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mercure G dans laquelle il plonge à peine (fig. ^57), sa longueur au-dessous de Fampouie étant de 76 centimètres environ; quand le vide est établi, le mercure vient airieurer cette ampoule. Le sang est introduit dans l'appareil à l'aide d'une canule courbe, et, de l'eau chaude ayant été versée dans le récipient /• entourant l'ampoule, le sang, comme tout à l'heure, bout tumultueusement : pour arrêter ses éclaboussures et condenser la vapeur d'eau, le tube présente une deuxième ampoule au-dessus de la première, et celle-ci est entourée de glace (/ '). Pour plus de précautions, un récipient à acide sulfurique s est intercalé sur le tube reliant à la pompe. Celui-ci arrête les dernières traces d'humidité qui auraient pu échapper à la condensation par le froid.
Tous les gaz étant recueillis dans Péprouvelte, celle-ci est transportée sur la cuve à mercure et, après lecture, on procède au dosage par les procédés habituels. L'acide carbonique est absorbé par la potasse, l'oxygène par le pyrogallale alcalin, ou bien il est combiné à l'hydrogène dans l'eudiomètre. Le résidu est de l'azote.
Pour 100 centimètres cubes de sang, on trouve en moyenne /\ô ^ centimètres cubes de gaz ainsi répartis : Sang artériel G = 20 CO^ = ^9 Az = Sang veineux O = 12 CO^ = 33,5 Az =1,2.
Ajoutons que ces proportions sont extrêmement variables suivant l'état de l'animal.
Sucre du sang. — Le sang renferme une substance dextrogyre, susceptible de fermenter en donnant naissance, sous l'influence de la levure de bière, à de l'alcool et (le l'acide carbonique, et réduisant en outre la liqueur de Fehling.
On admet généralement que cette substance est du dexirosc. Elle se trouve en moyenne dans la proportion de i^',5 à 2*^', 5 pour i 000 de sang.
DOSAGE DU SUCRE 2 8 fi
Il n'y en a pas loiit à lait la même qiianLité dans le sang artériel et dans le sang veineux, ce deuxième en contenant toujours un peu moins : pour par exemple dans l'artère lemorale, on n'en trouvera que i,oa dans la veine. Cela vient de la destruction qui se fait dans les capillaires, parliculièrement lorsque les organes sont en activité.
On admet que l'origine de ce sucre est dans le glycogène du foie ; en effet, d'abord le sang des veines sushépatiques est le plus riche en sucre de tout l'organisme, exception faite de celui de la veine porte après une alimentation sucrée; ensuite un foie abandonné à lui-même perd du glycogène en même temps que sa teneur en sucre augmente.
Chez la marmotte en torpeur il y a du glycogène dans le foie et pas de sucre dans le sang : au moment du réveil et du réchauffement, le sucre apparaît dans le sang au fur et à mesure que le glycogène du foie disparaît, puis ce sucre disparaît à son tour et Tanimal se refroidit et se rendort. C'est la seule constatation prouvant catégoriquement que la thermogénèse, chez les mammifères, est due principalement à la consommation du sucre du sang (Dubois).
Dosage. — On peut employer pour le dosage du sucre du sang trois procédés basés sur les trois propriétés que nous avons indiquées plus haut, mais il faut toujours préalablement faire subir au sang un traitement particulier que nous indiquerons d'abord.
Pour commencer, il faut savoir que le sang doit être tiré brusquement, car il renferme un ferment dit glycolitique, qui détruit rapidement son sucre à la température de 35 à 40°' C'est ainsi qu'un sang renfermant a^^y de sucre pour i 000 n'en renferme plus que ^^'^,34 api'ès une heure d'attente à ^0°.
Le^ procédé employé consiste, à recevoir le sang au sortir du vaisseau dans du sulfate de soude à 80° envi-