‹ Leçons de philosophie scolastiqueChapitre 26 sur 90 · ALPHONSE TRAVAGLINI, DOCTEUR MÉDECIN-CHIRURGIEN · texte numérisé non relu

ALPHONSE TRAVAGLINI, DOCTEUR MÉDECIN-CHIRURGIEN

Fondateur de l'Acadcmic philosophico-médicale, Pie IX, Pape.

Bion-aimé Fils, Salut et Bénédiction Apostolique (1).

« Lorsque, au mois de mars passé. Nous vous accueillions, vous, bien-aimé fils, ainsi que Jean-Marie Cornoldi, prêtre de la Compagnie de Jésus, qui a été votre conseiller et votre auxiliaire le plus assidu, dans Tinstitution de votre Académie, et plusieurs autres illustres personnages qui adhéraient à votre œuvre. Nous vous félicitions d'avoir formé le dessein de rappeler la science médicale aux vrais principes de la philosophie dont elle était écartée depuis longtemps, et de vous servir principalement des médecins eux-mêmes, lesquels ont tant contribué à fortifier et à divulguer les erreurs du matérialisme, pour rétablir la doctrine saine sur l'essence et l'origine des choses, et principalement sur l'homme qui est l'objet de la médecine : de cette

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manière le remède viendrait de la source principale du mal. Aujourd'hui, Nous Nous réjouissons de ce que le succès a répondu à Nos vœux, car, déjà dans l'Italie seulement, plus de cent docteurs ont adhéré à cette Académie encore naissante, et les plus grands succès lui sont dès maintenant assurés.

Nous voyons aussi avec une grande joie que, inflexibles dans votre plan, vous avez résolu de ne recevoir comme sociétaires que les hommes qui professent et qui sont prêts à défendre les doctrines proposées par les Conciles et par ce Saint-Siège, et nommément les principes du Docteur angélique touchant l'union de rame intellectuelle avec le corps humain, et touchant LA FORME SUBSTANTIELLE ET LA MATIERE PRE- MIERE.

On ne saurait assurément réparer les ravages causés à la religion et à la science par le matérialisme, débarrasser la science des liens de cette erreur, et obtenir un véritable progrès que parle moyen de la vérité. La vérité venant àe Dieu, comme la théologie l'enseigne clairement et avec certitude, ne saurait être en désaccord avec la philosophie et les sciences physiques ; lors donc que l'on semble ne vouloir que soumettre les esprits au joug de la foi, en réalité on travaille par là-même à fortifier la science, à l'expliquer et à la faire progresser, et, par ce moyen, Thomme, qui était honteusement confondu avec les brutes dans la fange du matérialisme, est relevé à la dignité des enfants de Dieu. Gardez-vous donc bien d'admettre dans votre société quelque partisan des idées modernes, qui, par le pompeux appareil d'une vaine érudition, pourrait semer la division dans vos rangs et soustraire les esprits à l'autorité du magistère de l'Eglise, à laquelle seule a été confiée, par le Christ Notre-Seigneur, la chaire infaillible de la vérité.

Si vous persévérez dans la résolution que vous avez prise, si vous évitez avec soin les pièges des faux frères, si, tous, poussés par le même amour, vous travaillez avec respect et zèle pour la religion à acquérir la vérité, à la faire briller et à la propager, assurément vous aurez bien mérité de l'Eglise, de la science, de la so.

ciété religieuse et civile, et bientôt vous verrez votre Académie honorée par l'adhésion d'un grand nombre de savants et par l'encouragement de tous les hommes honnêtes.

Tels sont Nos souhaits pour votre œuvre; en attendant, comme présage du secours divin et comme gage de Notre bienveillance paternelle, Nous vous accordons, de tout notre cœur, à vous, bien-aimé fils, et à tous les sociétaires de l'Académie philosophico-médicale de Saint-Thomas d'Aquin, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le vingt-troisième jour de juillet de l an 1874, la vingt-neuvième année de notre Pontificat.

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