GAZ DU SANG. EXTRACTION ET DOSAGE
caoutchouc à vide, c'est-à-dire à parois très épaisses, avec le récipient où Ton veut introduire le sang. Le tube l est en relation, par un tube de caoutchouc extrêmement solide, avec un vase mobile A qu'on peut abaisser ou relever à l'aide d'eno-renao^es. Le tout est rempli de mercure.
Pour faire le vide, le robinet à trois voies étant dans la position i (fig. 259),
on abaisse le récipient mobile : le mercure baisse forcément dans le tube à ampoule, se maintenant à la
FiG. ibû. — Ballon où le vide a été fait préalablement et où on introduit le sang pour l'analyse du gaz.
Fig. io7. — Autre dispositif du récipient où l'on ani sn'î le sang : C cuve à mercure /' tube à boules; et schéma do la pompe à mercure : A. ampoule mobile, ta tube à ampoule fixe, R robinet, S récipient à acide sulfuriiue.
liauteur barométrique. En donnant au robinet la j)osilion 2 (fig. 209), l'air du récipient où l'on fait le vide se précipite dans ta pompe. Après avoir redonné au
iSO SANG
robinet la position i, on remonte le vase mobile et, donnant alors la position (fig. aSg), l'air refoulé par la remontée de mercure s'échappe à l'extérieur. Cette
Fiti. 258. — Pompe à mercure : H' ampoule mobile mue par la manivelle M, H;'ampoule flxc, b ballon pour recevoir le sang qu'on iuiroiluit par le tube / noyé dans un vase plein d'huile, )• récipient d'cuu chaude chautt'é par le fourneau b. c cuvette de la I)onipc, K éprouvottc pour recueillir les gaz extraits.
manœuvre est répétée tant qu'il est possible d'entraîner du gaz. On s'aperçoit qu'il n'y en a plus quand, remontant le vase mobile, le mercure vient frapper un coup sec, dit coup de marteau, contre le robinet. La pompe
GAZ DU SA^G. KXrRACriOy ET DOSAGE 2SI
doit être parfaitement étanche, pour que nulle rentrée d'air ne soit possible. On vérifie facilement l'étanchéité à l'aide d'un manomètre.
Le vide fait dans le récipient, il fauty introduire le sang.
Vovons d'abord le cas du ballon à long col.
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A la tubulure T signalée plus haut est fixé un tube de caoutchouc à vide, fermé par une pince de pression p et plongeant dans de l'eau bouillie maintenue sous une couche d'huile H (fig. :>.56). On introduit, sous Teau, la
FiG. 259. — Positions successives du robinet à 3 voies de la pompe à mercure
pour l'extraction du gaz du sang.
canule delà seringue dans ce caoutchouc, puis, desserrant la pince, on pousse le sang à l'aide du piston : tout le sang introduit, la pince de pression est resserrée. On chauffe alors au bain-marie vers 4^ à jo". Le sang bouillonne tumultueusement dans le ballon, dont le long col est destiné à empêcher les éclaboussures de remonter jusque dans la pompe ; ce col est d'ailleurs entouré d'un manchon de caoutchouc M, où circule un courant d'eau, comme dans un réfrigérant de Liebig, et dont le but est surtout de condenser la vapeur d'eau.
On recommence alors la manœuvre de la pompe comme ci«-dessus, mais, les gaz ne devant pas être perdus connue avant l'introduction du sang, leur tube de sortie estcoiiïé d'une éprouvette pleine de mercure. On continue la manœuvre tant que le mercure en montant ne vient pas frapper un coup sec contre le robinet.
Dans le cas de l'autre dispositif, le tube à ampoule destiné à recevoir le sang est soulevé sur une cuve à
R. Dubois. Physiolog. eipériment.