‹ Leçons de physiologie, expérimentaleChapitre 77 sur 117 · TEL · texte numérisé non relu

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FiG. 241. — Këgion de la cuisse clioz le chien, face interne : TFL muscle tenseur du fascia lata, DA muscle droit antérieur, VI muscle vaste interne, C mtisclc couturier, C.add muscle court adducteur de la jambe, G.add muscle grand adducteur, P.ndd muscle petit adducteur de la cuisse, P muscle pectiné.

Nota. — Dans cette figure, comme dans les autres les artôres, sont figurées en rouge, les veines en bleu et les nerfs en jaune.

(l'inlroduire une canule dans un gros vaisseau préalablement mis à nu, par exemple l'artère ou la veine fémorale ffig. :>.^\) : cette dernière sera fixée pour l'artère dans

3r>S SANG

le bout central et pour la veine dans le bout périphérique. Le sang est recueilli dans une éprouvette et l'on peut empêcher sa coagulation ])ar divers moyens que nous indiquerons plus loin, le refroidissement par exemple.

Nous pouvons constater immédiatement qu'il possède une odeur sui genevis et une saveur salée.

En laissant choir une goutte de ce fluide dans l'eau, on voit que sa densité est plus grande que celle de cette dernière; elle est de io45 à 1075.

Le sang est alcalin ; pour s'en assurer, on en fait tomber une goutte sur une lame j^oreuse de plâtre imprégnée de tournesol rouge : après avoir balayé les globules par un courant d'eau, on aperçoit une tache bleue. L'alcalinité du sang correspond à celle d'une solution de soude à o,a ou 0,4 pour 100.

Globules et plasma. — Eu maintenant le sang Iluide, il ne tarde pas à se séparer en deux couches, l'une inférieure, rouge, l'autre supérieure, jaunâtre ; ce n'est pas, en effet, un liquide homogène. Il contient en suspension un nombre considérable de corpuscules figurés, ce sont les globules : ceux-ci, plus denses que le milieu liquide, se précipitent peu à peu au fond du vase. Ce sont eux qui donnent au sang sa coloration rouge. Quant à la couche supérieure, qui est la partie liquide du sang, elle porte le nom de plasjua.

Ce dernier, abandonné à lui-môme, se coagule spontanément, comme le sang complet.

Le coaguluni ou caillot ne tarde pas à se rétracter et abandonne un liquide appelé sérum, renfermant des sels, particulièrement des chlorures et des phosphates, en grande majorité à base sodique, des gaz, du sucre et aussi des matières albuminoïdes coagulables par la chaleur : il suffit, en effet, de chauffer le sérum pour voir apparaître un nouveau coagulum.

GLOBULES ET PLASMA 2r>9

Les globules du sang sont de deux espèces : globules rouges ou hématies, globules blancs ou leucocytes.

Les premiers sont les plus abondants. Ils doivent leur coloration à un pigment particulier, X hémoglobine, et ne paraissent rouges qu'en masse : isolés, ils semblent blanc jaunâtre.

Pour les observer, il faut les regarder au microscope, à un grossissement assez considérable, car leur diamètre, comme nous le verrons, est fort petit.

Chez les mammifères, leur forme est arrondie, discoïde, ou, pour parler plus exactement, elle est semblable à celle des lentilles biconcaves, car leurs bords sont plus épais que leur centre.

Chez les ovipares, leur forme est elliptique et ils sont plus épais au centre qu'aux bords; cette convexité est amenée par la présence d'un noyau qui manque chez les mammifères. Au premier abord, il semble qu'il y ait un noyau dans les globules de ces derniers, le centre paraissant plus clair ou plus sombre que la périphérie, mais c'est là une conséquence de ce que la mise au point ne peut être faite simultanément sur le centre et sur les bords, par suite de la forme biconcave.

Jamais on ne rencontre de membrane autour de ces globules.

Leur dimension est assez variable, suivant les espèces animales : c'est chez les vertébrés ovipares et particulièrement chez les batraciens que l'on rencontre les globules les plus volumineux.

Pour opérer la mensuration des globules, on peut employer deux méthodes : la première directe, la seconde indirecte.

Par la méthode directe, on fait une préparation de sang sur un micromètre objectif. On appelle ainsi une lame de verre sur laquelle sont tracées, au diamant, des divisions équidistantes et très rapprochées, à un millième de

millimètre les unes des autres, par exemple. Il est facile de voir combien de divisions sont coiiverles |)ar un globule.

Mais ce procédé ne tarderait pas à détériorer le micromètre objectif; aussi emploie-t-on de préférence la méthode indirecte ou de Voculaire micrométrique. Ce dernier renferme une lame à divisions équidistantes et très rapprochées qui, projetées sur l'image des divisions du micromètre objectif, sont contenues en nombre déterminé, pour un grossissement donné, dans une division de ce micromètre ; connaissant les dimensions de cette division, un simple calcul de proportion donne celles d'une division du micromètre oculaire. Pour exécuter une mensuration de globules, il sullit donc de faire une préparation de sang sur une lame ordinaire, et de voir combien de divisions couvre le globule sur le micromètre oculaire. Après avoir consulté le tableau donnant, pour le système optique employé, les relations numériques des deux micromètres, on calcule rapidement la dimension. Ce procédé peut être employé pour la mensuration d'éléments anatomiques (pielconques.

Le diamètre d'un f^lobule de sano^ humain est d'envier o

ron sept millièmes de millimètre ou sept [x, comme l'on dit en histologie, et son épaisseur de a à 3 [x.

Les hématies se détruisent facilement dans l'eau; aussi faut-il se garder de diluer le sang avec ce liquide, quand on veut les observer. Ils se gonflent d'abord, puis disparaissent, leur pigment entrant en dissolution dans l'eau; le liquide ainsi obtenu s'appelle sang laqué.

Pour faire une préparation de sang, on peut, soit le (liluer avec Twe solution de sulfate de soude à 5 pour loo, qui n'altère pas la forme des globules, soit étaler la goutte de sang sur le porte-objet et la sécher rapidement, sinon les globules, trop nombreux, s'agglomèrent en rouleaux analogues à des piles de pièces de monnaie et ne tardent pas à se déformer.

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