PA K LES SALIVES
après ce premier essai, on provoqua encore la sécrétion d’une nouvelle quantité des deux salives, dans lesquelles on trouva de même la présence très évidente de l’iodure, sans aucun indice de prussiate jaune de potasse ni de sucre. On retira alors à l’aide d’une sonde un peu d’urine de la vessie du chien, dans laquelle on reconnut très nettement la présence du prussiate jaune de potasse, tandis qu’on ne put y démontrer ni l’iode, ni le sucre. Vingt-cinq minutes après l’injection, on examina encore les salives et l’urine. Cette fois l’urine contenait beaucoup de prussiate jaune de potasse et des traces de sucre, mais l’iode n’y apparaissait aucunement. Hien n’était changé pour les salives; elles renfermaient toujours beaucoup d’iodure, mais pas la moindre trace de prussiate jaune de potasse ni de sucre. Les produits de sécrétion, recueillis et examinés alors de demi-heure en demi-heure, montrèrent qu’au bout de trois heures environ après l'injection, l’iodure apparut dans les urines du chien. De sorte qu’à ce moment on avait dans l’urine à la fois : 1® du prussiate de potasse qui y était arrivé après sept minutes ; a“ du sucre de raisin qui s’y était montré de 25 à 4o minutes après, et 3“ de l’iode (probahlement à l’état d’iodure de potassium) qui, bien qu’à la même dose que le prussiate, avait demandé trois heures de plus pour parvenir dans l’urine, fjcs salives n’avaient éliminé ni sucre ni prussiate jaune de potasse, et quatre heures après l’injection, l’iodure était toujours la seule des substances injectées dont on pût manifester la présence.