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VINGT-NEUVIÈME LEÇON

Glycogène. — Suc pancréatique. — Suc intestinal.

Glyeogène. — Le glycogène, ou amidon animal, est une substance liydrocarbonée qui s'accumule surtout dans le foie, mais qu'on rencontre aussi en assez grande abondance dans les muscles. C'est un corps blanchâtre, pulvérulent, soluble dans Teau surtout à chaud, et dont la solution a toujours une teinte légèrement opaline. 11 est insoluble dans Talcool et non dialysable.

Prépauation. — Pour avoir du glycogène en assez grande quantité, on s'adresse au tissu qui en renferme le plus, le foie. On choisit un animal en bonne santé, bien nourri, et on le tue rapidement par la section du bulbe par exemple. Aussitôt après la mort, le foie, arraché et coupé en petits morceaux, est projeté dans l'eau bouillante pour empêcher la transformation du glycogène en sucre, laquelle se ferait spontanément dans le tissu vivant abandonné à lui-même. Les morceaux sont ensuite retirés, triturés avec du sable, et la pulpe obtenue est bouillie avec de l'eau. Le liquide opalin que l'on recueille par filtration renferme à la fois du glycogène et des albuminoïdes. Après avoir acidulé préalablement par l'acide chlorhydrique, on précipite ces dernières par le réactif de Briicke ou iodhydrargyrate de potassium, obtenu par l'addition à une solution aqueuse de sublimé d'une quantité d'iodure de potassium suïïisante pour redis^oudre le précipité d'abord , formé d'iodure rouge

.m GU COGÈNE. SUC PANCIŒATIQL E . SI C IMESTIXAL

(le mercure. Le liquide filtré est précipité à nouveau j)ar Talcool : il faut employer trois à quatre volumes d'ai- < ool à 95°. Le précipité, recueilli sur un filtre, est lavé à Talcool et à Féther, puis on le dessèche dans le vide

sull'urique. Il est bon de redissoudre auparavant le précipité dans l'eau et de soumettre la solution à la dialyse (fig. 0.76) pour la débarrasser des sels minéraux, notamment du chlorure de sodium pro- Fic. 270. — Diaiyseur. Venant de la liqueur de Briicke et

de l'acide chlorhydrique : c'est seulement alors (|u'on ])récipite à nouveau par l'alcool et qu'on lave à l'éther. Si on ne prenait pas la précaution de laver à l'éther, au lieu d'un précipité pulvérulent on aurait une masse gommeuse adhérente au filtre.

Dosage. — Pour doser le glycogène dans un organe, on doit d'abord peser bien exactement celui-ci et le tuer sans tarder; il faut ensuite ré])uiser complètement, c'est-à-dire le reprendre par l'eau bouillante, tant qu'il y a une teinte opaline. Pour être sur de bien épurer, il vaut mieux encore faire bouillir l'organe avec 4 poui' 100 de son poids de soude caustique qui dissout ou désagrège le (issu. Les alcali-albuminoïdes qui prennent naissance sont précipitées par neutralisation avant de faire agir la liqueur de Briicke. Le précipité de glycogène est pesé sur un filtre taré.

Quand il y a peu de glycogène, on a avantage à transformer celui-ci en sucre par ébullilion avec un acide minéral et à doser le sucre, comme nous l'avons indiqué <lans une précédente leçon. Il faut savoir que i de giu- <?ose correspond à 0,888 de glycogène.

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