RÉSUMÉ
Nous avons un lon^ tube que doivent traverser les substances alimentaires pour éprouver les différentes modifications qui les rendent solubles et absorbables. Suivons ces substances alimentaires dans le canal intestinal d’un chien auquel nous avons donné une alimentation mixte (fig. 65).
Fig. 66, — Chyme de lapin en digestion de tiges, de feuilles herbacées.
A, B, fragments de tige; ~ a, feuille encore très reconnaissable par les stomates qu’on y voit ; — d, amas de matière colorante verte;— c, parcelles ligneuses; — /, trache'es reconnaissables et isolées par le suc gastrique comme cela a lieu pour les tissus animaux.
1° De la bouche à l’estomac, il ne se passe guère que des phénomènes physiques de trituration ou d’imbibition, et leur transport jusque dans l’estomac. Eu effet,
nous reconnaissons dans l’estomac, au moment de l’ingestion, à leurs caractères physiques ou chimiques, toutes les matières alimentaires qui n’ont encore subi aucun commencement d’altération. La fécule, les matières grasses, les matières albuminoïdes, y sont reconnaissables à tous leurs caractères (voy. fig, 55, p. 4i^)- Le séjour dans l’estomac, au contact du suc gastrique, agit à la façon de la cuisson, en dissolvant les parties susceptibles de former de la gélatine et en dissociant seulement les autres éléments des tissus animaux. Ce liquide hydrate la fécule (fig. 69, d, é), et fait fondre la graisse (fig. 70, 4, b).
3“ Ainsi préparés, les aliments arrivent dans l’intestin au contact de la bile et du suc pancréatique, où s’opère une véritable dissolution définitive. Cette dissolution n’est qu’une décomposition se faisant toujours avec une réaction inverse de celle qu’aurait produite leur décomposition spontanée, et où les parties qui sont réfractaires aux liquides digestifs se séparent pour être
a, a, fragments de muscle en voie de dissolution;— 6, 6, globules graisseux très finement divisés; — c, granulations moléculaires.
Fig. 67. — Chyme de
chien, pris h la fin du duodénum.
Fig. 67.