‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 122 sur 158 · VISION SIMPLE ET DOUBLE · texte numérisé non relu

VISION SIMPLE ET DOUBLE

lancer, les enfants dans l'action de sauter sur le dos de leurs camarades.

18. Quand le toucher trouve qu’un objet extérieur est simple, les centres (le ses images sur la rétine dans les deux yeux tomberont sur les centres des taches jaunes des deux yeux, quand ils seront dirigés vers ce point; mais, s’il y a deux objets extérieurs, les centres de leur double image ne peuvent tomber en même temps sur les centres des taches jaunes.

Réciproquement, quand les centres de deux images formées simultanément dans les deux yeux tombent sur les centres des taches jaunes, l’esprit juge que les images sont produites par un seul objet extérieur. Quand ces conditions ne se réalisent pas, il y a deux objets.

Cette règle est la seule explication admissible des faits suivants : quand un objet parait simple au toucher et simple aussi quand on le regarde avec un seul œil, il'paraît également simple quand on le regarde avec deux yeux, quoique deux images en soient nécessairement formées ; d’autre part, quand les centres de deux images d’un seul objet ne tombent pas sur les centres des taches jaunes, on voit les deux images séparément et l’on a une double vision. Quand on louche, les axes des deux yeux ne convergent pas également vers l’objet regardé. En conséquence quand le centre de l’image formée dans l’un des yeux tombe sur la tache jaune, la portion correspondante de celle qui est formée dans l'autre œil ne tombe pas sur la tache jaune et la double vision se produit.

19. Dans la vue simple avec deux yeux, les axes des deux yeux des mouvements desquels le sens musculaire donne une notion, se coupent sous un angle plus grand quand l'objet se rapproche, et sous un angle plus petit quand il s'éloigne.

Réciproquement, si, sans changer la position d’un objet, les axes des deux yeux gui le regardent peuvent converger ou diverger, l’objet semblera s'approcher ou s’éloigner.

Dans l’instrument qui porte le nom de pscudoscope des miroirs ou prismes sont disposés de telle façon que les rayons lumineux provenant d’un objet immobile peuvent faire changer l’angle sous lequel ils entrent dans les deux yeux et obliger ainsi les axes des deux yeux à devenir plus ou moins convergents. Dans le premier cas, l’objet semble se rapprocher; dans le second, il semble s’éloigner.

20. Quand un corps d’un volume ordinaire que le toucher a reconnu solide est vu avec les deux yeux, ses images formées dans les yeux sont nécessairement différentes', l'une se montre tin peu plus du coté droit du solide, l'autre un peu plus de son côté gauche. Néanmoins elles se confondent en une image commune qui donne l’impression d’un corps solide.

Réciproquement, si les deux images de l'aspect droit et de l’aspect gaische d’un corps solide tombent sur la rétine des deux yeux, de façon ù se confondre en une image commune, l esprit juge qu elles proviennent d'un objet unique solide qui, seul, dans des circonstances ordinaires est apte à les produire.

Le stéréoscope est construit sur ce principe. Quelle qu’en soit la forme, il est construit de façon à projeter les images de deux dessins d’un corps solide, telles qu elles seraient obtenues par l’œil gauche et par l’œil droit du spectateur sur des parties de la rétine de la personne qui se sert du stéréoscope, qui recevraient ces images si elles provenaient réellement d’un corps solide. L’esprit juge immédiatement qu’elles proviennent d’un seul corps extérieur, solide et voit le corps au lieu des deux images.

Page 1