‹ Leðcons de physiologie opâeratoireChapitre 34 sur 184 · CL. BERNARD. — PhySÎol. Opéf · texte numérisé non relu

CL. BERNARD. — PhySÎol. Opéf

reur trop facile, et qui consisterait à conclure de la nature, de la forme et des besoins de la vie totale de l'individu, à la nature, à la forme et aux besoins de la vie des éléments anatomiques. Ainsi on sait que l'oxygène est indispensable à la vie des animaux ; c'est là une des notions les premières acquises depuis la découverte de l'oxygène, notion fondamentale aujourd'hui de toutes nos connaissances sur la respiration et de toutes nos pratiques d'hygiène. Mais de ce que l'organisme entier doit vivre au contact de l'oxygène, soit dans l'air, soit dans l'eau, s'ensuit-il que des conditions semblables soient, nécessaires aux éléments anatomiques? Au premier abord, par le simple raisonnement, en vertu de fortes analogies, on n'hésiterait pas à répondre par l'affirmative, mais la réponse devient très-douteuse lorsqu'on s'en rapporte aux résultats de l'expérimentation, c'està-dire à la réalité des choses.

En effet on voit, d'une part, que les phénomènes organiques, qui se traduisent en définitive par des oxydations, ne se produisent réellement pas par de simples combustions, mais par des dédoublements infiniment plus complexes : nous avons, dans la leçon précédente, insisté sur cette question. D'autre part, nous voyons que les éléments anatomiques vivent non pas directement au contact du sang chargé d'oxygène, mais au contact du liquide interstitiel, de la lymphe, c'est-à-dire qu'ils sont plongés non dans le sang rouge, mais dans le sang blanc, et de même pour les invertébrés et les vertébrés. Or, dans cette lymphe, les éléments de tissus sont dans un milieu chargé d'acide carbonique et pauvre en oxy-

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