‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 93 sur 111 · DU PANCRÉAS · texte numérisé non relu

DU PANCRÉAS

les limiter à telle ou telle substance plus spécialement. C’est ainsi, par exemple, que si l’on voulait mettre eu rapport le développement du pancréas avec chacune de ses propriétés, on arriverait à des résultats contradictoires. Le pancréas agit sur la graisse, mais on ne saurait en conclure que cet organe est d’autant plus développé que l’animal fait usage dans son alimentation d’une plus grande quantité de substances grasses ; en effet, les herbivores sont pourvus d’un pancréas très volumineux. Le suc pancréatique agit sur l’amidon pour digérer cette substance et la transformer en sucre; on ne saurait en conclure que le volume du pancréas est en rapport avec l’intensité delà digestion des féculents, caries carnivores possèdent un pancréas relativement très développé. Tout raisonnement exclusif relativement à une seule substance alimentaire serait fautif de la même manière. C’est donc à un ordre de phénomènes digestifs, et non pas à une classe daliments, que doit se rapporter le pancréas.

Nous voyons, en effet, que c’est à l’ordre des phénomènes chimiques que répond le développement plus ou moins considérable de cet organe. Le pancréas sera généralement d’autant plus développé que les substances alimentaires sont plus réfractaires à subir des modifications chimiques capables de les rendre solubles; les substances ligneuses qui contiennent des matières nutritives très difficilement séparables sont particulièrement dans ce cas, et l’on observe d’une manière générale que les animaux qui se nouri’issent de ces substances ont un pancréas très

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