INFLUENCE DES NEUFS
(luisent aux joues seulement ou se propagent jusqu’à « la racine des cheveux » ou sur tout le corps.
Quelle est la cause de ce changement? Le sang est un liquide rouge et chaud; la peau rougit et s’échauffe, parce que ses vaisseaux renferment une plus grande quantité de ce liquide rouge et chaud; et celle quantité est plus grande, parce que les petites artères se dilatent soudain, la contraction naturellement modérée de leurs muscles faisant place à un certain degré de relâchement. En d’autres termes, l’action des nerls qui déterminent cette contraction musculaire est suspendue.
D’autre part, chez beaucoup de personnes, une terreur vive produit un refroidissement de la surface du corps, tandis que la face pâlit et se contracte. En effet, sous cette influence, l’apport de sang à la peau est très-diminué en raison d’une stimulation vive des nerfs des petites artères sous l’influence de laquelle elles se resserrent et interceptent plus ou moins la circulation.
24. On peut prouver, à l’aide d’expériences sur les lapins, que les choses se passent réellement ainsi. 11 est vrai de dire cependant que, spontanément, les lapins ne rougissent point, mais on peut les faire rougir artificiellement. Si l’on coupe chez le lapin le nerf du grand sympathique qui envoie des branches aux vaisseaux de la tète, c’est l’oreille de ce lapin, recouverte d’une peau extrêmement fine, qui laisse voir tous les changements des vaisseaux. Cette oreille, dis-je, rougira : en d’autres termes, les vaisseaux remplis' de sang se dilateront et l’oreille deviendra rouge et chaude. La raison en est que, quand le nerf grand sympathique est coupé, la stimulation nerveuse que transmettent ses branches est interrompue, et les muscles des petits vaisseaux qui étaient légèrement contractés se relâchent complètement.
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Et maintenant, on comprend qu’il est aisé de produire sur l’oreille d’un lapin ou la pâleur ou le froid. A cet effet, il suffit d'irriter celui des bouts coupés du sympathique qui reste en communication avec les vaisseaux. Les nerfs sont irrités de façon que les fibres musculaires des vaisseaux se contractent énergiquement, ce qui diminue leur calibre, au point que ce sang peut à peine se frayer un passage, et qu’en conséquence l’oreille pâlit et se refroidit.
25. L’importance pratique de ce contrôle local exercé par lesystème nerveux est immense. Quand l’exposition au froid cause chez l’homme un catarrhe, une inflammation des poumons ou la diarrhée, ou quelque affection encore plus sérieuse des viscères abdominaux, la maladie se manifeste par l’intermédiaire du système nerveux. L’impression faite sur la peau par le froid est transmise aux centres nerveux et influence de la sorte les nerfs vaso-rnoleurs (tel est le nom des nerfs qui règlent les mouvements des parois vasculaires), de façon à causer des paralysies partielles et à produire un état de congestion (ou distension excessive des vaisseaux) qui aboutit fréquemment à l’inflammation.
26. Le cœur est-il, de la même façon, sous le contrôle du système nerveux central?
Ainsi que chacun le sait, il n’est point sous 1 influence directe de la volonté, mais chacun sait aussi que les mouvements du cœur sont singulièrement affectés par toutes les lormes d’émotion.
Des hommes et des femmes s’évanouissent souvent, et il en est parfois qui sont foudroyés par une joie ou une douleur violente et soudaine; or, quand ces morts arrivent, elles sont dues à ce que la perturbation du cerveau produit un quelque chose qui arrête le cœur aussi absolument que l'on arrête la roue dentée d’une montre avec