ÉLIMINATION DE CERTAINES SUBSTANCES
Ces expériences répétées un grand nombre de fois, toujours avec les mêmes résultats, ont toujours montré que l’iodure de potassium, qui passe en quelque sorte instantanément dans les salives, demande un temps plus considérable pour passer dans l’urine; seulement, quand on l’injecte à la dose de 2 ou 3 grammes pour 20 011 3o grammes d’eau, son passage dans l’urine peut être beaucoup plus rapide.
Les mêmes expériences furent répétées en administrant séparément, soit par voie d’injection dans les veines, soit par voie d’absorption stomacale, les substances qui, dans l’expérience précédente, avaient été mélangées. Les résultats furent identiques, à cela près que la première apparition de la substance dans les sécrétions fut plus rapide quand elle était injectée directement que lorsqu’elle était confiée à l’absorption d’une membrane muqueuse.
Le sucre de canne est exactement dans le même cas que le sucre de raisin, et n’est jamais éliminé par la sécrétion salivaire. J’ai pu m’en convaincre en répétant avec du sucre de canne les expériences rapportées plus haut, et en examinant aussi la sécrétion salivaire chez des chiens que j’avais rendus artificiellement diabétiques et qui éliminaient dans leur urine jusqu’à 8 ou 10 pour 100 de sucre. Jamais, dans ce cas, je n’ai pu constater la présence du sucre dans la sécrétion salivaire.
Ces résultats ne semblent pas s’accorder avec les observations de quelques auteurs qui disent avoir trouvé sucrée la salive des diabétiques. Cette diffé-