GLOBULES ET PLASMA
Les globules blancs sont beaucoup moins nombreux que les globules rouges; on en compte i à a pour i ooo globules rouges. Ils se reconnaissent à leur taille plus considérable, à leur coloration plus pâle et à leurs bords moins nettement circulaires que dans les globules rouges; ils possèdent, de plus, un ou plusieurs noyaux.
FiG. 242. — Platine chauffante : G tube d'arrivée du gaz, H tube de sortie, I brûleur, E régulateur de pression, A caisse pleine d'eau (on en chauffe le prolongement J), D thermomètre, B obturateur de la chambre chaude, F tube pour remplir d'eau l'étuve.
Il est possible de les observer vivants : on les voit alors se déformer en émettant des prolongements dits pseudopodes, en même temps qu'ils se déplacent sur le porte-objet par des mouvements dits amœboïdes, par analogie avec ceux que présentent certains rhizopodes.
Ce porte-objet peut consister uniquement en une lame de verre excavée légèrement en son milieu et que l'on recouvre d'une lamelle ordinaire. Le sang se trouve ainsi renfermé dans un espace clos, saturé d'humidité et contenant de l'air : c'est le type le plus simple de ce qu'on appelle une chambre humide. On. en construit de divers
26i SANG
modèles : un des meilleurs est celui qui présente une rainure entourant la petite cupule du porte-objet, destinée à recevoir un peu d'eau pour entretenir la saturation de l'air. Pour faire l'observation, la chambre humide doit être à la température de l'animal : on la place à cet effet sur une platine chauffante (fig. 242).
Cette dernière consiste en une petite caisse rectangulaire pleine d'eau et percée en son centre d'un trou pour l'observation. Elle peut être chauffée à une température déterminée, grâce à un régulateur (fig. 242).
Numération des globules. — Les globules sanguins, les hématies surtout, sont en nombre très considérable, plusieurs millions par millimètre cube. Pour pouvoir les compter, il faut donc recourir à un artifice, car la numération directe serait impossible.
Voici un des nombreux procédés mis en usage :
On commence par diluer le sang, d'une façon aussi homogène que possible, en faisant usage d'un mélangeur. Celui-ci consiste en un tube en forme de pipette renflée en son milieu. Dans •le renflement est emprisonnée une petite boule de verre. Le tube porte deux graduations, i et 100, indiquant que le deuxième volume est 100 fois plus grand que le premier (fig. 243).
Ayant piqué légèrement l'animal sur lequel on veut faire la numération, on aspire rapidement le sang dans le tube jusqu'à la divi- FiG. 243. — sion I ; ensuite, on aspire iusqu'à la division
Pipette dos- ' ' 1 J 1
tinée à di- dans une solution de sulfate de soude à
luer le sang
m6^âtio"n ^ pour loo. Gela fait, par une agitation rapide, des giobu- mélange est brassé parfaitement dans la