‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 143 sur 158 · TISSU NERVEUX · texte numérisé non relu

TISSU NERVEUX

à un bâtonnet; enfin ces fibres ne se subdivisent point en fibrilles et n’ont point de sarcolemme (fig. 85, B).

Fig. 83.

A, fibre nerveuse intacte à l'étal frais. B, libre nerveuse dans laquelle la plus grande partie de l’enveloppe et du contenu coagulé (a b) ont clé expulsés du cvlindrc-axe (ce). C, libre nerveuse dont la portion supérieure garde son enveloppe et son contenu coagulé" tandis que le cylindreaxis (au) sort. B, corpuscule ou cellule ganglionnaire ; a, son noyau et nucléole.

Grossissement d’environ 350 diamètres.

16. Le tissu nerveux contient deux éléments : les fibres nerveuses et les corpuscules ganglionnaires. Les fibres nerveuses ordinaires, telles que celles qui forment les éléments essentiels de tous les nerfs, sauf des olfactifs (première paire), sont pendant la vie, ou tout au moins à l’état

frais, des filaments à peu près cylindriques d’un aspect clair et légèrement visqueux. Mais, peu après la mort, une sorte de coagulation se produit dans les fibres et on les trouve alors composées d’une membrane extérieure trèsdélicate, amorphe (que l’on ne doit pas confondre avec le névrilème), qui forme un tube au centre duquel passe un filament solide, le cylindre-axis. Entre le cylindre-axe et le tube, se trouve un liquide dont on a extrait une substance solide, qui réfracte fortement la lumière et qui tapisse ses parois.

Telle est la texture intime de tous les gros troncs nerveux; ces éléments se trouvent placés côte à côte dans le cordon nerveux et sont réunis par un tissu connectif délicat, renfermé dans une enveloppe de la même substance appelée le nevrilème. Dans les troncs nerveux, les fibres restent parfaitement distinctes l’une de l’autre et se subdivisent rarement, si même elles se subdivisent jamais. Mais quand les nerfs pénètrent dans un organe central, ou qu’ils approchent de leurs terminaisons périphériques, les fibres nerveuses se divisent fréquemment en branches. Dans tous les cas, ils deviennent de plus en plus petits jusqu’à ce qu’à la fin le cylindre -axe l’enveloppe et que son contenu ne soit plus séparable, et le nerf devient un filament homogène dont les terminaisons ultimes dans les organes sensitifs et dans les muscles, ne sont pas encore bien connues.

17. Dans la leçon VIII, nous avons mentionné des corps particuliers appelés les corpuscules du tact qui sont formés par des petites masses de tissu connectif spécialement modifiées en relations avec les extrémités des nerfs dans les papilles de la peau.

Dans la figure 86, on peut voir quatre de ces papilles qui ont été rendues transparentps, auxquelles on a ôlé la

CORPÜSCUI.ES NERVEUX. 520

couche d’épiderme qui les recouvre; la plus grosse contient un corpuscule du tact ( e ).

Dans le cerveau et la moelle d’un autre côté, il est certain que, dans plusieurs cas, les extrémités fines des fibres nerveuses se continuent avec les appendices des corpuscules ganglionnaires.

rig. 80 .

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a, grosse papille contenant un corpuscule du tact • , -

*' aulres ,iapi,,e ; sans mais ornant de; ZcïZnZZlsJ

Grossissement d’environ 300 diamètres.

f* 8 / Les ne f sont des fibres plates, pâles, n’of-

rant aucune distinction entre l’axe, le cylindre et son con-

ZZTZZZ 5 de vaisseaux dislribués à interval,es

1 9. Les corpuscules ganglionnaires se trouvent principa

rarîn céré bro-spinal, dans les ganglions des

rac n es p 0s te„eures des nerfs et dans ceux du grand sym-

TeZr : ma u llS eXiStCm 3USSi ai " eurs ’ notan) ment dans quelques-uns des organes des sens (voy. leçon IX).

e S0nt des cor P s s P h éroïdaux qui renferment une cavité

53 ) I.tÇONS DE l’IlYSiOLOGIE. — SU.

centrale dans laquelle se trouve un noyau (fig. 85, Do), chaque ganglion envoie un deux ou plusieurs prolongements qui peuvent se diviser et se subdiviser; dans quelques cas, ils s’unissent avec les prolongements d’autres corpuscules, tandis que, dans d’autres, ils se continue avec les fibres-nerfs.

TABLEAUX STATISTIQUES

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