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qui lui est parvenu par Tarière rénale; on peut dire rigoureusement que ce sang est le plus pur de l’organisme, car des analyses soigneusement faites ont prouvé qu’il contient une proportion sensiblement moindre d’urèe et d’eau que celui du côté gauche du cœur. Cette différence est à coup sûr un résultat nécessaire de l’expulsion du liquide urinaire du sang à mesure qu’il traverse les reins.
Comme les veines rénales déversent directement leur contenu dans la veine cave inférieure (vov. fig. 25), il s’ensuit que le sang, dans la portion supérieure de cette veine est beaucoup moins impur ou veineux que celui qui est contenu dans la veine cave inférieure au-dessqus des reins.
12. L'irritation des nerfs qui se distribuent aux parois des vaisseaux des reins a pour effet immédiat : 1° l’arrêt de l’excrétion de l’urine, et 2° la transformation du sang rénal en sang foncé et veineux. Le premier de ces effets semble s expliquer par la diminution de pression sur les glomérules de Malpighi en raison de la diminution de volume des canaux qui s’y rendent. Le second effet est probablement en partie un résultat consécutif au premier, l’excrétion de l’acide carbonique par l’urine cessant avec la suppression de ce liquide ; il résulte aussi, dans une grande mesure, de l’introduction de l’acide carbonique dans le sang rénal en conséquence du travail des muscles des petits vaisseaux et de la perte de substances qui en résulte.
15. Que la peau soit une source de déperdition incessante pour le sang, cela peut se prouver de diverses laçons. Si le corps d’un homme ou au moins l’un de ses membres est enfermé dans un sac en caoutchouc plein d'air, on observera que cet air, analysé, a subi des changements du même genre que ceux qui s’a'ceomplissent dans l’air introduit dans les poumons. En d’autres ternies, cet air
perdra de l’oxygène et gagnera de l’acide carbonique ; il se saturera d'une grande quantité de vapeur aqueuse qui se condensera sur les parois du sac et peut être enlevée par des tuyaux convenablement disposés ; une petite quantité d urée s’accumulera en outre sur la surface du membre ou du corps entier.
Habituellement l’eau n’apparaît pas à l’état liquide sur la surface de la peau et cette fonction reçoit le nom de transpiration insensible. Mais quand on prend un exercice énergique, ou sous l’influence de certaines émotions mentales, ou quand le corps est exposé à une atmosphère chaude et humide, la transpiration devient sensible, c'est-à-dire qu elle se montre sous forme de gouttes disséminées à la surface de la peau.
14. La quantité de sueur ou transpiration varie beaucoup selon la température et les autres conditions de l’air et selon l’état du sang et du système nerveux. On estime en règle générale que la quantité d’eau excrétée par la peau est d’environ le double de celle qui, dans le même temps, est exhalée par les poumons. La quantité d’acide carbonique ne dépasse pas le trentième ou le quarantième de celle qui est expulsée par les poumons. La quantité précise d’urée n’est point connue. A l’état normal, la sueur est acide et contient des matières grasses, même lorsqu’elle est obtenue sans mélange des produits des glandes sébacées. Ordinairement la transpiration, quand elle se condense sur la peau, est mêlée aux sécrétions gazeuses de ces glandes; en outre, elle renferme des écailles provenant des couches externes de l’épiderme qui se réduisent constamment en poussière.
15. En analysant les procédés à l’aide desquels la sueur est éliminée, on doit se souvenir en premier lieu que la peau, alors même qu’il n’y aurait aucun organe glandu-
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laire qui serait en rapport avec elle, se trouverait dans la situation d’une membrane modérément épaisse, perméable, interposée entre un liquide chaud, le sang, et l’atmosphère. Même dans les climats chauds, l’air est loin d’être complètement saturé de vapeur aqueuse ; et dans les climats tempérés il cesse d'être saturé au moment même où il vient en contact avec la peau dont la température offre d’ordinaire de 12 à 16° cent, au-dessus de la température de l’air.
Une vessie ne nous montre point d’ouvertures visibles; mais si elle est remplie d’eau et suspendue dans l’air, l’eau passera insensiblement à travers ses parois, et disparaîtra par évaporation. Or, par rapport au sang, la peau est comme une vessie pleine d’un liquide chaud.
Ainsi la transpiration doit, jusqu’à un certain point, s’échapper constamment à travers les parois de la peau ; mais on ne peut déterminer avec certitude quelle peut être la quantité totale de cette évaporation, parce qu’il existe une seconde source de transpiration, source très-importante, savoir les glandes de la sueur ou sudoripares.
16. Sur toute sa surface la peau présente de petites ouvertures qui sont les extrémités de canaux creusés dans l’épiderme; chacune, de ces ouvertures se prolonge dans la direction de petits tubes d’environ 10 millièmes de millimètre de diamètre et 6 millimètres de longueur, creusés dans le derme; chaque tube est tapissé d’un épithélium continu avec l’épiderme. Ce tube se divise quelquefois, mais simple ou en branches, son extrémité ou ses extrémités internes sont en culs-de-sac et enroulées en une sorte de nœud entrelacé au milieu d’un réseau de capillaires (fig. 28, A).
Le sang de ces capillaires est donc séparé de la cavité des glandes sudoripares par leurs parois très-minces et
par celles du conduit glandulaire, parois qui réunies ne forment qu’une pellicule insignifiante, el celte organisation, quoique différente dans les détails, est semblable en principe à celle qui est réalisée dans les reins. Dans les reins, le vaisseau s’enroule avec la capsule de Malpighi, qui se termine par un tubule. Ici le lubule perspirato re s’en-
Eig. 28. — Secthis de i.a peau qui no.nthk les oi-addes sL'dokipades.
a, l'épiderme; b, sa couche profonde ou réseau de Malpighi; e il, derme ou véritable peau; f, cellules graisseuses; g, extrémité enroulée des glandes sudoripares; h, ses conduits; i, son ouverture à la surface de l'épiderme. B, section de la peau qui montre les racines des poils el les glandes sébacées; b, muscles, et c, gaine d'un poil de la main gauche.
roule sur lui-même et parmi les vaisseaux, bans les deux cas on arrive au même résultat, savoir l’exposition du sang à une large surface relativement libre, sur laquelle transsudent certains éléments de son contenu.
Le nombre de ces glandes varié dans les différentes parties du corps. Elles sont peu nombreuses dans le dos et sur le cou où leur nombre ne dépasse pas 60 par een-