Part. I , leç. xiii
noms , aux dénominations , et en général aux signes de la pensée.
« Qu'est-ce au fond que la réalité qu'une idée générale et abstraite a dans notre esprit? Ce n*est qu'un nom ; ou , si elle est quelque autre chose , elle cesse nécessairement d*être abstraite et générale *. »
« Les idées abstraites et générales ne sont donc que des dénominations '. »
« Si vous croyez que les idées abstraites et générales sont autre chose que des noms, dites, si vous pouvez, quelle est cette autre chose ' ? »
Ces propositions approchent tellement de la vérité , qu'on peut les admettre, et qu'il est inutile de chercher a faire voir qu'elles sont un peu exagérées. Condillac, d'ailleurs, le dit assez lui-même, lorsque, dans le Traité des sensations, il donne des idées générales a la statue qu'il anime, quoique cette statue soit privée de tout langage.
« Comme la slalno n'a l'usage d'aucun signe, elle ne peut classer ses idées avec ordre, ni par conséquent en avoir d'aussi générales que nous; mais elle ne peut pas non plus n'avoir point absolument d'idées générales. Si un enfant, qui ne parle pas encore, n'en avait pas d'assez générales pour être communes au moins a deux ou trois individus , on ne pourrait jamais lui apprendre a parler une langue; car on ne peut commencer a parler m
\. Logique^ p. U2.