CRISTALLIN. - CARTILAGE
Deux glandes sébacées s’ouvrent ordinairement dans le bulbe pilifère, près de son ouverture et fournissent au cheveu une sorte de pommade naturelle ; des fibres musculaires lisses sont dans des relations telles, avec le bulbe que, quand elles se contractent, elles le font passer de sa position oblique naturelle à une position perpendiculaire à la peau (fig. 28, b).
Section de cartilage qui montre le blastème ou matrice (a) avec les groupes de cellules (b) qui contiennent des noyaux (r) et des globules de graisse (d).
Grossissement d’environ 550 diamètres.
Ces fibres musculaires se contractent sous l’influence du froid ou de la peau, et donnent lieu aux « horripilations, » à « la chair de poule » et aux cheveux qui « se dressent sur la tète. #
6. Le cristallin se compose de fibres qui soi. des cellules modifiées, de l’épiderme de cette portion retournée de la peau dont toute la chambre antérieuie de l'œil et la lentille, sont primitivement formées.
7. Cartilage. Tandis que l’épithélium et l’épiderme ne se rencontrent que sur les surfaces libres du corps, les cartilages sont situés profondément au sein des organes. Ils se composent d’une matière élastique, demi-transpa-
renie, résistante, qui abandonne, par l’ébullition, une substance appelée la chondrine et qui contient un grand nombre de petites cavités dans lesquelles se trouvent des cellules à un seul noyau ou des groupes de ces cellules (fig. 78). Le nombre de ces cellules augmente par subdivision. Le cartilage ne contient pas de vaisseaux ou ne contient que ceux qui lui parviennent des régions voisines.
8. Tissu connectif (appelé aussi fibreux ou aréolnire ou plus souvent encore connectif). — (Voy. p. 11, note.)
Ce tissu, le plus répandu dans l'organisme, consiste en bandes, en paquets ou cil lames, de substance blanchâtre qui offrent l’aspect de fibres tissées et qui peut être mécaniquement divisé en d’imnombrables filaments. Il se gonlle et abandonne la gélatine quand on le fait bouillir dans l’eau.
L’addition d’acide acétique fort, détermine aussi le gonflement et la transparence du tissu connectif, qui perd entièrement son aspect fibreux et révèle en outre la présence de deux éléments que l’acide acétique n’attaque pas, savoir : des noyaux et des fibres élastiques de différents degrés de finesse. Si l’acide est neutralisé à ce moment par un alcali faible, le tissu connectif reprend son opacité partielle et son aspect fibrillaire. Les noyaux proviennent de ceux qui existaient dans le tissu amorphe (indifférent), d’où est provenu le tissu connectit, tandis que les fibres élastiques, de même que celles qui abandonnent de la gélatine par l’ébullition, proviennent des transformations du blastème (matrice), La proportion des fibres élastiques, par rapport à celles qui ont de la gélatine, varient dans le tissu connectif des différentes régions du corps, quelquefois les fibres élastiques sont tellement nombreuses, que l’élasticité est le caractère le plus marqué du tissu qui en est formé.