tue les microbes de la suppuration
lodoforme 55 gr.
Acide salicylique I Sâ
Sousnitrate i 20 gr.
de bismuth]
Camphre 5 gr.
AXnSXPTIQCESw 421
Mentionnons encore le isâx qae RcnERDis a proposé un mélan^ d'acide phéniqne (2) et de résorcîne(l) sons le nom d^ pkAioinfsonrme: qu'il y a des mélanges antiseptiques préparée par Chkistmas sous le nom de phémùsaitfls . dans lesquels entrent non seulement du phénol, de l'acide salicylique et du menthol, mais encore de Tacide acétique (ou lactique), du thymol et de Teucalyptol: et que la sofuhrine^ reconmiandée récemment par Setk et Ribbixg comme un antiseptique excellent dans le pansement des plaies, a la composition suivante: acide acétique 2, éther acétique 25, alcool rectifié 50, eau distillée 25.
Pour vous signaler en même temps encore d'autres faits acquis, j'appellerai votre attention sur les observations de Laplack, de Mattei et ScALA , dont il ressort qu'une solution de sublimé ga^e en pouvoir antizymotique quand on y ajoute une certaine proportion d'acide chlorhydrique dilué ou d'acide tartrique.
La raison M'être de cette application pratique est pleinement mise en évidence par les expériences de Biernacki. Cet auteur rechercha comment la cellule de levure se comporte en présence d'une combinaison d'antiseptiques , après avoir d'abord déterminé le pouvoir antifermentatif et la stimulation de la fermentation , exercés par chaque substance isolée. Il aboutit ainsi aux conclusions suivantes, confirmées par un grand nombre d'observations:
1. La combinaison de divers moyens antiseptiques les uns avec les autres exagère leur pouvoir antizymotique , qui s'élève en projH>rtion directe avec le nombre d'antiseptiques entrant dans la combinaison.
2. La combinaison de substances organiques avec des substances inorganiques est plus active que celle des premières entre elles seules.
Dans la pratique de la désinfection et de l'antisepsie l'on est donc autorisé à plus d'un point de vue à préférer les mélangea de substances antiseptiques aux antiseptiques isolés.
Inutile de faire remarquer que chaque fois qu'on employera ces mélanges dans le but de tuer des microbes, de stériliser des cultures et de rendre inoflfensifs des agents infectieux, il faudra tenir non seulement compte des conditions spéciales sous lesquelles les agents infectieux se trouvent dans chaque cas donné, mais aussi du véhicule, dont on se sert pour appliquer le mélange antiseptique. Les recherches de Lenti ont prouvé en effet que le pouvoir antiseptique d'une substance donnée est généralement entravé, si nous employons comme véhicule , au lieu de l'eau , de l'alcool , de la glycérine ou de l'huile d'olives.
En réfléchissant , Messieurs , à ce fait que dans un cas déterminé les conditions, dans lesquelles se trouvent les agents infectieux dans l'organisme vivant, et leur nombre échappent presque totale-
422 XXVII. THéRAPEUTIQUE ANTIZYMOTIQUE ET ANTISEPTIQUE.
ment à notre examen, vous comprendrez quelle diflSculté entourera le choix d'un antiseptique , quand il s'agira d'arrêter le développement d'un microorganisme ou d'un agent infectieux circulant à l'intérieur du corps et d'en empêcher la prolifération. Toutes les expériences de laboratoire, faites au moyen de cultures, ne sont souvent pas à même de vous fournir ne fût ce que des simples indices de la voie à suivre. Règle générale, on s'expose à une déception toutes les fois que l'on recourt à l'administration d'antizymotiques en se guidant exclusivement sur des expériences instituées en dehors de l'organisme. Chamberland et Strauss trouvèrent qu'une dose excessivement faible de chloral hydraté rend absolument impossible le développement des bacilles du charbon. Et néanmoins des lapins, inoculés avec le même bacille, dont l'organisme est saturé de chloral, ^inondé de flots de chloral" succombent plus rapidement que les témoins non chloralisés. Le pneumocoque ne peut supporter pour ainsi dire fe sublimé, et cependant les syphilitiques, qui sont encore une fois saturés de mercure , meurent de pneumonie croupale infectieuse et même sou vent beaucoup plus vite que le pneumonique ordinaire.
Le pouvoir antizymotique de substances déterminées vis-à-vis d^un virus donné ne peut donc être évalué que par des expériences instituées sur Vajnmal ou Vhomme vivants. Mais il devient temps de prendre aussi en considération V action toxique. En effet, le pharmacothérapeute n'a pas à résoudre des problèmes purement scientifiques mais bien pratiques. En employant des antizymotiques il veut secourir le malade; il ne peut donc pas les employer à des doses telles que le remède deviendrait pire que le mal , et quand il aura à choisir entre deux antiseptiques de la même valeur, il prendra naturellement le moins toxique des deux. Du moment que le pouvoir antiseptique de diverses substances lui est connu par une étude comparative , il doit se mettre à l'oeuvre pour connaître leur toxicité. La relation alors entre ces deux propriétés fondamentales seule lui pourra servir de base pour fixer la valeur relative de chaque substance dans la pratique médicale.
Bouchard a d'une façon très ingénieuse tâché de montrer comment on peut s'y prendre. Veut-on comparer la puissance antizymotique et bactéricide de deux (ou de plusieurs) substances vis-à-vis d'un certain microbe, on prépare une culture de ce microbe dans du bouillon et l'on détermine la quantité minimale de chaque substance nécessaire pour stériliser dûment un litre de ce bouillon. On obtient ainsi un rapport entre deux substances qu'on peut nommer P. On prend ensuite les mêmes substances et on les injecte dans le sang du lapin pour déterminer la dose la plus faible capable d'occasionner la mort d'un kilogramme du poids de l'ani-