COU US UE LV CIRCULATION
l’intestin et de certains autres viscères de l’abdomen, v. g 7), il est conduit par des vaisseaux qui se réunissent graduellement pour former des troncs de plus en plus larges, ou dans la veine cave supérieure ou dans la veine cave inférieure, qui le transporte une fois de plus dans l’oreillette droite.
Mais le sang qui provient des capillaires de l’estomac et de l’intestin, de la rate et du pancréas, est rassemblé dans des veines qui s’unissent en un seul tronc, la veine porte, La veine porte distribue au foie ce sang mélangé avec celui des capillaires du même organe, sang fourni par l’artère hépatique. De ces capillaires il est porté par des petites veines qui s’unissent en un gros tronc, — la veine hépatique, — dans la veine cave inférieure. Le courant sanguin des viscères de l’abdomen qui passe à travers le foie, la veine hépatique, s’appelle la circulation porte.
Quant au cœur proprement dit, le sang lui est fourni par les deux artères coronaires qui naissent de l’origine de l’aorte précisément au-dessus des deux valvules semilunaires. Le sang des capillaires du cœur est ramené par les veines coronaires, non à l’une des deux veines caves, mais à l'oreillette droite, directement. L’orifice des veines coronaires est protégé par une valvule qui s’oppose à ce que l’oreillette droite renvoie le sang veineux qu’elle contient dans les vaisseaux du cœur.
22. En sorte que le chemin le plus court que puisse prendre une particule de sang pour passer d’un côté du cœur à l’autre, est de quitter l’aorte par l’une des artères coronaires et de revenir à l’oreillette droite par les veines coronaires; et, au contraire pour traverser le plus grand nombre de capillaires et revenir à son point de départ, une particule de sang doit quitter le cœur par l’aorte et
traverser les artères qui approvisionnent le conduit alimentaire, la rate et le pancréas. Il pénètre ensuite: 1° dans les capillaires de ces organes; 2° dans les capillaires du foie, et 5°, après avoir traversé les cavités droites du cœur, dans les capillaires des poumons d'où cette particule peut revenir au côté gauche et éventuellement à l’aorte.
En outre, d’après ce qui a été dit au sujet de système lymphatique, on voit (pie chaque portion de matière qui entre dans un des vaisseaux lactés (11, g 5 et G) de l’intestin arrrivera à l’oreillette droite par la veine cave supérieure, après avoir traversé les capillaires lymphatiques et les canaux des diverses glandes lymphatiques; au contraire, une portion quelconque de matière qui pénétrera dans les vaisseaux capillaires adjacents aux parois de l'intestin, arrivera à l’oreillette droite par la veine cave inférieure après avoir traversé les vaisseaux capillaires du foie.
23. Nous avons vu plus haut (g 2) que les petites artères et les pelites veines peuvent être influencées directement par le système nerveux qui contrôle l’état de contraction de leurs parois musculaires et règle ainsi leur calibre. L’effet de celte action du système nerveux est de donner en quelques points particuliers un certain contrôle sur la circulation et de produire un état de choses tel, que la force du cœur et les conditions générales des vaisseaux ôtant les mêmes, l’état de la circulation peut être inégal sur différents points.
L’action de romjir est une modification purement locale produite par une circulation de ce genre, et il sera instructif de considérer comment ce phénomène se produit. Une émotion, — agréable ou pénible, — s’empare de l’esprit; on ressent une bouffée de chaleur, la peau rougit, et, selon l’intensité de l’émotion, ces changements se pro-