‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 94 sur 111 · PHYSIOLOGIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE COMPARÉE

développé : tels sont les chevaux, les bœufs, etc., etc.

Les phénomènes chimiques de la digestion s’accomplissent également avec une rapidité d’autant plus grande que le pancréas est plus développé : c’est ainsi que le pancréas est plus développé chez les oiseaux, où ladigestiou est très rapide, que chez les mammifères, les reptiles ou les poissons, où la digestion présente une lenteur de plus en plus considérable.

Le pancréas ne devrait donc être considéré que comme le représentant des phénomènes chimiques digestifs, et pour justifier le rôle que nous lui attribuons, il s’agirait de prouver son existence partout où des phénomènes chimiques de la digestion se manifestent. Chez les vertébrés la chose est facile; et s’il existe encore quelques poissons chez lesquels cet organe n’a pas encore été démontré, ces exceptions diminuent chaque jour, et tout porte à croire qu’elles disparaîtront complètement. Quant aux invertébrés, la question est beaucoup plus difficile à résoudre pour le moment, dans l’état de la seience où un organe de la nature du pancréas n’a été encore rigoureusement déterminé par aucun observateur. Cependant, au point de vue physiologique, il est permis de penser que les phénomènes chimiques, qui sont si évidents chez les mollusques, par exemple, doivent avoir leurs mêmes représentants organiques; car nous voyons que le foie, par exemple, qui, par sa sécrétion biliaire, s’associe aux usages du pancréas, se trouve constitué par les mêmes éléments anatomiques que chez les ver- \ tébrés. Or nous avons constaté dans le suc intestinal

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