GLOBULES ROUGES BU SANG
liâmes de millimètre et dont l’épaisseur est d’un peu plus du quart de ce chiffre. Il s’ensuit qu’un espace de 6 centimètres carrés en contiendrait environ 10 millions et que le volume de chaque globule ne s’élève pas à plus d’une fraction de centimètre cube représentée P aI ’ ",000. 0*00.000 ■ ,
Les surfaces larges des disques ne sont pas précisément plates, mais quelque peu concave, comme s’ils se pénétraient les uns les autres ; il s’ensuit donc que le centre est plus mince que les bords et quand on l'examine sous le microscope, à la lumière réfléchie, on les voit transparents au centre et sombres aux bords, ou transparents aux bords et sombres au centre, selon les circonstances. Quand, d’un autre côté, les disques sont retournés et vus par leurs bords, ils ressemblent à une poignée. On peut se rendre compte de toutes ces variétés apparentes en tournant en différents sens un biscuit rond ou un gâteau appelé moffine, corps très-semblables par la forme aux globules sanguins.
Les globules rouges sont mous, flexibles et élastiques, de sorte qu’ils se compriment facilement en passant à travers des ouvertures et des passages plus étroits que leurs propres diamètres et reprennent immédiatement leur volume propre. L’extérieur de chaque globule est plus dense que son intérieur qui contient une substance semiliqu ide ou liquide, l’ hémoglobuline. A l’aide de procédés particuliers, cette substance peut se décomposer en une substance albumineuse, la globuline, et en une substance colorante, Yhématosiné. La substance intérieure n’offre aucune structure distincte.
D’après la densité de l’enveloppe comparée à la substance intérieure de chaque globule, on peut les comparer réellement à des petits sacs aplatis dont la forme se mo-
difie on raison de la densité du plasma. Ainsi si l'on augmente la densité du plasma, en y dissolvant des substances salines ou du sucre, l’eau quitte le globule pour le plasma dense, et le globule s’aplatit de plus en plus. D’autre part, si le plasma est additionné d’eau, cette eau pénètre dans le globule et en baigne le contenu en gonflant le globule jusqu’à le rendre sphérique. En ajoutant alternativement des solutions d’une densité forte ou faible, on peut rendre successivement les globules sphéroïdes et discoïdes. On peut gonfler les globules en les exposant à l’action de l’acide carbonique; l’oxygène au contraire semble les aplatir.
5. Les globules incolores (globules blancs ou leucocytes) sont plus gros que les globules rouges; leur diamètre moyen est de 6 à 10 millièmes de diamètre. On les distingue au premier coup d'œil des globules rouges par l’irrégularité de leurs contours et par leur tendance à s’attacher à la plaque de verre, tandis que les globules rouges flottent librement ou s’accumulent l’un sur l’autre.
Un caractère des globules blancs encore plus remarquable que l’irrégularité de leur forme est l’incessante variété de contours qu’ils montrent. La forme d'un globule rouge n’est modifiée que par les influences du dehors, telles que la pression ou ses analogues; la forme des globules blancs subit une altération permanente, résultat des changements qui surviennent dans sa propre substance. Pour observer ces changements, il faut se servir d’un microscope d’un pouvoir amplifiant de cinq ou six cents diamètres; alors même ils sont si gradués que la meilleure manière de s’assurer de leur réalité est de faire le dessin (l’un globule donné à une ou deux minutes d’intervalle. C’est ce qui a été fait pour le globule représenté, figure 7, dans laquelle a représente la forme d’un globule au mo-
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