SECONDE CONFÉRENCE
Thérapeutique psychique.
InfluRDoo lie la vitlonti, da l'esjwir et de l'imagination sur l'état do corps. MagnétÎEme animal de Mesiier. „0d" de Re]chenb*ok. Traitement hypnotique de Jaxes Braid. Saggestion. Ele.otrobiologie.
Ëipériences de Richet, EttuENUAiN et antres. Hypnose uliez les animaux. Hypnose chea l'homme. École de Paris <Ci]jVrcot) et école de Nancy {Bernheui). Méthodes hypnotiques. SymptSmaa de l'hypnose, suggestion posthypnotiqne. Anta -suggestion. Suggestibilité. Effets thérapeutiques et leur valeur curative. Indications et contre-indications de l'hypnose. Abus. Sommeil hypnotique et naturel. Suggestion à l'état de veille.
Nous terminions, Mrs, la précéi.lente séance par une division les agents thérapeutiques, d'après la partie de l'orgauisme sur I laquelle ils développent leur influence, en remèdes psychiques et [ aornatiques. Nous avons dit qu'on peut déterminer des changements I matériels dans l'organisme vivant d'une façon médiate, en exerçant une influence modificatrice sur l'eaaemble de ees fonctions, auxquelles nous donnerons le nom d'esprit, mais aussi directement eu altérant, d'une façon immédiate, les échanges moléculaires d'un I ou de plusieurs organes corporels.
k Ce n'est donc qu'à titre trôs restreint qu'on appelle remèdes F psychiques et traitements psychiques ceux qu'on applique contre les états mentaux, contre les psychoses, La psychiatrie emploie autant de remèdes somatiques que psychiques et dans le traitement ordinaire des maladies, la thérapeutique psychique joue un rôle très important.
Nous n'avons pas besoin de faire ressortir devant vous l'union Motime de l'ame et du corps. Quoique divergents que soient vos I principes philosophiques, que voua soyez spirituulistes , matéria- I listes ou occasionnalistes, aucun de vous ne doute que des modi- 1 Ëcations dans les fonctions psychiques puissent amener des niodiâcations organiques d'ordre matériel. La volonté nous met en état de produire du travail; elle est la l -opérer
la transformation de l'énergie f de
14 n. THERAPEUTIQUE PSYCHIQUE.
produire du COj, de Tacide lactique au dépens des éléments complexes de nos muscles. Mais la volonté ne représente pas seulement une force impulsive ; elle représente également une force inhibitrice. C'est la volonté qui nous met en état de contrecarrer des mouvements réflexes, de rendre impossibles les processus de dissociation moléculaire, de dominer des sensations anormales, la douleur et le malaise, reposant sur des modifications matérielles de notre organisme. La connaissance de ce rapport entre Tâme et le corps est de la plus haute importance pour le thérapeute. Immanuel Kant décrivait déjà la puissante influence de Tâme sur le corps et nous savons tous, même sans avoir lu „VHygiène de Tâme" de Feuchtersleben , que , par un fort mouvement de volonté , en fixant notre attention sur d'autres parties du corps que celles où des modifications matérielles engendrent la douleur, nous pouvons diminuer la douleur et le processus morbide, nous guérir en quelque sorte , jusqu'à un certain point , par nos propres forces. Est-ce que d'autre part un individu peut d'une manière identique exercer un pouvoir sur l'esprit d'un autre individu; est-ce que le médecin peut utiliser ce pouvoir comme un agent thérapeutique? Peut-il par l'intermédiaire de l'esprit du patient améliorer les souffrances corporelles de ce dernier, les enlever même? Vous répondez sans hésitation : oui ! Vous savez d'ailleurs par expérience combien grande est l'influence exercée par l'arrivée du médecin , attendu avec impatience , et comment sa visite seule, son interrogatoire , l'intérêt qu'il montre au malade , sa commisération , apportent au patient un vrai soulagement ou, en d'autres termes , augmentent l'activité de ses appareils inhibitoires et font ainsi en sorte que les sensations pénibles, occasionnées par la maladie, entrent dans la conscience avec moins de netteté.
Le médecin impuissant à exercer sur ses patients une impression de ce genre doit être considéré comme peu apte au métier. Une des premières conditions en effet de sa bonne réussite dans ses interventions, c'est son prestige vis-à-vis de ses patients. La confiance en son pouvoir, la ferme attente qu'il veut et peut guérir \% mal pour lequel on l'a consulté; la conviction qu'il opérera cette cure d'une manière plus sûre et plus agréable que ses collègues, sont les facteurs primordiaux de cette réussite. Ce sont les facteurs principaux mais non uniques. Il faut encore compter avec la crainte et la peur, avec l'attente de quelque chose d'inconnu, de désagréable mais d'énergique — songeons à la névralgie dentaire qui disparaît aussitôt que le patient s'est assis sur le fauteuil du dentiste.
Ces expériences peuvent-elles nous servir à créer une méthode, à poursuivre et obtenir un effet thérapeutique réel , pour améliorer ,