‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 110 sur 184 · GO · texte numérisé non relu

GO

Gaz total : 29cc,00 dont ] 0 10,2

( Az 1,2

L'animal est alors empoisonné par l'oxyde de carbone. On fait une nouvelle prise de sang, dont un échantillon analysé nous donne :

2° Sang B, 50 centimètres cubes contiennent :

Gaz total : 16co,00 dont ] 0 3,8

( Az 1,3

Alors nous mélangeons par parties égales les deux sang (A et B).

L'opération se fait dans une seringue avec toutes les précautions nécessaires pour se placer parfaitement à l'abri du contact de l'air. Nous examinons un peu de ce mélange au spectroscope et nous n'y trouvons plus trace d'oxyde de carbone. Nous analysons alors le contenu gazeux de ce sang et nous trouvons :

3° 50 centimètres cubes de sang, mélange à parties égales (A + B), contiennent :

Gaz total : 23co,2 dont ) 0 0,6

( (CO+Àz).. 1,0

Or, si nous rapportons ces chiffres au volume total du mélange, c'est-à-dire à 100 cent, cubes, nous trouvons pour l'acide carbonique 30,2, ce qui est à peu près la somme (17 + 11) des quantités d'acide carbonique contenues dans chacun des deux éléments (sang À et sang B) du mélange; et pour l'oxygène 13,2, ce qui est également à peu près la somme des quantités d'oxygène déjà constatées dans chacun des sangs considéré isolément.

Vous voyez donc qu'il nous est difficile de dire ce qui s'est passé dans l'espace clos où les deux sangs se sont trouvés en présence : l'oxyde de carbone n'a bientôt plus été constatable par ses caractères spectroscopiques ; cependant il ne s'est pas oxydé, car, dans ce cas, nous devrions trouver dans le mélange une augmentation d'acide carbonique et une diminution d'oxygène. Or, l'analyse des gaz du mélange ne nous a rien donné de semblable (voy. du reste ci-dessus, p. 449-450).

Le sang oxycarboné aurait donc été simplement masqué par le sang normal ; mais il faudra voir si ce mélange, où le spectroscope n'indique plus la présence de l'oxyde de carbone, absorbe de l'oxygène comme un mélange de sang normal et de sang oxycarboné, ou bien s'il se comporterait comme du sang devenu physiologique dans sa masse totale. Ce sont là des caractères physiologiques qui ont plus de valeur que le caractère

Page 1