‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 126 sur 158 · MOELLE ÉPINIÈRE · texte numérisé non relu

MOELLE ÉPINIÈRE

•deux séries parallèles de petits paquets de cordons nerveux, les racines des nerfs spinaux ; celles de ces racines qui naissent le long de la ligne qui est plus voisine de la surface postérieure de la moelle, s’appellent les racines postérieures ; celles qui naissent près de l’autre ligne s’appellent les racines antérieures. Un certain nombre de racines antérieures et postérieures au môme niveau sur chaque côté de la moelle convergent au môme point et forment les faisceaux antérieurs et postérieurs; alors les deux faisceaux antérieurs et postérieurs forment le tronc d’un nerf spinal ; mais auparavant le faisceau postérieur offre un rendement qui porte le nom de ganglion des racines postérieures.

Les troncs des nerfs spinaux sortent du canal vertébral par des ouvertures appelées trous de conjugaison ; se divisent et se subdivisent ensuite; leurs ramifications ultimes sont aux muscles et à la peau.

Il y a trente et une paire de nerfs spinaux et, par conséquent deux fois autant de racines de nerfs spinaux qui émergent en deux séries latérales de chaque moitié de la moelle.

5. Une section transversale delà moelle (fig. 70, B) montre que chaque moitié contient deux substances : à l’extérieur, une substance blanche , à l’intérieur, une substance rouge-grisâtre. Cette substance grise est disposée de façon que dans une section transverse elle a la forme d’un croissant dont une extrémité serait plus grosse que l’autre et dont la concavité serait dirigée en dehors ; les deux extrémités du croissant s’appellent des cornes ; l’une, dirigée en avant, corne antérieure, l’autre, dirigée en arrière, corne ' postérieure. Les côtés convexes des cornes de matière grise qui se rapprochent l’un de l’autre et sont réunis par le pont qui renferirte le canal central.

Plusieurs des fibres nerveuses dont sont composées les racines antérieures peuvent être suivies dans la corne antérieure ; celles des racines postérieures entrent dans la corne postérieure.

6 Les propriétés physiologiques des organes que nous venons de décrire sont très-remarquables.

Si le tronc d'un nerf rachidien est irrité d’une façon quelconque par le pincement, la section, la galvanisation ou l'application d’un corps chaud, deux choses arrivent : en premier lieu, tous les muscles auxquels se distribuent les filaments de ce nerf se contractent; en second lieu, on provoque de la douleur, et cette douleur se rapporte à la partie de la peau à laquelle ces nerfs se distribuent. En d’autres termes les effets qui suivent l’irritation d’un tronc nerveux soify. les mêmes que ceux qui sont consécutifs à l’irritation des fibres qui le suivent jusqu’à sa terminaison.

Ces effets se reproduiront après l’irritation d’une portion quelconque des branches du nerf; toutefois, quand une branche nerveuse est irritée, les seuls muscles qui en seront directement affectés et la seule région de la peau à laquelle la douleur se rapporte seront ceux auxquels cette branche envoie des fibres nerveuses. Ces mêmes effets suivront l'irritation d’une portion quelconque d’un tronc nerveux jusqu’au point auquel se réunissent les racines antérieures et postérieures des nerf rachidiens.

7. Si le faisceau de racines antérieures est seul irrité, on n’observera que la moitié des effets signalés plus haut ; en d’autres termes, tous les muscles auxquels les fibres de ces racines se distribuent se contracteront, mais on ne r percevra aucune douleur.

De même si le faisceau postérieur pourvu de ganglions est irrité, ou n’observera que la moitié des effets observés en irritant tout le tronc. Mais c'est l’aütre moitié, c’est-à-

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