‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 82 sur 158 · TROIS GENRES DE LEVIERS · texte numérisé non relu

TROIS GENRES DE LEVIERS

mobile qui présente une résistance sous forme de poids ou d’autres obstacles.

On reconnaît en mécanique trois genres de leviers; la définition de chaque genre dépend des positions relatives du point d’appui, du point sur lequel porte la résistance et du point sur lequel la force ou puissance va s’appliquer pour surmonter l’obstacle. Si le point d'appui est entre la

Fig. 41.

Os ilu membre supérieur avec le muscle biceps. On voit eu a les iléus tendons qui rattachent ce muscle à l'omoplate, l'indique l'insertion du muscle au radius et par conséquent le point d’action de la puissance. F, point d’appui de la résistance. W, résistance ou poids de la main.

puissance et la résistance, de façon que quand la puissance met le levier en mouvement, la résistance et la puissance décrivent des cercles dont les concavités se regardent, on a le levier du premier genre (fig. 42, I).

Si le point d’appui est à une extrémité, la puissance à l’autre et la résistance entre les deux, de façon que la résistance et la puissance décrivent des arcs parallèles, plus petits du côté de la puissance quand le levier est en mouvement, le levier est dit de second genre (lig. 42, II).

LEtjO.NS DE PHYSIOLOGIE. — VII.

Si enfin le point d’appui se trouvant être à une extrémité, la résistance à l’autre, et la puissance entre les deux, la puissance et la résistance décrivent des arcs concentriques, mais la puissance se meut dans un plus petit espace et le levier est dit du troisième genre (fig. 42, 111).

7. Dans le corps humain, les parties suivantes offrent des spécimens de leviers du premier genre.

Les trois figures du premier rang représentent les trois genres de leviers ; les Irois figures du second rang montrent le pied quand il prend le caractère de l’un de ces genres. W, résistance ; F, point d'appui j P, puissance.

■ a) Le crâne dans ses mouvements sur l’allas comme point d'appui.

b) Le bassin dans ses mouvements sur la tête du fémur comme point d’appui.

e) Le pied quand il est appuyé sur les orteils, le talon levé, la résistance se trouvant être à l’articulation du coude-pied.

Les positions respectives de la puissance et de la résistance ne sont données dans aucun de ces cas parce qu’elles se déplacent selon les circonstances ; ainsi, quand la face doit s’incliner, la puissance est appliquée sur le front, la

LEVIERS DU CÜItl'S.

résistance est sur la région postérieure du crâne ; il en est de môme du bassin par rapport aux jambes, selon que le corps est fléchi en avant ou en arrière ; enfin quand le talon étant à terre, les orteils s’abaissent et frappent le sol, la puissance est au talon, la résistance au-devant du pied. Mais quand les orteils se soulèvent pour répéter cet acte, la puissance est en avant et le poids ou la résistance est au talon ; la puissance et la résistance sont constituées par l’inertie et l’élasticité des muscles et des autres parties de la région postérieure de la jambe.

Mais dans ces cas le levier est toujours du premier genre parce que le point d’appui ou point fixe autour duquel tourne le levier est toujours entre la puissance et le poids ou résistance.

Page 1