‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idéesChapitre 10 sur 93 · AVERTISSEMENT DE LA CINQUIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE LA CINQUIÈME ÉDITION

Ces leçons, qu’il nous soit permis de le rappeler, furent écoutées, en 1811 et 1812, à l’Académie de Paris, avec une attention pleine de bienveillance.

Le public nous sut gré de reproduire des idées qu’il avait trop longtemps été forcé de négliger, et dont l'oubli ramènerait les nations à la barbarie. .

La jeunesse ne s’effraya pas de nos recherches mélaphysiques. Sa curiosité leur prêta de l'attrait et une sorte de charme.

L’auditeur le plus étranger à ces recherches entendit avec intérêt l’histoire des mouvemens et des affections de son âme.

Le savant que la lecture des philosophes avait rendu familier avec leurs doctrines, sembla nous tenir compte de quelques vues nouvelles sur les principes de l’intelligence.

Et pour nous rassurer encore, le célèbre écrivain, alors grand-maître de l'Université, M. de Fontanes, se plut à nous dire qu’il goûtait la simplicité de notre lan-

* L'intention de l’auteur était que cet avertissement, substitpé, en 1835, à celui des éditions précédentes, restàt, désormais , inséparable des Leçons de philosophie, dont il précise la date, rappelle et explique le succès, justifie ia publication,

a AVERTISSEMENT.

gage et la clarté de nos explications. 11 témoigna le désir de voir notre enseignement plus répandu, et con- ‘sacré à l’instruclion publique.

Les leçons furent imprimées : les voici à leur cinquième édition.

Quel que soit, à nos yeux, le prix de ces divers encouragemens, et quoiqu’ils aient passé nos espérances, le sentiment qu’ils nous inspirent ne saurait aller au delà d'une confiance modeste. |

Le jugement des contemporains n’est pas toujours celui des âges suivans. Combien de fois on a vu la louange se changer en critique, l’indulgence en sévérité ! Combien de systèmes furent d’abord reçus avec faveur, qu'aujourd'hui lon dédaigne, ou qui ne sont plus ! La durée n’est promise qu à la vérité.

Heureux celui qui aurait trouvé la vérité! Heureux surtout, après l'avoir trouvée, s’il avait su l’exprimer dignement et la faire aimer.

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