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Voici trois exemples de leviers du second genre

a) L’os de la cuisse fléchi sur le bassin et dont on ne se sert pas dans l’acte du saut à cloche-pieds, bans ce cas, le point d’appui est à la hanche ; la puissance (que l’on peut attribuer au muscle droit antérieur de la cuisse 1 ) agit sur la rotule, et la position de la résistance est représentée par celle du centre de gravité de la cuisse et de la jambe située sur un point entre la fig du genou et la hanche.

b) Une côte, quand, pendant l’expiration elle est abaissée par le muscle droit de l’abdomen.

Dans ce cas le point d’appui est au point où la côte s’articule avec l’épine, la puissance est au sternum, c’est-àdire à l’extrémité virtuellement opposée de la côte, la résistance à surmonter est entre les deux.

c) L’élévation du corps sur les orteils, quand on se tient sur le bout des doigts et dans le premier temps d’un pas en avant (fig. 42, 11).

* Ce muscle s’insère : en haut à la hanche, en bas à la rotule. Ce ilernier os est uni au tibia par un gros ligament dit roi u lien.

Le point d’appui est, dans ce cas, sur le sol sur lequel sont posés les orteils ; la puissance s’applique au talon par l’intermédiaire des muscles du mollet; la résistance est la portion du poids du corps qui porte sur l’articulation du cou-de-pied qui se trouve évidemment entre le talon et les orteils.

9. Donnons maintenant trois exemples de leviers du troisième ordre.

o) L’épine dorsale , la (été et le bassin considérés comme une seule tige rigide qui doit être maintenue dans la rectitude sur l'articulation de la hanche (fig. 2). Le point d’appui se trouve alors à l’articulation de la hanche; la résistance est au centre de gravité de la tète et du tronc de beaucoup au-dessus du point d’appui ; la puissance est fournie par les muscles extenseurs ou fléchisseurs de la cuisse et agit sur des points relativement voisins du point d’appui.

b) Flexion de l’avant-bras sur le bras par le muscle biceps quand un poids se trouve dans la main.

Dans cet exemple la résistance se trouvant dans la main et le point d’appui au coude, la puissance s’applique au lieu d’insertion du tendon du biceps près du coude (fig. 40).

c) Extension de la jambe sur la cuisse au genou.

Ici le point d’appui est au genou ; le poids est au centre de gravité de la jambe et du pied ; la puissance s’applique au tibia par l’intermédiaire du ligament de la rotule, près du genou.

10. Dans l’étude du mécanisme du corps, il importe de se rappeler qu’une seule et môme partie de l’économie peut, selon les circonstances représenter chacun des trois genres de leviers. Ainsi on a vu que le pied peut dans quelques cas représenter un levier du premier genre, dans d’autres un levier du second genre. Mais il peut aussi devenir

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un levier de troisième genre, lorsque, par exemple, on fait mouvoir un poids qui est sur les orteils en remuant le pied de bas en haut. Dans ce cas le point d’appui est à l’articulation du genou, la résistance aux orteils, le puissance est représentée par les muscles extenseurs de la région antérieure de la jambe qui s’insèrent entre le point d'appui et le poids (flg. 42, 111).

11.11 est très-important que les leviers du corps ne glissent pas ou ne fonctionnent pas inégalement quand leurs mouvements sont étendus ; leur réunion en jointures ou articulations bien arrêtées ou fortement constituées prévient cette éventualité.

Les articulations peuvent se diviser en complètes et incomplètes.

a) Les articulations incomplètes sont celles dans lesquelles les leviers réunis (os ou cartilages) ne présentent point de surfaces lisses, capables de mouvements rotatoires l’une sur l'autre, mais sont unis par des cartilages ou des ligaments continus et n’ont d'autre mobilité que celle que permet la flexibilité de la substance unissante.

On trouve des exemples de ces articulations dans la colonne vertébrale ; les surfaces plates des vertèbres sont unies par des plaques épaisses d’un cartilage fibreux trèsélastique, qui donnent à toute la colonne un jeu et un ressort considérables et cependant empêchent tout mouvement très-étendu entre les différents vertèbres. Les os du pubis sont réunis entre eux et les os de la hanche avec le sacrum par un tissu fibreux ou cartilagineux, qui ne permet qu’un faible jeu et ne donne qu’un peu plus d’élas- . ticité que si l’union était effectuée par le contact direct des os.

b) Dans toutes les articulations complètes, les surfaces opposées des os qui se meuvent l’un sur l’autre sont recou*

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verles de cartilages et possèdent une sorte de sac formé par une membrane qui tapisse ces cartilages ainsi que les côtés de l’articulation ; cette membrane qui sécrète un liquide visqueux lubrifiant, la synovie, s’appelle membrane synoviale.

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