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GÉi\ÉR ALITÉS Sl Ji LES OPÉHATIOyS

oheiiieiU., coinmo ave(^ le scalpel. On donne aux ciseaux des formes divoi'Kos, j)oiir répondre aux dilTérentes indications (fig. Sa).

Les cisailles sont aussi utilisées en vivisection pour couper des côtes

Fiii. W. — Sculi)ol en faucille. [cOStOtOJiie , flg. Jl), OU-

vrir le canal rachidien , les carapaces de tortues, etc.

Le ciseau (fig. 5o) sert à des usages analogues, de même que les scies (fig. 53). Ces divers instruments sont em-

FiG. 50. — Ciseaux.

ployés aussi pour ouvrir la boîte crânienne. Les rugines servent à nettoyer les os (fig. 54).

Le trépan est une sorte de scie annulaire mue par un

Fig. 31. — Costotome.

vilebrequin et destinée à faire des ouvertures limitées dans le crâne (fig. 56).

Il sera question des instruments piquants à propos des sutures; nous vous signalerons seulement le trocart (fig. 55), stylet à manche et à pointe triangulaire, entouré

d\me ranule in(:Malli(|ue. Pour s\>ii servir, on fait pénétrer le stviet dans la gaine, de manière à faire sorlir la pointe par rexlrémiré de eelle-ei ; puis on plonge le tout

FiG. 32. — Ciseaux : A droits, B courbés Fig. o3. — Scie,

sur le plat.

dans la partie choisie, en limitant avec le pouce la longueur à faire pénétrer. En retirant le stylet, la gainecanule reste en place et permet Técoulement au dehors (Tun liquide ou d'un gaz contenu dans une cavité, ou bien, au contraire, Tinjection d'un corps fluide.

5fi GÉSKRAUTKS Sl /l f.h'S OPKltATIO.SS

Les instruments mousses rendent, en vivisection, de très grands services. Je vous citerai, en premier lieu, la sonde

FiG. 35. — Trocart. Fig. 56. — Trépan. A man-

che du vilebrequin ; M manivelle; C couronne de trépan ; E élévateur.

cannelée (fig. Sj) : elle peut être solidement fixée entre les doigts grevée à la palette qui termine l'une de ses extrémités, et la rainure qui existe le long de la tige est très

i.ys nii M/:.\Ts

iilile pour guider les inslruinents Iraiirhanls, scalpels ou ciseaux. Mais ce n'est pas là son principal mérite. Nous

FiG. 57

Sonde cannelée.

VOUS avons dit qu'il importait de ne pas perdre de sang et de faire le moins de délabrements possible, pour ne pas compliquer l'expérience ni changer les rapports des parties. L'emploi de la sonde ou des sondes cannelées répond à ces trois indications, car il permet de supprimer, dans un très grand nombre de cas, l'usage des instruments tranchants.

Le vivisecteur a souvent pour objet de mettre à découvert des vaisseaux ou des nerfs, qui se trouvent dans des interstices musculaires : il lui suffira, pour cela, d'écarter les muscles, de rompre les travées de tissu conjonctif, les aponévroses e1 les petits vaisseaux qu'il rencontrera. Il atteindra facilement son but avec les sondes cannelées, qui permettent, en outre, de soulever les vaisseaux et les nerfs, pour agir directement sur eux. Les plaies faites par décollement, par arrachement , saignent beaucoup moins

que les autres. Quand on a l'habitude de la méthode que nous venons de recommander, les scalpels et les

FiG. 58.

Porte-fll.

FiG. 59.

Ecarteur.

5S GÉNÉRALITÉS SUR LES OPÉRATIOyS

ciseaux ne servent plus guère que pour les ouvertures (le téguments ou de cavités naturelles.

Parmi les instruments mousses, voici encore les écartcurs et les poric-fiLs ou porte-ligatures, dont le nom et la forme

FiG. 61. — Aphyso-cautôrc et tleux formes de ccutraux.

indiquent suffisamment le rôle (fig. 58, 09), les pinces et les galvaiiocautères et thermocautères . Ces derniers consistent essentiellement en des pièces de platine portées au rouge au moyen d'im cou-

FiG. 62. — Chauffage et alluniago do l'aphyso-cautèrc.

rant électrique ou de la condjustion de vapeurs très inflammables, comme celles de la benzine ou de Féther. On peut

Fig. 60. — Thorinocautère ' -in

de Déchery (aphyso-cau- donner à CCS Dièces la lomie de.cou-

tèrc).

teaux mousses et s'en servir pour faire es incisions. Un des thermocautères les plus commodes

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Vaphyso-cautère de Dérlieiy, dans lequel rinsufllali

FiG. tJ3. — Divers modèles de pinces. A piucc à verrou, B pince de Claude Bernard.

OÙ Ton peut introduire, par Touverture fermée par un bouchon à vis K, de l'éther ou d'autres liquides très inflammables. Ce manchon élanL fermé complètement par le serrage à bloc de la vis C, on chauffe, sur un bec Bunsen ou une lampe à alcool (fig. Cy>.), la pièce métallique F sur laquelle est vissée la pièce de platine. Au

('f* (:f:.\i':nM.ii i':s si it i.i:s oi>ï:itA i ioss

bout (le (|iiclques iiiinuteK de chaud'age, on présente à la flamme rextrémité du cautèi-e, toiil en dévissant le bouchon c. L'éther sous pression se précipite alors par Toi'ifice o dans la pièce de platine qui ne tarde pas à rougir, la combustion étant entretenue par l'arrivée de l'air dans le cautère par l'orifice H. A partir de ce moment, Tappa-

FiG. 6i. — Pincos à forciprcssure : A de Péan, B B' do Spencer-Wells.

reil fonctionne automatiquement, Téther restant à une température assez haute pour que sa pression de vapeur assure l'insufflation. Les principaux avantages de ce procédé sont l'antisepsie et l'hémostase. Pour cette dernière, on fait prendre de préférence aux pièces métalliques la forme de pointes ou de tiges boutonnées permettant de cautériser de petits vaisseaux ou des surfaces saignantes.

En dehors des diverses pinces ci disséquer^ droites ou courbes, petites ou grandes, dont on comprend facilement

HÉMOSTASE t;l

les usages (fig. 63), on se sert surtout des pinces à pression dont les mors peuvent être cannelés ou bien plats quand on ne veut pas mâcher les parties pincées (pince à verrou porte-aiguille, pince à compression des vaisseaux fig. 63, A et B).

Les plus utiles sont les pinces hémostatiques ou à forcipressure, dont l'emploi méthodique est surtout important au point de vue de l'hémostase (fig. 64).

Hémostase. — On peut réduire considérablement les pertes de sang en opérant, comme nous l'avons dit, par dilacération, écartement, arrachement; mais, malgré cela, la rupture de gros vaisseaux entraîne des hémorragies, et leur section s'impose souvent dans le cours des expériences. S'il s'agit d'hémorragies survenant pendant l'opération, la meilleure méthode est celle de la foj'cipressiwe.

On place sur l'extrémité des vaisseaux qui saignent des pinces à forcipressure, autant que cela est nécessaire, et on les abandonne en place. Elles restent fermées solidement par l'élasticité de leurs branches et grâce à un cran d'arrêt situé près de l'anneau : après le pincement, on fait subir à l'extrémité vasculaire une torsion. A la fin de l'opération, on les enlève toutes, sauf celles qui pincent l'extrémité de gros vaisseaux, sur lesquelles il est nécessaire d'appliquer une ligature au catgut. La pression et le mâchage dans les petits vaisseaux suffisent pour arrêter définitivement l'écoulement du sang.

Il n'est pas toujours facile, surtout chez de petits animaux, ou bien dans certains organes, comme le cerveau, d'appliquer la méthode de la forcipressure. On place alors des ligatures préalables sur les plus gros vaisseaux, et on a soin de faire la section du vaisseau entre deux ligatures, pour éviter les hémorragies récurrentes.

Dans certains cas, par exemple pour les hémorragies osseuses, comme celles de la boîte crânienne ou des

6'^ GÉNÉRALITÉS SLR LES Ol'ÉRATIOSS

organes parenchymateux lois que glandes on cerveau, on se sert avec avantage de pelils IVagnients d'amadou battus an marteau et imbibés de percblorure de fer. Le coton hydrophile, imprégné de pcrciilorure de 1er et séché, est aussi très utile.

11 n'y a pas lieu de revenir sur le galvanocautère et le thermocautère, dont nous avons signalé les avantages, mais dont l'usage se trouve fort restreint par l'application de la méthode de dilacération et de forcipressure.

Lorsqu'on ne voit pas bien le point d'où vient le sang, on exerce une compression sur le vaisseau j)rincipal alférent et on éponge avec soin la ])laie : en cessant la compression, on voit alors sourdre le sang et il devient possible d'agir soit avec les pinces, soit avec le cautère ou l'amadou perchloruré.

Ligatures. — Les ligatures se placent quelquefois sur un nerf, pour supprimer sa continuité physiologique sans en pratiquer la section, mais le plus ordinairement elles servent à lier les vaisseaux. Deux cas peuveiit se présenter : ou bien il s'agit d'une artère coupée dont on veut arrêter l'hémorragie, ou bien on se propose de fixer une canule dans un vaisseau. Dans le premier, on saisit avec une pince l'extrémité du vaisseau ; puis le fil à ligature, guidé par le bord inférieur de la pince abandonnée à ellemême, est conduit au-dessous tlu bout libre du vaisseau : un des chefs étant enroulé autour de l'extrémité du médius de la main gauche et fixé par le pouce, l'autre est tenu entre le pouce et l'index de la main droite. Le fil étant arrivé au point voulu, on fait un double nœud que l'on serre en fixant le chef de droite comme celui de gauche et en appuyant la pointe des deux index sur le nœud. La ligature doit être assez serrée pour rompre la tunique interne de l'artère, mais non pour couper ses parois. On fait ensuite un second hœud de la même

SL 'n iŒs i:t pansemems jiiaiiière. Si Tarière est entière mais blessée, on passe une ligature au moyen d'un porte-fil et on opère comme cidessus.

Pour introduire une canule dans un vaisseau, on soulève (>elui-ci sur une sonde cannelée et, au moyen d'un porte-fd ou d'une pince courbe, on place trois fds : le premier au-dessus du lieu d'élection, le second au-dessous et le Iroisième au niveau de ce point. Le premier pourra servir d'abord à soulever le vaisseau et aussi à le comprimer pour suspendre l'écoulement du sang : plus tard, il sera employé pour la ligature définitive, quand on voudra retirer la canule. Le second a le même rôle à jouer. Quant au troisième, il est destiné à lier les parois de l'artère sur la gorge de la canule. Celle-ci est introduite par une ouverture en bec de flûte pratiquée avec des ciseaux fins sur un des côtés du vaisseau. La pointe des ciseaux doit être dirigée dans le même sens que devra l'être celle de la canule : on serre le fil comme pour une ligature ordinaire.

Sutures etj^ansements. — Les sutures profondes, ainsi <[ue les ligatures, chez les animaux que l'on veut conserver, doivent toujours être faites au catgut stérilisé, qui n'est autre chose que de la corde de boyau préparée d'une manière spéciale. Ce fil a sur les autres l'avantage de disparaître, d'être digéré et résorbé peu à peu par les tissus après avoir servi à leur réunion. Il facilite même cette dernière : c'est ainsi que des fils de catgut tendus entre les deux bouts d'un nerf divisé facilitent leur soudure en servant de conducteurs à la substance nerveuse en réparation.

Pour les sutures superficielles, on se sert de fils de soie stérilisés : ils sont souples, résistants et donnent un nœud solide.

Les sutures à points séparés (fig. 65), dont la suture

64 GESEIiM.lTKS SI /{ l.l-S Ol>EHA TIOyS

eiichevillée n'est qu'une variélé (fig. 66), sont les plus employées.

Les opérations sur l'intestin nécessitent des sutures particulières dont il sera question à propos de celles-ci.

Il faut toujours éviter, avec le plus grand soin, d'interposer entre les lèvres de la plaie, dont les bords doivent toujours être très nets, des débris de coton, de lil, de poils, de membranes muqueuse ou dermique ou bien encore de tissus séreux, comme le péritoine, graisseux, conjonctif, osseux, etc.

Fia. 65, — Suture à points séparés, Fio. 66. — Suture onchevillée.

Pour certaines sutures, comme celle de la paroi alxiominale, il est préférable de ne pas faire une réunion comprenant toute l'épaisseur des lèvres de la plaie ; mais on rapprochera, au moyen du catgut, les surfaces de section des plans de môme espèce et on unira péritoine à péritoine, muscle à muscle, derme à derme : les sutures de tissus hétérogènes ne valent rien. Quand ces sutures partielles auront été faites, on pourra les consolider par une suture générale.

Les aiguilles dont on se sert sont généralement courbes et à bords tranchants. On peut les manier à la main ou les emmancher dans un porte-aiguille (fig. 67). L'aiguille du professeur Auguste Reverdin, dont le chas, s'ouvrant à volonté sur le côté, supprime l'opération de l'enfilage, rend de grands services (fig. 68).

Quand on a pris toutes les précautions d'asepsie et

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