‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 80 sur 130 · XVI. DIVISION DES MEDICAMENTS · texte numérisé non relu

XVI. DIVISION DES MEDICAMENTS

s'accomplissent. Nous aurons d'abord à noua demander si, l'administration du médicament , nous désirons provoquer dans 1« organes une augmentation ou une rf/mmu/i'ofi de leur fonction (exervMt ou épargne des organes) '). Enfin comme tous les effets phannacothérapeutiques ont pour base une action cbimique , nous aurons i fixer notre attention sur la nature chimique des médicaments rangés dans les groupes des topiques et des télédynamiques.

Examinons à présent quelle est l'action thérapeutique que k médecin a en vue par l'emploi des médicaments à action locale, et quelles sont les actions locales, dont on peut attendre uaeff^ thérapeutique. L'action locale des médicaments ou substances chimiques donne lieu à des effets thérapeutiques de deux ordres opposés: l'un s'obtient en provoquant des altérations fonctionnelles ou nutritives des tissus à l'endroit d'application ; l'autre en diminuant l'intensité des altérations fonctionnelles ou nutritives déjà existantes ou en essayant à les faire disparaître. Les méilicaments qui permettent au médecin d'obtenir les premiers effets forment la grande classe des ii-rilants , et ici le mot irritation est pris dans le sens le plus étendu. Quant aux médicaments dont on tâche d'utiliser l'action locale pour protéger les tissus, pour faire cesser les altérations qu'on y constate , ils forment la classe des protecteurs ou émoUienta.

PoQP établir des subdivialons dans la grande classe des (rri/flitts, il nous faut avant tout tenir compte des divers degrés d'irritation que nous voulons produire dans un but thérapeutique et sur l'intensité variable des modifications nutritives ou fonctionnelles pouvant être déterminées par les irritants chimiques. Un irritant chimique peut produire une congestion plus ou moins inflammatoire, ou bien une altération superficielle des tissus par suite de la formation d'une mince pellicule albumineuse, ou bien encore une altération moléculaire grossière et profonde pouvant avoir pour résultat la mort du tissu. Nous sommes donc parfaitement en droit de distinguer trois subdivisions dans la classe des irritants: les initants vrais, les astringents et les caustiques.

Les effets thérapeutiques que l'on obtient par l'action des irritants vrais varient suivant L'endroit do l'organisme où ils sont appliqués. Il est donc rationnel de les distinguer en irrilanls de la peau et en irritants du traclus intestinal. Ces derniers peuvent à leur tour se subdiviser en digestifs , émétiques ou vomitifs , et purgatifs, ces dénominations indiquant clairement les efleta que le médecin est en droit d'attendre de ces médicaments, en se fondant sur l'expérience clinique et l'expérimentation.

Le médecin, qui recourt aux médicaments //Mdyjjamigues , essaie

') Conférence I, p, 8,

SCHEMA PHAEMACOTHBBAPEUTiqUE,

d'ottenir un effet thérapeutique en introduisant des substances douées d'affinité cbiraique dans le milieu intérieur d'un ou de plusieurs organes importants par la voie du couraut saupuin. Pour qu'un organe fonctionne régulièrement , en d'autres termes , pour qu'il puisse être à même de présenter les processus moléculaires normaux liées à sa fonction, il doit recevoir du saug d'une composition déterminée et en quantité déterminée; en outre l'état de sa nutrition doit rester intact. Au point de vue pharmacothérapeutique, nous pouvons donc distinguer: I. les fiéjnatiques , snhstances que nous prescrivons dans le but d'améliorer la composition du sang; II. les hématocinétiques (nivtjati =^ mouvement), médicaments employés en vue d'agir sur la circulation ou sur la répartition du sang; enfin IIT. les altérants, par lesquels noue tâchons de provoquer une modification de la nutrition parenchymateuse dans certains organes (entre autres dans ceux appartenant au groupe du tissu conjonctif). En outre, il est de la plus haute importance , au point de vue thérapeutique , de pouvoir régulariser les fonctions gltinduluîres , tant secrétaires qu'excrétoires, les fonctions des organes chargés de régulariser la température et surtout les fonctions du système nertevx central et des appareils qui en dépendent. Les médicaments, destinés à remplir ces trois indications, pourront être appelés: IV. adéiîques {SStjy , glande); V. antipyrétiques (arri , contre nOi;, feu), c'est-à-dire destinés à abaisser la température; car les médicaments qui élèvent la température sont rares, outre que leur emploi ne répond à aucune indication thérapeutique spéciale; enfin VI. les névrotiques.

Les six classes du groupe des médicaments télédynamiques se divisent et se subdivisent à leur tour d'après leur indication thérapeutique, leur action physiologiqueet leur constitution chimique.

La classe des médicaments hénatiquea , qu'en tant que thérapeutes nous n'employons que pour ramener la composition normale du sang, se divise, d'après la constitution chimique, en a^iummena-, oléettx, cnldques et martiaux.

D'après que l'action médicamenteuse s'exerce sur l'organe qui préside à la circulation du sang (coeur) ou sur ceux qui règlent sa distribution (vaisseaux), les hématocitiéiifjues se àiviseni en cardioloniques d'une part, en angioloniques et angioplégiques d'autre part (rAvoi , tension , àf/tim- , vaisseau , ■nXtiytj , coup , paralysie).

La classe des altérants se divise en altérants inorganiques et organiques , d'après leur constitution chimique ; les altérants inorganiques eux-mêmes se subdivisent en mercuriaux, arsenicaux, phosphores et iodés.

Les médicaments agissant sur les appareils glandulaires permettent médecin d'obtenir un efl'et thérapeutique utile en excitant ou

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