TROISIÈME PARTIE
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Exemples de propositions doctrinales très-anciennes qui ont été ad-
TABLE DES MATIÈRES
mises et conservées dans la science, et qui sont le fondement de la seule médecine pratique que la philosophie avoue d'après l'état actuel de nos connaissances.
I. Séparation de la médecine d'avec la philosophie des causes pbe- MiÈRES. C'était piécisémeut cette science abstruse qui occupait le plus les penseurs grecs dans le temps cI'Hippocrate : doctrine de TuALÈs et Pythagore, de Tiimée de Locres, des Eléales, d'Ew- PÉDOCLE , de DÉMOCRITE. Chaquc sectaire appliquait ses idées à Télude de rhoiiinie ; mais une pareille application bouleversait continuellement la morale et la médecine. Hippockate sentit que si l'on voulait former la médecine sur de tels fondements , elle serait toujours à faire , et il eut le bon esprit de prendre une autre base. L'histoire nous prouve qu'il a eu raison ; car , après vingtdeux siècles de disputes , les opinions arbitraires dont il s'est débarrassé en sont encore au même point. Exposition du panthéisme des Eléates , tel qu'il a été reproduit par Stbaton de Lampsaque. C'est une forme de la lie universelle.
IL Commerce entre la médecine et les parties de la philosophie autres que la recherche des causes premières.
IIL Ligne de démarcation entre les connaissances qui sont à notre portée et celles qui ne le sont pas.
IV. Empirisme raisonné. En l'admettant comme la seule manière de procéder à la formation de la médecine , Hippocrate a été le précurseur de Bacoîj. On ne devrait pas l'oublier dans l'histoire de la philosophie. Ceux même qui ont suivi une méthode différente , ont en principe admiré la sienne.
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V. L'homme est composé de parties contenantes et de parties contenues, et de deux causes d'action, qui sont la Nature et l'âme. Réserve d'HippocRAXE dans l'expression des causes actives. Supériorité de cette expression sur toute autre. La distinction de trois cléments dans l'homme est peut-être antérieure à Hippocrate. Histoire de Prométhée. Aujourd'hui, comme dans l'antiquité, les médecins font la même division. L'élément que les anciens ont le plus étudié , c'est la nature humaine , la cause vitale ; ils faisaient bien.
Wi. La nature humaine. E\le est inexplicable, l'anatomie n'y peut rien. Le système vivant est un ; mais celte unité n'est que l'expression d'un fait général. M. Urotssais s'est imaginé qu'en reconnaissant l'unité vitale, on faisait uncsubslantialisation, une onlologie : causes de cette illusion. Mais ni son ontologie , ni l'hypothèse du mécanisme, n'ont jamais existé dans la majorité des médecins : l'helmontismc et l'animisme ont été simplement deux sectes (jui, jointes au mécanisme , n'ont jamais fait qu'une minorité. Erreur de ceux qui ont prétendu que les médecins étaient tous ou luutérialistes ou spiritunlistes.
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nVITIÈME LEÇON.
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VII, Ce que c'est que la maladie. Division des maladies (;n «x
Tx\BLE DES MATIÈRES.
ordres. t"^(VIIT). Maladies provenant d'altérations du mécanianiP, 2" (IX). Maladies paratrophiques. 3" (X). Maladies vitales iwir réaction. L'opinjon de la localisation , dans les affections mor- Lides, est une prévention vulgaire de tous les tcni|)s, résultat d'une éducation imparfaite, et .'j" (XI, XII, XIII). Maladies cachectiques et maladies récorporatives. Il est impossible de nier les altérations do la conslilulioii chimique du corps vivant; maisil faut y reconnaître toujours l'influence de la cause vitale. Récorporation par Ijse, récorporalion jwr crise. Ce langage va revenir puisque les idées qu'il exprime reparaissent. Réalité des cachexies et des récorporations prouvée par des exemples. XIV. Sixième et dernier ordre de maladies : affeclions morbides. Ce que c'est. Le to ïfteto/i d'IIiprocnATi; y fait allusion; il n'a pas été hien saisi. La notion d'HiPPOCRAiE était confuse. Celle do Galikn est plus nette. Mais c'est Feunel qui a le mieux fait comprendre ces maladies. En quoi elles diffèrent des maladies cachectiques et des maladies récorporatives. C'est à l'affection qu'il faut rapporter les symptômes , et non pas à l'inflammation d'un organe. Au reste, les réformateurs euv-mèmes avouent que leur hypothèse n'est point la clef des maladies. — Page 169
NEVVJÉME LEÇON.
sonmiAiRE.
XV. Les affections morbides diffèrent esseuticUemenl entre elles. Importance de cette distinction ; comment on l'établit. Réponse à une singulière objection de M. Rkoijssais.
XVI. Importance de la symptoniatologie externe et interne poux le signalement des affections morbides. Objets qu'on se propose dans la recherche des altérations des parties internes. Distinction des symptômes en opératifs, actifs, et adynamiques.
XVII. Division des affections morbides en deux grandes classes , selon que les symptômes sont ou actifs, ou adynamiques, ou qu'ils sont opératifs.
XVIII. Distinction des affections en temporaires et indéfinies.
XIX. Distinction des symptômes qui tendent à résoudre l'affection, d'avec ceux qui l'entreiicnnent ou l'augmentent.
XX. Distinction des fièvres en symptomatiqucs , exanthémafiqucs . synergiques , et essentielles. Ces distinctions fondamentales sont toujours restées les mêmes, malgré les changemenls de huigagc. Les réformateurs prétendent que toute fièvre est symptomaiiquc , et c'est à cela qu'ils tiennent le plus; mais ce n'est qu'une opinion Iiasardée, impossible à démontrer: aussi cette hyi)othèse a-lelle été repoussée de bonne heure par les médecins instruits.
5X1. Malignité dans les fièvres. Elle se distingue; en état tgpho'ifit', ataxie , malignité proprement dite, état pernicieux , fièvre mali ■tnoris. On pourrait croire que ceux qui soutiennent que le typhus doit être considéré comme l'effet nécessaire d'une altération inlî.mjmaloire ou ulcéreuse des intestins, ont un argument en leur faveur dans \a.Blabé de Galien; mais la Blabé , loin d'èire un simple symj)tome réactif, est une affection morbide profonde. Autres raisons contre l'opinion des réformateurs.
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XXII. Complicalion des maladies. La complicalion en chirurgie est la coïncidence de raliéraiion de deux points différents du corps , ou d'une altération du mécanisme et d'un état morbide de la force vitale. La coinplicalion des affections morbides est autre chose. Nous ne pouvons pas nous en former une image. On ne i>out qu'en exprimer la réalité. XXIII. IMaladies qui dépendent directement d'une iisthéuie vitale, sans qu'on en puisse trouver Torigine dans une altération physique ou chimique du mécanisme. XXIV. Aveu général de la distinction des causes multiples des maladies, laquelle est la base de la pathogénie. Exemples de la diversité des causes morbifiqucs des affections, et de la nécessité de ne pas les confondre , sous peine de ne pouvoir jpoint analvser convenablement une maladie interne. Conclusion.
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XXV. Tout traitement médical doit être déduit d'une indication.