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DOSAGE DU SUCRE

Tout est alors prêt pour le dosage; incli(|uons d'abord le procédé par la liqueur de Fehling.

Cette dernière se prépare de la façon suivante : on fait dissoudre séparément dans de l'eau distillée i3o gr. de soude, io5 grammes d'acide tartrique, 80 grammes de potasse, 4o grammes de sulfate de cuivre cristallisé ; on mélange et on complète à un litre. Ce liquide, de cou-

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FiG. 261. — Burettes graduées à pince ou à robinet.

leur bleu foncé, lorsqu'il est chauffé avec du glucose, a ' la propriété de se décolorer en même temps que se forme un précipité rouge d'oxydule de cuivre.

Mais, pour utiliser cette liqueur, il faut préalablement la titrer et savoir, par exemple, combien il faut de glucose pour en décolorer i centimètre cube.

Nous faisons une solution de glucose pur qui est introduite dans une burette graduée (fig. 261); d'autre part, nous mettons dans une petite capsule de porcelaine un centimètre cube de liqueur de Fehling étendue d'eau et nous chauffons. On laisse alors tomber goutte à goutte

la solution de glucose et on arrête l'écoulement seulement quand la décoloration est complète.

Soit la solution de glucose à i pour i ooo et 5 centimètres cubes le nombre qu'il a fallu 'pour décolorer la liqueur. Comme ces cinq centimètres cubes renferment 5 milligrammes de glucose, nous saurons désormais que, pour décolorer un centimètre cube de notre liqueur, il faut y verser 5 milligrammes de glucose.

Le titrage de la liqueur fait, prenons notre solution de tout à l'heure dont 25 centimètres cubes correspondent à i8 grammes de sang, mettons-la dans la burette et opérons comme ci-dessus. Soit a centimètres cubes la quantité de liquide qu'il faut faire couler pour arriver à la décoloration: nous savons par l'opération antérieure que ces 2 centimètres cubes contiennent 5 milligrammes de glucose et que par conséquent les 20 centimètres cubes en contiennent 62,5. Les 18 grammes de sang contiennent donc 62°"°8r^5 et 1000 en contiennent 3^'",472.

Il n'psl pas toujours facile, avec ce procédé, de voir si la li(|ii(Mir est complètement décolorée, car le précipité est parfois lent à tomber. On peut empêcher la formation de ce précipité de deux manières. La première consiste à opérer en présence d'un excès de potasse et à l'abri de l'air. Pour cela, la liqueur de Fehling additionnée de potasse est placée dans un petit ballon fermé d'un bouchon à deux trous : par l'un des trous passe la pointe de la burette graduée, l'autre reçoit une tubulure terminée par un lube de caoutchouc que l'on peut pincer {fig. 262). En faisant bouillir, la vapeur sort par ce tube.

Quand on cesse de chauffer, on pince le tube pour empêcher la rentrée de l'air due à la condensation de la vapeur. Pour bien voir si le liquide du ballon est décoloré, on place derrière une feuille de papier blanc vivement éclairée.

Ce procédé est un peu compliqué; on peut opérer en

DOSAGE Db SI en/-:

Ki. 262. — Dispositif do ('lande Bernard pour la recherche du sucre daus le saug : 6 burette rcnterinant le li(iuide à doser, p pince à pression, H ballon ronl'crinant la liqueuj de Fchlin<)j additionnée do potasse, e tube do sortie de la vapeur qu'on peut fermer avec la pince p' .

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présence de l'air et dans une capsule de porcelaine avec de la liqueur de Fehling ferrocyanurée : celle-ci contient 2 pour loo de ferrocyanure de potassium. Dans ces conditions, on n'a pas non plus de précipité et la décoloration complète est plus facilement appréciée.

Le dosage par la liqueur de Fehling donne souvent des chiffres un peu trop élevés parce que le sang renferme, outre le glucose, d'autres substances réductrices.

Le deuxième procédé de dosage consiste à faire fermenter le liquide. Voici l'appareil dont on se sert (fig. sôii). Dans un premier ballon A on met la solution sucrée et la levure,

Fig. 263. — Appareil pour le dosage A^rw. l'niilrp R dp l'npidp tinlfiidu sucre par la fermentation. "^"^ laUllC D CIC 1 aCKie SUIIU-

rique concentré. L'appareil est alors pesé : on bouche le tube a, l'acide carbonique sortant par le tube / vient barboter dans l'acide en y laissant sa vapeur d'eau et s'échappe par le tube b.

Quand la fermentation est terminée, l'appareil est balayé par un courant d'air sec et pesé de nouveau; la perte de poids p correspond à l'acide carbonique fabriqué. Sachant que loo grammes de glucose peuvent fournir par la fermentation totale 48^', 888 d'acide carbonique, on a le poids P de glucose par la formule P = jî? X ^l^- Ce procédé, bien appliqué, est peut-être le plus exact.

Enfin, le troisième procédé de dosage est basé sur l'action que le glucose exerce sur la lumière polarisée.

On sait qu'un rayon est dit polarisé lorsque les vibrations lumineuses, perpendiculaires à la marche rectiligne du rayon, sont toutes orientées dans un môme plan dit plan de polarisation. Ce plan tourne d'un certain angle quand le rayon traverse des substances actives, que l'on nomme dextrogyres si ce plan tourne à droite et lévogyres si le plan tourne à gauche. La rotation du

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