‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 117 sur 130 · SI · texte numérisé non relu

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ACTION UeS DIFFERKOTt* ANTIZYMOTIQUES SI!H T.ES VIKUS.

prouvé le pouvoir infectieux ou en mélangeant le virus spécifique avec les substances antizyinotiques dans des proportiona différentes et en déterminant la proportion qu'il fallait ajouter nu sang ou au virus pour annihiler le pouvoir infectieux. De nos jours on fait des cultures pures de bactéries pathogènes spécifiques, et on établit l'éuergie que met la substance antizymotique , dissoute dans le milieu de culture, à tuer bactéries et spores. Puis on s'assure ai les bactéries sont bien mortes ou si elles sont restées en vie, et dans cette dernière occurrence, on examine si les quantités d'antizymotique, incapables de les tuer, ne sont pas parvenues à modifier leurs propriétés biologiques jusqu'au point de leur enlever toute nocivité. A cet elîet c'est encore une fois l'essai d'inoculation chez l'animal vivant qui doit trancher la question. C'est ainsi que furent obtenus les résultats consignés dans le tableau III (p. 412), emprunté aux expériences de Da vaine, Krajewski, KocH et Eaxtek. Ce tableau se rapporte aux agents d'infection spécifique qui provoquent la septicémie, le charbon, la morve, qui jouent un rôle dans la vaccine ou qui déterminent une inflammation locale de nature infectieuse. La concentration à laquelle la substance antizymotique est capable d'empêcher l'infection est ici encore une fois exprimée dans le rapport de 1 A la quantité totale du liquide qu'indiquent les chiffres.

Le résultat ne diffère guère de ceux obtenus antérieurement. Le chlore, le brome, l'iode et le sublimé développent l'effet le plus intense sur toutes ces matières infectieuses, ces échantillons de sang, etc., tandis que le phénol, d'après toutes les observations se trouve au bas de l'échelle. Mais en même temps, si l'on compare un seul et même antizymotique dans les différentes colonnes , l'on remarque aussitôt, phénomène tout à. fait naturel, le pouvoir de résistance variable des différents agents infectieux. Il en ressort clairement qu'il ne suffit pas d'aller à la recherche d'antizymotiques en général, mais que pour chaque agent infectieux, pour chaque bactérie pathogène il faut tâcher de trouver l'antizymotique auquel ils résistent le moins.

Dans tous les tableaux qui suivent l'action des différents anti- Kymotiques est comparée vis-à-vis d'une seule et même espèce, d'un seul et même groupe de microbes pathogènes. Le tableau suivant donne cette action vis-à-vis des microbes de la suppuration en général , basée sur des expériences faites avec des cultures impures d'une ou de plusieurs espèces déterminées.

418 XXVU. THERAPEUTIQUE AKTIZYBfOTIQDB ET AHT18BPTIQDB.

Tableau IV.

Puissance antizymotique de différentes substances

vÏB-à-vis des microbes pyogènea.

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