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testin : nous avons dit, en effet, que le suc pancréatique agit de deux manières sur les matières
Fig. 3l. — Chyle du meme lapin pris dans le canal thoracique.
a, a, graisse beaucoup plus finement divisée; — 6, b, />, corpuscules de la lymphe et globule, s du sang en assez grande quantité II y a en outre des granulations moléculaires' nombreuses agitées du mouvement brownien.
grasses : i“ d’une façon mécanique ou physique en vertu de laquelle l’émulsion est faite; 2" d’une ma-
Fig. 3a. — Chyle du canal thora chien nourri de viande.
a , globule de grais.se; — 6, gi agitées du mouvement brownien ; — cules de lymphe; — d, globule du
nière chimique, en vertu de laquelle la graisse est acidifiée et dédoublée en acide gras et en .glycérine. ÎNons venons de montrer que cette action méca-
cique d’un
anulalions - c, corpussang.
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Fm. 3a.
Fin. 3i.
2' sEjr. 1835.
ABSORPTION DE LA GRAISSE
nique s’exerce dans lintestin sur l’animal vivant et qu’elle se fait surtout après le déversement du suc pancréatique. îl Faudrait chercher maintenant si l’action chimique a égaiement lien dans le canal intestinal et s’il est nécessaire pour la digestion de la graisse que Cette modification qui consiste dans le dédoublement de la matière grasse en acide gras et glycérine, soit effectuée. Mais avant de savoir si cette action existe, nous devons examiner encore à quel état les matières grasses se trouvent dans l intestin, et par quelles sortes dè vaisseaux elles sont absorbées; nous nous arrêterons quelques instants sur ce sujet, qui a été de notre part l’objet de recherches récentes.
D’abord chez les mammifères la graisse est absorbée par les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle, et elle s’y retrouve à l’état d’émulsion. Il n’est pas possible, en effet, que la matière grasse soit absorbée directement, parce qu’il est nécessaire pour que cette absorption ait lieu, que la graisse mouille les parois des vaisseaux qu’elle doit traverser. Examinons d’abord comment la graisse ainsi émulsionnée par le suc pancréatique, pénètre dans les vaisseaux chylifères. Cette absorption de la graisse émulsionnée a toujours été une difficulté pour la physiologie et pour l’anatomie. Autrefois, les anatomistes disaient qu’il existait des bouches béantes, des espèces de pores, à l’extrémité des vaisseaux chylifères, et que par ces solutions de continuité pénétraient des matières grasses eu suspension. Depuis, les progrès de l’anatomie n’avaient pas permis de vérifier l’existence de ces bouches lym-