les propriétés fortement irritantes du brome liquide , très volatil et provoquant très vite de la toux , nous expliquent que ce corps, dans le pansement des plaies, soit regardé comme trop irritant et entièrement superflu. Quelques médecins à peine l'ont encore prescrit dans ces derniers temps, à l'état de dissolution extrême, contre la dipthérie. C'est ainsi par ex. que OzANAM prescrit dans cette maladie une solution de 50milligr.de brome dans 30 ce. d'eau {eau bromée) et fait prendre à l'intérieur une goutte de cette solution dans un verre à vin rempli d'eau, ou fait gargariser la gorge avec une solution de quelques gouttes dans une verrée d'eau.
Si l'on n'emploie pas, dans des buts de désinfection, des combinaisons , qui , de même que l'iodoforme , cèdent lentement du brome à l'organisme animal , c'est parce que les combinaisons du brome sont en général des composés très stables. Même le chlorobromure — un caustique très énergique, et un élément constitutif de l'onguent de Landolfi , autrefois si célèbre — est un composé stable. Les combinaisons organiques du brome ne jouissent pas d'une moindre stabilité. Ainsi
brome; TRIlîROMOPHKNOL ; XNTISEP8INE.
j'ai déjà appelé votre attention dans la thérapeutique générale (p. 122) sur ce fait que le ftrotwoèeHzo/, donné à l'intérieur, ne cède en aucune façon du brome et que la quantité totale de la substance employée se montre dans l'urine sous forme d'acide bromopbénylmercapturique. Monnikenham put également constater qu'après l'admiuistration du bromoforme et du camphre brome, il n'apparaît pas de brome dans l'urine sous forme de bromure alcalin. Et malgré que BiNz soit arrivé à des conclusions opposées pour ce qui regarde le bromoforme, je n'en crois pas moins devoir à ce sujet formuler le .adhuc sub judice lis est", car dans la moitié de ses expériences BiNZ lui-même ne trouva pas de brome dans l'urine, après administration de bromoforme, En tout cas les composés bromes appartiennent au groupe des substances difficilement dissociables et vous ne serez donc nullement étonnés d'apprendre que les deux composés oi^aniques bromes, qu'on ait recomnnandés jusqu'ici comme désinfectants, n'ont joui que d'un très naédiocre succès.
Le premier de ces composés est le bromot ou triln-omophénol , vanté par Rademaker dans !e traitement antiseptique de la diphtérie, par Tbchoorilow dans celui de l'érysipêle, et recommandé par Grimm à l'intérieur à la dose de 100—200 mgr. 5 à 10 fois par jour comme ténifuge et comme antiseptique intestinal. Selon Rademaker, le bromol , administré au chien même à fortes doses {800 mgr.), se montre dépourvu de toute toxicité. Mais alors il est impossible qu'il se soit libéré du brome ou du phénol, deux substances qui ne sont rien moins qu'inoffensives , et nous devons adopter la conclusion que c'est encore une fois l'action protective , ou l'action antiseptique, qui entre en jeu, mais nullement l'action désinfectante.
On peut dire encore la même chose de t'antisepsitte '), la mtmo- (para)bronioucétanillde: C, H, Br NH {CH, CO), c.-à-d. une antifébrine, dont un atome d'hydrogène est remplacé par un atome de brome en position para. Introduite dans la pratique par Chirone (1888), étudiée par lui et Cattani , elle semble aujourd'hui oubliée comme succédané de l'iodoforme , usage auquel elle devait encore une fois servir. Développant un effet très énergique sur le sang et le système nerveux, l'antisepsine possède les propriétés antithermiques et analgésiques , mais aussi les propriétés toxiques, de l'antifébrine.
HT •) Nous avons donc supcessivement appris i^ connaître nn aniisrptol (iodosnlfn-
HtMhooine) et une nntiârpnne (moDobromoacétanilide), maU notre arsenal thérapou-
' tfqne moderne tenferniB encore une antieepline (iodoborothymolate do zinc), une
atrpiint (acide boriqae mÉlangc de ri% de H|Ot) et un asrplol (acide orthopliènol-
Bnlfoniqno ou soïoliqiie). Noua possédons également nn dMnfrrIol. Eat-ce que ce
ne serait pas agir saKement que de ne pas se soucier de tons ces remèdes, dont 1m
H Bemblent inventés pour faire de l'impression Fnr le publie laïque?
408 XXVI. DESINFECTANTS, DÉSODORISANTS.
Parallèlement elle exerce une influence délétère sur les schîxoniycètes, ce qui en fait un excellent antiseptique, alors qu'elle se montre inactive vis- à-vis des ferments non organisés. Maïs la question, qui nous intéresse avant tout, notamment celle de savoir si elle cède du brome, n'a été résolue par personne; conséquemment elle ne peut pas prétendre au titre d'un désinfectant capable de remplacer riodoforme.