‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 96 sur 130 · SUBLIME. NITRATE D ARGENT · texte numérisé non relu

SUBLIME. NITRATE D ARGENT

o^Smê 80ua forme d'un composé insoluble, tue les microoi^anjsmes , empêche les fermenta inorganiques d'exercer leur action , contrarie le développement et la multiplication des schizomycètes. Atalgré ces propriétéa on emploie rarement le nitrate d'argent comme antiseptique. En regard de ses propriétéa caustiques et astringentes qu'il partage avec quantité d'autres sels de métaux lourds et de métaux alcalino-terreux (le chlorure de zinc, le sulfate 'le zinc, le sulfate de cuivre, ('(i/mm), l'on néglige trop son acd'o» antisejitique, qui est de la plus haute importance, et qui donne, par exemple, des résultats si excellents dans le traitement de la gonorrhêe et la conj/mctivite infectieuse. Son pouvoir bactéricide le met sur le même rang que le sublimé : 7 p. de sublimé ont la même puissance antiseptique que 8 p. de nitrate d'argent. Lo nitrate d'argent s'emploie parfois sous forme de pommade (nitrat. argent! 1, bals, peruv. 5, vaselini 100 gr., Treub). Son affinité chimique pour les chlorures, que l'on rencontre partout dans l'organisme , et surtout la facilité avec laquelle il se laisse réduire en présence des matières organiques, font qu'il ne convient guère comme antiseptique général.

Selon Lazzaso le pouvoir bactéricide du nitrate d'argent serait encore Hurpas.se par celui du fluorure d'argent (p. 283) , antiseptique puissant, maiâ se décomposant facilement. '/î milligr. de ce sel dissous dans 10 ce, d'eau suffirait pour tuer lea spores du bacille du charbon.

Très récemment enfin Liebrecht a préconisé l'emploi de Vargonine, comme pouvant remplacer avantageusement celui du nitrate d'argent. L'on obtient rargoiiine, en mêlant le nitrate d'argent avec une solution alcaline de caséine, et en précipitant le tout par l'alcool. C'est donc une espèce de caaéinate d'ai^ent , exempt de toute propriété caustique mais antiseptique énergique, et pouvant entrer en concurrence avec le phosphate de l'élkglène-diamine ou argentique, dont ScHàFFER a préconisé en 1894 les vertus tout à fait identiques.

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