‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 46 sur 117 · II · texte numérisé non relu

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sommes loin de penser qu'il soit temps encore de nous dévoilar tous les artiOces de la méthode de Newton et de la méthode de Corneille ; de nous apprendre ce que ces méthodes ont de commun, et ce qu'elles ont de particulier ; ce que le raisonnemeni est dans son essence et ce qu'il est dans ses formes ; ce qu'il ajoute , ce qu'il peut ajouter a nos premières idées, a nos premières perceptions de rapport, etc. Ces questions ^ et plusieurs autres non moins importantes , veulent des esprits longtemps exercés, longtemps nourris de la lecture des poètes et des orateurs, autant que de celle des philosophes.

J*ai donc pu , vous trouverez peut-être que j'ai dû, consacrer ma première leçon a la méthode S J'en ai montré d'abord ce qui m'a paru nécessaire pour Tintelligence du système des facultés de Tâme, eç prévenant de TinsufOsance de ces réflexions préliminaires, et en promettant de reprendre plus d'une fois le même sujet. Aussi n'ai-je guère manqué l'occasion de vous faire sentir combien il est avantageux de nous rendre compte de ce que nous faisons , quand nous pensons et quand nous raisonnons. L'esprit acquerra toute la perfection a laquelle il peut aspirer, si , de bonne heure , il remarque ses manières d'agir, pour les répéter dans les mêmes circonstances, toutes les fois qu'elles auront déjà produit un bon effet; pour s'en abstenir, lorsqu'elles n'auront pas été suivies du succès. C'est a cette habitude de nous observer que nous devons tout ; et ne

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