‹ Leçons de philosophie scolastiqueChapitre 90 sur 90 · DEUXIÈME PARTIE. De Dieu · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. De Dieu

SOIXAN TK-TREIZIÈME LeçON . — DiCU BSt 605

Double manière de procéder en philosophie : par voie d'inquifition, et par voie de démonstrulion. Le sujet que nous traitons n'a nullement besoin de la première; avantages de la seconde. Différence entre être et exister; il est mieux de dire Dieu est que Dïcnexiste. — Conclusion. Véire infiniment parfait EST. — !'"<=. Il y a un être A" improduit; 2° nécessaire; 3° cause première. Cet être ne peut avoir de limites dans sa perfection; il renferme le concept de son actuation propre. — 11«. On prouve cette même vérité par les trois ordres : 1° logique; 2" physique; 3° moral, lis sont tous trois un fait; ils sont impossibles sans un ordonnateur. — m». Consentement universel.

SoixANTE-QUATonziÈME Leçon. — Des attributs absolus de Dieu.

Unité et simplicité.Nom propre de la divinité Gi:j

Définition et division des attributs divins; attributs absolus et attributs relatifs. Conclusion !»'<'. Dieu est un. 1" C'est ce que demande le concept de l'être le plus parfait; 2° de l'être imparticipé; 3° de l'individuation per se ; 4" sans cela, il y aurait un nombre infini de dieux. — Il<=. Dieu est simple. 11 n'admet pas de composition, 1° ni de matière et de forme; 2' ni de substance et d'accidents; 3° ni de genre et de ditTérence ; 4° ni d'essence et d'être. Cette dernière se trouve dans la créature : l'essence reste; on a l'être, on le perd; il varie; l'être est acte et l'essence est puissance. Doctrine de S. Thomas sur ces trois points. — - Corollaire. Nom propre de Dieu : Ipsum esse. L'infinitif des verbes, et lo verbe substantif.

Soixante-quinzième Leçon. — Dieu est Intelligence, Amour, Vie :

11 est Immuable, Eternel et Immense 624

Conclusion 1""". Dieu est Intellif/ence. 1" Il en est l'auteur en nous. 2° 11 est lui-môme son espèce intelligible, sa puissance infinie, et ainsi il engendre un Verbe qui est lui-même. 3" 11 est acte et non puissance; on dit mieux : Il est, que : Il a r intelligence.— \ï'=. Dieu est Amour. Essentiel, infini, son essence même. — Coroll. Comme il a un seul Verbe, il a un seul amour. — lllo.Djeu est Vie. — lY^.Dieu est Immuable. —Coroll. En opérant au dehors de lui, il ne se change pas, mais il change les choses. — V«. Dieu est Eternel. — Coro/i. Onne peut le dire d'aucune créature. — Vl«. Dieu est Immense. — Coroll, Il n'appartient qu'à lui d'être partout.

Soixante -sEiziÈNfE Leçon. — Des attributs relatifs de Dieu : Dieu

est Idée, Lumière et Vie de toutes choses ; il est Libre ; Créateur, Tout- Puissant 631

Conclusio)i l'c. Dieu est Idée, — il*". L\'ssence divine, eii tant que connue comme imitable, est Vidée. — 111". Le Verbe de Dieu est Vidée. — iV*-". Bien que Dieu soit Vidée, on peut dire toutefois qu''il est plusieurs idées, et quUl y a en- Dieu plusieurs idées. — V". Toutes les choses en Dieu sont la Vie de Dieu, et la Lumière quiillumine toute créature intellective. — W'.La Volonté de Dieu est libre relativement aux choses contingentes. La perfection créée, ne peut pas manquer à l'être incréé. Volontés antécé^lentc et conséquente. — Coroll. Dieu ne peut vouloir l'absolument parfait. — Vil". La liberté de Dieu n''est pas opposée à son immutabilité. — Vlll*. Dieu est Créateur. Ce ([ue demande la création; ce qu'elle est, elle a pour objets le monde corporel et le monde incorporel. On ne peut prouver

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qu'elle a du être dans le temps. — Coroll. I. Fausseté radicale du panthéisme considéré dans ses trois formes; fausseté des deux principes. 1X«. Dieu est Tout- Puissant. On le prouve par la perfection de l'essence; et par la puissance créatrice, qui est infinie.

SoixANTE-Dix-sEpfiÈME Leçon. — Dc la scieiice que Dieu a de toutes

choses

Il y a trois sortes de choses : 1° les possibles; 2° les existants ; 3« les fu»turs contingents. Conclusion l^'^. Dieu a la science de toutes les choses. — 11^. La science de Dieu est cause de toutes les choses. — III^ Dieu connait toutes les choses par une connaissance propre, et les voit toutes en elles-mêmes. — IV«. Dieu connaît tous les possibles. — V«. Dieu connaît le mal. — VI". Il connaît les futurs nécessaires, les futurs libres, et les futurs contingents, nécessaires ou libres. Les premiers dans leurs causes; les seconds dans leur cognoscibilité, qu'ils ont en Dieu indépendamment du temps; les troisièmes dans la vérité, qu'ils ont dans leur contradictoire ; la Providence divine le demande. — VII«. Dieu n'a pas la science des singuliers indépendamment de sa volonté. Explication de la manière dont s'exercent les sciences diverses de Dieu. Analogie avec l'intelligence humaine. L'idéal devient réel par l'acte créateur. Trois sciences : 1° de simple intelligence; 2° d'approbation; 3° de vision.

De la conservation, de la motion et du concours.... ,.

SOIXANTE'DIX-HUITIÈME LeÇON.

Conclusion. /«. Dieu est le conservateur positif, direct, et immédiat de toutes les choses. Diverses sortes de conservation; l'être le demande toujours. — Coroll. Comment pourrait se faire l'annihilation. — ll^. Dieu meut et prémeut toutes choses à ses opérations. Prémouvoir n'est pas toujours prédéterminer. La volonté est acte à l'égard de l'objet adéquat, et puissance à l'égard de l'objet inadéquat. Elle est prémue et prédéterminée au premier; elle est seulement mue au second. Doctrine de S. Thomas. Elle n'est ni prémue, [ni mue au mal. — Coroll. 1. Résumé ds ce qui a été dit. — II. Remarque pour comprendre S. Thomas sur ce sujet. — III^. Dieu concourt immédiatement à toutes les opérations des créatures. Définition du concours; ce qui le demande; comparaison avec la hache et avec la lumière.

SoixANTE-Dix-NEuviÈME Leçon, — De la Provideuce divine

Différence entre prévoir et pourvoir ; le dernier suppose le premier. — Conclusion 1''^. Dieu prévoit les choses futures. — 11^. Vacte créateur actue le monde en Vordonnant à la gloire divine. On le démontre a priori par l'intelligence qui veut une fin et par la perfection qui la veut aussi; a posteriori par le fait. — Ill«. Vacte créateur a mis en acte un monde archétype, dont toutes les parties sont admirablement ordonnées. Preuves. Les désordes accidentels du monde physique ou même du monde moral ne prouvent rien contre cette thèse. — IV^ Vacte créateur, qui a mis en acte le monde idéal, comprend non-seulement la création, mais aussi la conservation, la motion et le concours. — V<= Dieu pourvoit par sa Providence aux besoins des choses créées.

QoATRE-viNGTiÈME Leçon. — Dc la liberté humaine et des événements surnaturels, par rapport à.

la Providence divine

i'Ionclusionl"^. La Providence divine n''enlève pas la liberté humaine. Elle ne l'enlève par aucune de ses trois sciences, ni par la prémotion, ni par le concours. Nécessité conséquente ou antécédente de l'acte libre. — I!«. Les événements surnaturels ne sont pas contraires à la Providence. Ils sont compris dans l'idée archétype; ils n'apportent aucun changement au plan divin. — Coroll. Dieu est, comme cause suprême; fait tout en toutes les créatures Passage de Dante. — Fin de la table.

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