DEUXIÈME PARTIE
SOMMAIRE
Le corps complet delà médecine, comme toutes les sciences naturelles, se compose de propositions pérennes, inaltarjuables , et da
TABLE DES MATÏÈllES.
proposiiions cadtiqucs , versatiles, mêlées ensemble; mais il est toujours facile d'en faire un départ au moyen des procédés que la logique nous donne.
Une malheureuse disposition de l'esprit humain fait que la vérité pure nous déplàît. Nous ne la recevons ordinairement qu'ornée ; et l'embellissement est le plus souvent une imposture. Toute science naturelle pratique préseule cinq parties : partie substantielle, partie conjecturale, partie canonique expérimentale , partie canonique conjecturale , partie technique individuelle. La première et la troisième sont pérennes, la deuxième et la quatrième sont variables; quanta la dernière, elle peut être assez indépendante de la science , pour que celle-ci ne puisse ni s'en vanter, ni en assumer la responsabilité. Application de celte division à la chimie.
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QVATHlÈiME LEÇON.
soniniAiRC.
Application de la même division à la médecine interne. Indication des objets qui doivent être renCermcs dans sa partie substantielle. Sa partie conjecturale contient les hypothèses. Différence cjui existe entre ces trois opérations mentales : l'indHCtion , Vantici^ palion, l'hypothèse. Division des hypothèses l"€n celles qui sont particulières, de peu d'importance , et 2" en générales. ClassiDcation des hypothèses générales 1" en simples ( mécanisme, chimisme , pneumatisme, animisme, solidisme ) ; 2" en poétiques ( helmontisme) ; 3" en doubles (atomisme; vie des trois régnes; •vie universelle ; monde considéré comme un grand animal ). — Page 70
SOMMAIRE
Appréciation des hypothèses générales introduites dans la médecine. Leur utilité comme moyen de souvenir d'idées vraies, qui ne leur apparliennenl point, mais que ces hypothèses rappellent. Les hypothèses sont sans autorité dans la science. Partie canonique expérimentale. La médecine interne a des règles de traitement certaines et durables. Partie canonique conjecturale. La véritable médecine n'autorise pas des thérapeutiques fondées sur des hypothèses, mais elle conserve les faits de guérison bien avérés , sans admettre les idées d'après lesquelles la thérapeutique hypothétique avait agi. Partie technique individuelle. Défaut de justesse à rendre la médecine responsable des ïnéi'aits des charlatans. — Page 93